Sachez-le, l’islam fait de plus en plus régner la terreur dans les écoles de la République.

15 Juin

En donnant la parole à plus de 1 500 enseignants sur le sujet de la laïcité à l’école – un échantillon de 650  professeurs sondés par l’IFOP du 8 au 11 janvier, un autre de 999 longuement interviewés –, le Comité national d’action laïque (CNAL), fédération de cinq organisations impliquées de longue date sur le terrain de l’éducation (dont la Ligue de l’enseignement), a deux ambitions : nourrir de faits et de témoignages le débat né de dizaines d’années d’idéologie, de petites lâchetés et de grands abandons – sur le voile, les repas sans porc, les enseignements contestés, etc. –, et jauger le plus objectivement possible un phénomène de contestation qui…peine à trouver des solutions !

L’enquête que dévoilait le CNAL, mercredi 13  juin, à l’occasion d’un colloque à Paris, se concentre sur ceux qui, de la primaire au lycée, sont en première ligne face aux  » atteintes à la laïcité « , selon l’expression consacrée par la pensée conforme et obligatoire (ou « politiquement correcte« ).

Les résultats ne dessinent certes pas une école encore à feu et à sang mais semble en prendre le chemin : un peu plus d’un enseignant sur dix témoigne de contestations  » régulières  » et/ou  » de temps en temps  » de la loi du 15  mars 2004 sur le port de signes religieux, ratio qui dépasse néanmoins un sur trois dès lors que sont intégrées les atteintes occasionnelles (encore faut-il s’entendre sur la fréquence de ces occasions…).

Au fil des chiffres, une différence très nette se dessine entre l’expérience faite de ces contestations dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire (ZEP devenus REP) et celle dans les établissements lambda. Les mises en cause de la loi atteignent, en REP, un  » score préoccupant «  pour le CNAL, qu’elles soient le fait d’élèves (34 % contre 9 % hors REP), de parents (22 % contre 8 %) ou même d’autres personnels de l’éducation (23 % contre 6 %). D’autres contestations y sont aussi plus marquées, autour des questions de restauration scolaire, des fêtes religieuses ou des sorties par exemple.

L’enquête tire la sonnette d’alarme sans verser dans le fatalisme : la plupart des enseignants prétendent encore que le dialogue suffit souvent à résoudre les tensions et environ 20% des sondés ont dû avoir recours à des procédures disciplinaires. Mais, dans le même temps, plus du tiers de ces enseignants reconnaît s’être déjà autocensuré en classe pour éviter des incidents – plus de la moitié en éducation prioritaire. Preuve que la terreur s’installe.

La loi d’orientation votée sous la gauche, à l’été 2013, a réaffirmé parmi les missions de l’école la transmission du principe de laïcité. Dans le sillage des attentats de 2015, l’institution a sonné la mobilisation :  » L’école est et sera en première ligne, avec fermeté, discernement et pédagogie, pour répondre au défi républicain « , martelait alors la ministre de l’éducation d’alors, Najat Belkacem. Son successeur, Jean-Michel Blanquer, a renchéri dans cette logique, installant un «  conseil des Sages  » de la laïcité, déployant des  » unités laïcité « , distribuant un  » livret laïcité « , et promettant une  » hot line  » laïcité…Tout cela ayant , comme le Canada Dry,  « la couleur de la laïcité, le goût de la laïcité… mais ce n’est pas de la laïcité » !

Le CNAL a dressé la liste, à partir des déclarations d’enseignants, d’une douzaine de  » cadres «  de contestations différents. Entre les cours d’histoire-géographie, les plus fréquemment cités (35  % des enseignants concernés par des contestations) et les ateliers technologiques ou professionnels (6  %), trouvent place les séquences de sport (32  %), l’enseignement du fait religieux (27  %) ou encore les cours de sciences (22  %) !  » Des exemples que l’on ressasse depuis le rapport Obin de 2004 – rapport des inspections générales – auquel j’avais moi-même participé, rappelle Jean-Paul Delahaye, président du CNAL et vice-président de la Ligue de l’enseignement. Il était temps d’actualiser le tableau pour qu’il soit plus conforme à ce que vit, en  2018, la communauté éducative. « 

Parmi les situations problématiques actuelles se distingue ainsi l’enseignement moral et civique (20  %), cette  » morale laïque «  introduite par l’ex-ministre de l’éducation, Vincent Peillon, dont M. Delahaye fut l’un des plus proches conseillers. La mixité filles-garçons fait aussi l’objet de débats (22  %). Mais ce sont les temps de recueillement, comme les minutes de silence post-attentats, qui ont provoqué, après l’enseignement de l’histoire, les mises en cause les plus fréquentes (33  %).

