Les « Francofolies » de La Rochelle, les si bien nommées.

13 Juil

NTM, Orelsan, Damso… Le rap arrive en force pour cette 34e édition des Francofolies.

Jusqu’au 15 juillet, le festival de La Rochelle joue la carte de la provocation mais…dans l’air du temps. Certes, Florence Jeux, sa directrice générale et artistique, veut que la manifestation devienne la vitrine de toutes les productions francophones, avec les artistes qui ont marqué l’année, comme  Jeanne Added, Juliette Armanet, Jaïn, Julien Clerc, Véronique Sanson… Mais, pour cette 34e édition, de mercredi à dimanche, les organisateurs ont également fait le choix d’ouvrir plus grand encore leur programmation avec des artistes issus des musiques urbaines, notamment le rap, avec NTM, Orelsan, Damso ou Eddy de Pretto (Lire « Quand la justice copine avec le mauvais rap » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/02/22/bulletin-climatique-quotidien-22-fevrier-2016-de-la-republique-francaise/).

« Les “Francos” se veulent être un événement familial et populaire, qui réunit toutes les générations. Depuis cinq-six ans, on a entamé un gros travail d’ouverture au niveau de la direction artistique. On a adapté la programmation à ce qu’écoutent les gens », explique sans la moindre honte Florence Jeux.

Créées en 1985 par Jean-Louis Foulquier, qui en fut le directeur pendant vingt ans, les Francofolies ont longtemps été le rendez-vous estival incontournable de la chanson française. Depuis 2004, avec à sa tête Gérard Pont, via sa société Morgane, une ouverture aux musiques actuelles a été opérée.

« Le réservoir de la chanson française s’épuise et ça lasse aussi un peu le public. C’est devenu plus compliqué de remplir le festival uniquement avec les Benabar, les Zazie, etc. On doit être la vitrine de toutes les productions francophones, avec les artistes qui ont marqué l’année, mais aussi avec ceux qui marqueront la suivante », argue Florence Jeux. De préférence dans le sens du vent métissé de l’histoire !

Pour ces artistes, tous massivement écoutés en streaming sur internet et dont les tournées remplissent les salles de l’Hexagone sans peine, les «Francos» se devaient d’être une étape incontournable sur les routes des festivals des Français. «Jusqu’à récemment, quelques années encore, ils avaient une image assez poussiéreuse du festival. Aujourd’hui , c’est en train de changer. On est redevenu un festival qui compte vraiment, ancré dans l’actualité et qui la fait aussi», se félicite Florence Jeux, avide de reconnaissance dans les banlieues malfamées de notre pays.

Un festival qui continue aussi d’attirer du monde, puisque 150 000 personnes l’ont fréquenté en 2017. Pour faire aussi bien cette année, «on essaie de faire des choses qu’on ne voit pas ailleurs», dit Florence Jeux. «On va organiser des diffusions de documentaires musicaux tous les matins au cinéma, où le public pourra rencontrer l’équipe du film. Il y aura aussi une exposition d’Albin de la Simone (https://fr.wikipedia.org/wiki/Albin_de_la_Simone), qui montrera ses dessins pour la première fois.»

«On essaie également de personnaliser les spectacles. On propose aux artistes d’avoir des invités, de faire des choses un peu différentes. Ils ne le veulent pas toujours car ça demande un investissement, du travail en amont, des répétitions pas toujours faciles à mettre en place», poursuit-elle. Raison pour laquelle, il n’y aura pas de création cette année. «On a essuyé plusieurs refus, reconnaît Florence Jeux. C’est toujours difficile à monter. Aborder un nouveau répertoire, se l’approprier c’est compliqué, c’est une prise de risque à la fois personnelle, médiatique.» SURTOUT MÉDIATIQUE. Or, pour des fainéants…

Hélas, la soirée de clôture dimanche avec Juliette Armanet, Jane Birkin (« Gainsbourg Symphonique »), Brigitte et MC Solaar, ne fait pas le plein. Ce jour-là, le Mondial 2018 de foot (!) touchera à sa fin, avec une finale que disputera la France. Le match aura lieu avant les concerts et sera retransmis sur écrans géants.

Avec un peu de malchance, la fête pourrait être encore plus folle que prévu.

Le 13 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Les « Francofolies » de La Rochelle, les si bien nommées.”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 13, 2018 à 11:24 #

    Après la diarée musicale de l’Elysée -je me sent vieux, moi qui suit resté à Mikael Jakson et à Prince- le rap, si ce n’est pas du Will Smith ou du Justin Timberleck, je n’y comprend plus rien…

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