L’intégration économique et professionnelle des immigrés piétine partout en Europe.

2 Juil

Souvenez-vous des arguments d’Angela Merkel quand elle imposa, en 2015, plus d’un million de migrants, prétendument  » réfugiés  » à ses compatriotes mais aussi, hélas, à d’autres pays européens dont les dirigeants n’étaient que de dociles suiveurs de la chancelière d’Allemagne.

« Wir schaffen das ! » (Nous y arriverons), criait-elle d’abord. Pour rassurer.

Mais elle ajoutait, pour convaincre, que la grande majorité de ces nouveaux arrivants était constituée de gens  » jeunes et bien formés  » qui ne manqueraient pas de palier le manque chronique de main d’oeuvre en Allemagne tout en apportant du sang neuf à un pays sur le déclin démographique !

Depuis, les Allemands (y compris les chefs d’entreprise qui étaient les principaux demandeurs auprès de la chancelière) ont déchanté. Non seulement à cause des tragédies qui ont eu lieu dans le pays, telles que d’innombrables viols, meurtres et autres attentats islamistes. Mais aussi par les faibles capacités dont sont réellement capables ces gens-là. Il en résulte un poids inattendu pour l’économie d’Outre-Rhin.

Ainsi, actuellement en situation de plein-emploi, l’Allemagne verra le nombre de ses chômeurs augmenter d’ici à 2020. L’Agence fédérale de l’emploi allemande a révélé, mi-juin, qu’un quart seulement du million et demi de « réfugiés » arrivés depuis 2015 ont trouvé un emploi. Le reste est évidemment à charge pour la population et le gouvernement.

Mais ce n’est pas mieux dans les autres pays de l’Union qui ont succombé aux sirènes germaniques. Et, ce, pour deux raisons. La première réside dans la vérité : la plupart de ces migrants n’on aucune culture et, pire, aucune formation universitaire ou professionnelle significatives. La seconde, dans leur difficulté à apprendre les langues des pays dans lesquels ils sont installés.

En Suède, la plupart des 70 000 migrants ayant obtenu l’asile sont encore dans des programmes de formation au bout de sept ans – une situation qu’on retrouve en Autriche – ; des migrants qui n’apparaissent cependant pas dans les chiffres du chômage…Ce qui arrange bien les autorités politiques face à l’opposition des citoyens.

Faute de données, il est impossible de savoir ce qu’il en est en France ! Une fois qu’un réfugié y obtient son statut de demandeur d’asile, il disparaît dans la nature. Ainsi, le programme  » Hope -sic-  » (Hébergement, orientation parcours vers l’emploi), qui offre une formation et un logement à 1 000 réfugiés, piétine faute de postulants. La France pâtit aussi de ses difficultés d’accès au logement.  » 10  % de réfugiés présents sur les campements parisiens lors des dernières évacuations ont un statut de réfugié mais sont à la rue « , explique Didier Leschi, le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (vous observerez, par voie de conséquence, que 90% de ces «  campeurs clandestins  » de Paris n’ont pas de statut de réfugiés ou en ont été déboutés. QUE FONT-ILS ENCORE SUR NOTRE TERRITOIRE ?). La Fondation européenne pour la démocratie, think tank bruxellois, a récemment reproché à la France de ne pas répartir équitablement les réfugiés sur tout le territoire, une pratique habituelle ailleurs en Europe, en particulier en Allemagne et en Autriche, afin d’éviter la formation de ghetto.

En Europe du Sud, les choses sont encore plus compliquées du fait d’une situation économique plus dégradée. En Espagne, une étude de l’université de Comillas, publiée en février, a souligné les difficultés d’intégrer le marché du travail pour les réfugiés une fois la période d’assistance de vingt-quatre mois écoulée. En Italie, pays d’immigration récente, les demandeurs d’asile se sont heurtés, depuis plusieurs années, à l’hostilité croissante des populations. Et pour cause, vu l’afflux de migrants subi par le pays. D’ailleurs, depuis le printemps 2017, à chaque élection locale, les maires ayant joué le jeu des politiques d’accueil décidées par le gouvernement ont subi, dans leur écrasante majorité, de lourdes défaites. Idem pour les dernières élections législatives.