La proportion des enseignants constatant une recrudescence de ces mises en cause ne dépasse pas celle pour qui la situation paraît stable (42  % versus 44  %). Il n’empêche : les enseignants évoquant un  » reflux «  sont très minoritaires (14  %), signe, selon le CNAL, d’une  » tendance au renforcement  » de ces phénomènes.

Tenter un état des lieux n’est pas simple, la méthodologie retenue étant toujours l’objet de critiques, ce que n’ignorent pas les auteurs de l’enquête : «  Face à des propos qui dérangent en classe, il faut faire le distinguo entre ce qui relève de la contestation avérée et de la provocation adolescente, ce qui s’explique par l’ignorance, la méconnaissance, les croyances ou l’endoctrinement « , observe Remy-Charles Sirvent, secrétaire du SE-UNSA et du CNAL.

Mais  » le plus dangereux « , pour ce professeur des écoles, c’est  » quand l’élève se mure dans le silence, quand il ne revendique rien mais n’en pense pas moins, et qu’il y a impossibilité de débattre « . L’un des points-clés du rapport parlementaire sur la prévention de la radicalisation remis, le 16  mai, par les députées Sandrine Mörch (LRM) et Michèle Victory (Nouvelle Gauche) va dans ce sens :  » Rien n’est pire que lorsque les enfants ne s’expriment pas. «  Des refus implicites qui échappent au recensement.

Faut-il, dès lors, s’étonner que 59  % enseignants sondés estiment la laïcité en danger ? Le ratio est élevé mais en retrait du reste de l’opinion publique : 72  % des Français partagent ce constat, selon l’IFOP. Le corps enseignant se distingue, aussi, dans son analyse de la situation : lui invoque en premier lieu la montée des communautarismes, quand les Français citent la place croissante des religions et le port de signes religieux.

 » Les enseignants doivent être considérés comme des lanceurs d’alerte, reprend Jean-Paul Delahaye. A l’heure où l’on se gargarise de vivre ensemble, eux sont à l’avant-poste pour faire le constat que les jeunes sont de plus en plus dans le côte à côte, voire dans le face-à-face. «  Pour que leurs réponses pédagogiques s’améliorent et s’uniformisent, pas de recette miracle, disent les enseignants, mais de la formation – le  » nerf de la guerre «  –, encore jugée très insuffisante. Et une  » mise en cohérence de la laïcité dans la société et de la laïcité à l’école « , plaide le CNAL.

Tous ces imbéciles qui n’ont pas encore compris qu’on ne discute pas avec l’islam mais qu’on l’expulse, vont avoir bien du pain sur la planche.

Le 15 juin 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “Sachez-le, l’islam fait de plus en plus régner la terreur dans les écoles de la République.”

  1. Hervé J. VOLTO juin 15, 2018 à 12:12 #

    « INTEGRISTES » : voici l’insulte que ces Chrétiens ultra-modernes et libéraux du début du XX° siècle, condamnés par Saint-Pie X mais dont les idées devaient malheuresment triompher au Concile vatican II, adressaient aux défenseurs de la dcotrine Catholique.

    Pensez donc ! Ces « intégristes » avaient l’audace de rendre compte au pape des agissements des libéraux et de les surveiller pour contrer leurs manoeuvres d’infiltration des séminaires, des diocèes et des communautés religieuses. En relisant la description des actions du Sillon, on se rend compte que nous devrions percevoir le terme « intégriste » non pas comme une insulte mais plutôt comme un certificat d’orthodoxie Cathjolique, aujourd’hui plus que jamais.

    Car le laïcisme est le cheval de troie de l’islamisme. Et comme nous sommes pour l’intégralité de notre Catholicisme, ils commencent à nou délaisser pour donner de l’intégriste au lecteur du Coran. Mais c’est N.S. Jésus-Christ Lui-même qui nous l’a rappellé :

    -Soyez chauds ou soyez froid, je vomirai les tièdes !

  2. Hervé J. VOLTO juin 15, 2018 à 12:13 #

    Ni maçonnique, ni islamique, la France est Catholique !

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