Comment la République française fabrique ses faux bacheliers.

7 Juil

Les résultats de l’édition 2018 du baccalauréat ont été dévoilés, vendredi 6 juillet. Avant le rattrapage, le taux de réussite au bac est de 78,8%, en légère hausse par rapport à l’an dernier. Ce qui ne manque pas de laisser pantois (ou de faire éclater de rire) les enseignants sérieux qui savent mesurer, au fil du temps, la dégradation du savoir chez leurs élèves grâce à l’acculturation organisée par les tenants du « Grand Remplacement« .

D’autant plus qu’il y eut cette année un nombre record de candidats : 753148 lycéens et candidats libres ont passé le bac dans 4 635 centres d’examens. Un nombre en hausse de 5% par rapport à 2017, qui s’explique par le baby-boom de l’an 2000 et une hausse du taux d’accès à ce niveau de diplôme. Depuis 2012, le taux de réussite dépasse les 80%. En 2017, 87,9% des candidats ont empoché le diplôme.CQFD !

Mais tout remonte au jour de l’examen. Les candidats de quatre centres d’examen de l’académie de Lille se sont vu en effet confisquer leur calculatrice lors de l’épreuve de physique-chimie, comme le rapportait France Bleu Nord. Pourtant, les machines à calculer étaient bien autorisées pendant l’examen. Le rectorat avait reconnu l’erreur et indiqué que les copies seraient corrigées « avec indulgence« .Ça n’a pas raté…

Une consigne visiblement appliquée. « Nos collègues avaient jusqu’au 3 juillet pour corriger leurs copies, expliquait Vincent Perlot, responsable du secteur lycée au SNES de Lille. La veille de la proclamation des résultats, ils se retrouvent en conseil de délibération et, là, ils se sont aperçus que les notes avaient été considérablement modifiées. » 

Ainsi, selon les constations des correcteurs transmises au syndicat, certains élèves ont vu passer leurs notes de 3 à 12 voire de 1 à 16. « On n’a même pas pris en compte les dossiers scolaires, on a modifié de manière comptable », s’indigne Vincent Perlot. Selon lui, c’est une première : « normalement, le jury est souverain ». Le SNES estime qu’il y a eu une« volonté de couvrir des erreurs, voire des incompétences ». « A notre sens, le rectorat aurait dû réorganiser des épreuves dans les mêmes conditions. Là, cela met en cause la valeur de l’examen, cela disqualifie le jury », juge Vincent Perlot.

Valérie Cabuil, la rectrice de l’académie, a décidé, vendredi, de réunir à nouveau les jurys, lundi 9 juillet, afin de « leur permettre de réexaminer, le cas échéant, les notes attribuées à chacun de ces candidats ». Les notes définitives seront données aux élèves lundi soir, a indiqué le rectorat, soulignant qu’un numéro spécial a été mis à disposition des élèves et des familles pour les tenir informés. « Il n’y a pas de raisons que les notes soient bouleversées » lundi, a toutefois prévenu Valérie Cabuil.

En résumé, les rectorats organisent sciemment des incidents pour imposer aux correcteurs l’augmentation scandaleuse des notes. Histoire d’améliorer un peu plus les statistiques…

Ou comment nourrir d’illusions les crétins de la République.*

Le 7 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Etonnez-vous, avec cela que les résultats des étudiants français soient en chute libre aux tests de connaissance internationaux, type Pisa et autres.

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