Et ce mouvement de refus se retrouve un peu partout en Europe. Une des raisons est à chercher derrière les chiffres détaillés de l’OCDE qui montrent que certaines catégories de la population devraient être davantage touchées par le surcroît de main-d’œuvre. Selon l’organisme, le nombre d’actifs masculins de faible qualification âgés de 18 à 34 ans devrait ainsi progresser de 21  % d’ici à 2020 en Autriche et de 18  % en Allemagne, alors que celui des cadres restera stable. Et, si vous y ajoutez le dumping social opéré par le travail clandestin et la sous-rémunération des nouveaux arrivants, vous ne pouvez aboutir qu’à une catastrophe économique et sociale à court terme.

Autre élément : les  » migrants économiques  » venus, par exemple, d’Afrique et non éligibles à l’asile sont souvent plus volontaires pour chercher n’importe quel travail que les réfugiés syriens rêvant de rentrer au pays dès que possible. De là les trafics de beaucoup d’employeurs peu scrupuleux voire même carrément véreux. Enfin, la capacité des femmes d’origine étrangère à intégrer le marché du travail suscite des préoccupations un peu partout en Europe. Ainsi, en Suède, 15  % de celles nées à l’étranger sont au chômage, contre 3  % des Suédoises. Tous les pays européens concernés par la crise migratoire ont à cette fin développé des programmes d’intégration culturelle destinés à favoriser l’activité des femmes. Mais sur ce sujet, comme sur celui de l’appropriation des  » valeurs nationales  » en général, le bricolage est de mise en Europe, faute de résultats mesurables, et les échecs nombreux.

Au dernier sommet de Bruxelles, les dirigeants européens ont envisagé, sous la pression des partis de droite, de durcir les mesures d’expulsion des migrants déboutés du droit d’asile. Le feront-ils ? Pas sûr.

En Allemagne, le nombre de personnes identifiées comme expulsables était de 229 000 en décembre  2017. Le sujet est au cœur du débat politique outre-Rhin et a resurgi en début d’année quand le ministre de l’intérieur de l’époque, Thomas de Maizière (CDU), a annoncé que le nombre d’expulsions avait été de 23 966 en  2017 – une baisse de 5,1  % par rapport à 2016. Soucieux de ne pas donner d’arguments à la droite, le successeur de Thomas de Maizière, Horst Seehofer (CSU), a promis dès son entrée au gouvernement, en mars, de mettre en place un  » plan pour accélérer les expulsions « .

Mais l’Allemagne n’est pas le pays qui a le plus de mal à expulser, à en croire les statistiques d’Eurostat. En France, en  2017, sur les 84 675 obligations de quitter le territoire prononcées dans l’année, seules 18,5  % ont été mises à exécution, ce qui place le pays loin des 45,8  % de renvois moyens en Europe… Pour le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, la clé d’une plus grande efficience en la matière reste l’allongement de la rétention et la négociation avec les pays d’origine pour qu’ils acceptent de fournir des laissez-passer consulaires à leurs ressortissants. Mais la vérité est ici :

En Suède, les expulsions restent aussi relativement faibles – 5 000 par an – .  » Avec les ressources dont nous disposons, il est très difficile d’augmenter ces chiffres « , affirme Patrik Engström, patron de la police des frontières. A partir du 1er  juillet, la police des frontières pourra effectuer des contrôles ciblés sur des lieux de travail  » dans des branches susceptibles d’embaucher des sans-papiers « , explique M. Engström. Car, ne vous y trompez-pas, les industriels véreux n’existent pas seulement en France…

En la matière, l’Autriche codirigée par la droite dure, se veut un modèle. Trente-quatre charters et deux bus ont quitté l’Autriche en  2018, principalement pour le Kosovo et le Nigeria.

Il y a là de bons exemples à suivre.

Le 2 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “L’intégration économique et professionnelle des immigrés piétine partout en Europe.”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 2, 2018 à 12:52 #

    -Elections, piège à con (dixit les jeunes de l’AF Provence) !

    C’est pareil avec l’intégration…

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