Il y a plus de six ans que nous ne cessons d’alerter. Qu’ont-ils fait ?

7 Juin

Rappelons-le à ceux qui l’auraient oublié : le Conseil dans l’Espérance du Roi existe depuis le 15 mars 2012, c’est-à-dire qu’il est né au cours de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du précédent quinquennat dont nous préssentions qu’il serait probablement catastrophique et vis-à-vis duquel nous voulions montrer qu’une alternative existe. L’un des sujets sur lesquels nous avons particulièrement et régulièrement insisté depuis est l’immigration et ses conséquences, dont la plus tragique reste le terrorisme islamique.

Nous étions ainsi opposés au fait de multiplier les obstacles au départ pour le djihad en Irak et en Syrie (voire ailleurs) de tous les musulmans prétendument Français car nous pensions que beaucoup d’entre eux finiraient leurs jours sur place et ne reviendraient donc jamais. La suite de l’histoire nous a donné en grande partie raison. En revanche, nous réclamions l’interdiction formelle d’accepter le retour de ceux qui auraient pu échapper à la mort au combat, ajoutant à cela l’exigence de déchéance de la nationalité française pour tous afin de justifier davantage encore le refus de leur retour.

Nous demandions également que tout lien prouvé avec les organisations islamiques terroristes, de quelque nature qu’il soit, y compris sur le territoire national sans expatriation, soit sanctionné par une peine de RELEGATION (à défaut de la déchéance de nationalité et du renvoi vers les pays d’origine), afin de rendre impossible toute récidive comme tout passage à l’acte de ceux qui se radicaliseraient. Nos publications sur ces sujets, dans les pages de notre blogue, sont extrêmement nombreuses et facilement consultables grâce à notre moteur de recherche.

Hélas, depuis cette période, aucun des dirigeants politique de notre pays n’a eu le courage et la volonté de prendre les décisions qui s’imposaient pour protéger notre pays et nos compatriotes des dangers liés à l’islam en France.

Il résulte de cette forfaiture que nos pouvoirs publics commencent seulement à s’inquiéter des risques liés, non seulement au retour en France d’un certain nombre de djihadistes potentiellement très dangereux, mais aussi de ceux liés à la libération des islamistes actuellement emprisonnés dans nos services pénitentiaires ! Le Procureur général de Paris, François Molins, tirait d’ailleurs la sonnette d’alarme sur le sujet il y quelques jours: (http://www.leparisien.fr/faits-divers/detenus-radicalises-liberes-un-risque-majeur-selon-francois-molins-29-05-2018-7741788.php).

Alors que 450 personnes radicalisées pourraient sortir de prison à l’horizon 2019, que font les prétendues autorités ? On nous dit qu’elles s’organisent pour mettre en place le meilleur suivi possible et prévenir le risque de récidive…Alors que si ce joli monde était au bagne (relégation) aucun problème de ce genre ne se poserait.

Il faut tout de même que vous sachiez que plus de 510 personnes sont aujourd’hui incarcérées en France après avoir été condamnées dans des procédures terroristes. Chiffre auquel il convient d’ajouter environ 1200 condamnés de « droit commun » (pour des vols, des braquages ou des trafics…) radicalisés. Or d’ici à l’année prochaine, les premiers gros contingents sont libérables car arrivant en fin de peine : une cinquantaine de condamnés pour terrorisme (10 % du total) et près de 400 détenus de droit commun radicalisés (un tiers du total).

Il ne s’agit pas d’auteurs d’attentats, dont l’écrasante majorité est toujours en attente de procès, mais majoritairement de membres de filières à destination du théâtre irako-syrien, poursuivis par la justice à compter de 2013. Il serait illusoire de penser qu’en dehors de cas marginaux la détention a eu raison de leur engagement radical. Bien au contraire, les fauves s’avèrent encore plus féroces. Et ils veulent les garder à la maison !

« Ce n’est pas un phénomène que nous découvrons », assure naïvement une source élyséenne. Le travail de surveillance a effectivement déjà débuté au sein des prisons, par l’entremise du Bureau central du renseignement pénitentiaire. Mais nous avons déjà eu l’occasion de mesurer l’efficacité de cette prévention qui n’en est pas.

Alors, pour s’assurer qu’aucun angle mort ne subsiste, le ministère de l’Intérieur va créer, au sein de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), un « comité de suivi » spécifiquement dédié à ces sortants de prison. Et que croyez-vous qu’il arrivera ?

De nouveaux attentats meurtriers, bien sûr.

Les détenus concernés ont certes vocation à effectuer un séjour préalable de quatre mois dans un Quartier d’évaluation de la radicalisation (QER). Il y en a actuellement trois (!) en France (bientôt six). Face à une équipe pluridisciplinaire (éducateurs, psychologues, membres du service pénitentiaire d’insertion et de probation, responsable religieux…), les prisonniers sont scrutés et leur attitude fait l’objet d’une synthèse écrite. Il s’agit d’abord d’un outil permettant à l’administration pénitentiaire (AP) de choisir le régime de détention le plus adapté.

Le Bureau central du renseignement pénitentiaire (BCRP), fort de 400 agents, a pris une place prépondérante dans le dispositif, grâce à ses observations dans le milieu carcéral. « Tous les délégués départementaux ne sont pas encore opérationnels à 100 %, cela prend un peu de temps, concède-t-on à l’AP. Nous avons fait le choix de privilégier le renseignement humain, au-delà de la technologie. » Puis le BCRP fournit une note aux services de renseignement pour chaque sortant.

A la sortie de prison, les juges d’application des peines spécialisés dans l’antiterrorisme (JAPAT) sont chargés du suivi. Même si l’objectif affiché est d’éviter les sorties « sèches » – c’est-à-dire sans aucun accompagnement – les libérations conditionnelles sont rares. Dans leur arsenal, les JAPAT peuvent proposer une mesure de « surveillance judiciaire ». Il s’agit d’imposer une série de contraintes qui peuvent aller de l’obligation de répondre à certaines convocations au port d’un bracelet électronique géolocalisé, en passant par l’injonction de soins. Cette mesure ne s’applique qu’aux personnes condamnées à une peine égale ou supérieure à sept ans et qui ont fait l’objet d’une expertise constatant le risque élevé de récidive. La surveillance judiciaire s’applique pendant la période qui correspond aux réductions de peine obtenues par le condamné. Nous avons pu mesurer la pertinence de ce système de surveillance lors, par exemple, de l’égorgement du Père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray !…

En outre, les juges peuvent orienter les sortants considérés comme moins dangereux vers le programme RIVE. La prise en charge, de six mois minimum, repose sur le principe d’un accompagnement individualisé. Après Paris, un programme identique devrait ouvrir à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Le drame dans ces affaires de terrorisme c’est que, comme pour le droit commun, une fois la peine définitivement purgée, la justice n’a plus son mot à dire. Même si la surveillance ne cesse pas pour autant et revient aux services de renseignement (DGSI).

Donc, finalement, c’est « pile ou face« . Soit on a de la chance et on réussit à éviter une catastrophe. Soit…on n’en a pas. Et ça peut tomber sur l’un ou l’autre d’entre nous. Mais rassurez-vous, ça ne tombera pas sur l’une ou l’autre de nos excellences !*

Comprenez-vous mieux pourquoi nous sommes en colère ? Très en colère de n’être pas entendus. Ah, c’est vrai, nous sommes un pays de droit et il faudrait changer la loi (et entendre les cris d’orfraie des défenseurs de la diversité).

Alors, on ne changera pas la loi et la France continuera de subir et les Français continueront de mourir. Merci M.Hollande. Merci M.Macron.

Le 7 juin 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA, Conseiller aux affaires intérieures, à l’ordre public et à l’organisation du territoire.

 

* Remarque subsidiaire : lisez cet article du Républicain Lorrain sur l’explosion du trafic d’armes en France. Il vous donnera une idée complémentaire des dangers que nous courrons (https://www.republicain-lorrain.fr/faits-divers/2018/06/06/explosion-du-trafic-des-armes).

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2 Réponses to “Il y a plus de six ans que nous ne cessons d’alerter. Qu’ont-ils fait ?”

  1. Hervé J. VOLTO juin 7, 2018 à 8:58 #

    La République dure, et les Français endurent.

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  1. La France entre nécrose royaliste et névrose révolutionnaire ? Ou le Royaume d'Ubu en marche vers la " Corée du Nord de la Méditerranée ? " [ MAJ 07/06 ] - Cril17 - juin 7, 2018

    […] Il y a plus de six ans que nous ne cessons d’alerter. Qu’ont-ils fait ? […]

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