Leur fuite en avant est pathétique.

18 Juil

Privés d’un grand dessein, les Français se sont finalement rabattus sur le football. Préférant ainsi le rêve à la dure réalité mais offrant aussi à l’incompétence et à l’incurie de leurs dirigeants politique des perspectives inespérées.  » Courage, fuyons !  » est devenu la devise de la République française.

Il suffisait, pour s’en convaincre de voir l’Arc de Triomphe de l’Etoile, dimanche 15 juillet, devenu un gigantesque écran, à la mesure de leur illusion, et sur lequel étaient projetées des images à la gloire du métissage de notre pays. L’Empereur s’en retournait dans sa tombe.

http://www.nouvelobs.com/videos/kf0vll.DGT/les-bleus-illuminent-l-arc-de-triomphe.html

Et le chef de l’Etat lui-même ne fut pas en reste dans cette nouvelle  » Grande Illusion « , accueillant trois mille personnes, lundi 16  juillet en début de soirée dans les jardins de l’Elysée, pour continuer de rêver en bleu ! Parmi ses invités, 1500 enfants issus de clubs de foot de nos banlieues, dont dix-huit de l’US Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), le club de Paul Pogba, vingt de l’AS Bondy (Seine-Saint-Denis), qui a formé Kylian Mbappé, trois de l’US Jeumont (Nord), où s’est entraîné Benjamin Pavard… D’autres étaient venus de Trappes ou de Mantes-La-Jolie (Yvelines), plus connues pour les trafics et les violences dont sont quotidiennement victimes nos compatriotes et nos forces de l’ordre. Une belle récompense.

Nous étions revenus à d’autres illusions. Celles de Bernard Stasi et de ses « Chances pour la France« 

 » N’oubliez jamais d’où vous venez, et vous venez de là : devant vous, il y a les clubs qui vous ont formés, a lancé le président de la République aux joueurs de l’équipe de France. Il y a des jeunes de ces clubs, des éducateurs qui n’ont pas compté leur temps.  » Une façon de mettre à l’honneur les entraîneurs de banlieues, sur lesquels la République entend s’appuyer davantage encore, et pas uniquement pour former les futures stars du ballon rond.

Mais Emmanuel Macron croit-il un seul instant à ce qu’il raconte ou énonçait-il l’un de ces désolant « storytelling » dont la République est si friande ? Imagine-t-il que la France, grâce à cette coupe du monde de football et à ses retombées sociétales, va se métamorphoser comme par enchantement, que les différences et les inégalités vont s’effacer, que le chômage de masse et la précarité vont disparaître ? Hélas, oublier que la magie d’une gloire sportive est impuissante à rétablir une cohésion sociale brisée par les folies du métissage est une faute voire un crime comme d’autres exemples l’ont montré.*

Car il serait vain d’attendre de ces jeunes de banlieue autre chose que ce qu’ils sont. Plutôt que d’escompter que leur victoire sportive change la société, il serait sans doute plus réaliste…de ne pas en espérer grand chose ! Et ne serait-il pas préférable de conseiller aux plus jeunes de donner la priorité absolue aux acquisitions de l’école plutôt qu’à celles des terrains de foot ? Ou alors, plus simplement…de retourner dans leurs pays d’origine.

Sur quoi s’appuient en effet, aujourd’hui, les projets d’Emmanuel Macron ? Sur quelques programmes sociaux qui sont autant de rustines sur la baudruche du ballon de foot. Ainsi en est-il du programme  » Déclics sportifs « . Lancée il y a trois ans par l’Agence pour l’éducation par le sport (l’Apels), cette initiative vise à repérer les jeunes des quartiers populaires peu ou pas diplômés par le biais des clubs de sport –  » les principaux lieux de socialisation « , selon l’Apels –, pour les mettre en relation avec des entreprises qui se chargent de les former puis de les embaucher. Une idée pas si sotte. Mais finalement très peu productive.

L’objectif ? Diversifier les profils en court-circuitant le processus de recrutement habituel et permettre à un public sans réseau et victime de discrimination d’accéder à l’emploi.  » Les éducateurs sportifs font souvent bien plus que lancer la balle,explique Jean-Philippe Acensi, fondateur et délégué général de l’Apels, tout en soulignant que les quartiers populaires comptent 60 000 décrocheurs scolaires chaque année et entre 400 000  et 600 000 jeunes sans emploi. Que les jeunes soient décrocheurs, éloignés de l’emploi ou tout simplement mal orientés, les éducateurs sportifs sont les mieux placés pour tisser des liens et leur redonner confiance.  » Tout en leur inculquant discipline et respect du collectif. Avant les bévues de Jacques Chirac, c’était l’un des rôles du service militaire !

Mise en oeuvre dans une douzaine de territoires prioritaires (Marseille, Le  Havre, Villeurbanne, Paris, Tremblay-en-France, Nice…), la méthode DFI (détection, formation, intégration) a permis à quelque 300 jeunes de 18  à 30 ans de suivre une formation avec ce dispositif. beaucoup d’entre eux ont décroché un CDI. Cette année, 250  jeunes sont déjà inscrits pour participer à l’une des promotions mises en place dans les secteurs de la banque, de la restauration et du BTP. Encore faut-il en avoir les moyens. Foot, voile, tennis, basket…Mais, avouez que 300 sur des centaines de milliers…c’est bien peu et sans espoir d’en voir augmenter le nombre. Alors, sur les millions (et toujours plus chaque jour) d’immigrés que compte notre malheureux pays, vous imaginez qu’il s’agit encore d’un

TONNEAU DES DANAÏDES

 Le  » plan Borloo  » préconisait la formation de 5 000 coachs d’insertion par le sport d’ici à 2022).  » C’est un objectif envisageable « , dit le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard. Vendredi 13  juillet, à Marseille, avec la ministre des sports, Laura Flessel, il a annoncé le développement de cette mesure en apportant son soutien à plusieurs associations. Plusieurs conventions ont été signées à cette occasion, parmi lesquelles une aide de 450 000  euros dès 2018 à l’Apels. Ce qui permettra de former 500 coachs en 2019, s’occupant chacun d’une dizaine de jeunes.

Hélas,  » La plupart d’entre eux n’ont jamais eu de contact avec le monde de l’entreprise et n’en connaissent pas les codes, souligne Larbi Liferki, coordinateur du programme Déclics sportifs dans les Hauts-de-France et fondateur de l’association Parkour59. Si on ne les accompagne pas, ça ne marche pas.  » L’éducateur a mis au point un parcours qui commence par trois semaines de préparation, dont une première en immersion totale. Ateliers participatifs, mises en situation, jeux de rôle, théâtre…  » Le but est de travailler en amont leur posture, leur élocution, leur savoir être, leur confiance en eux… « , explique M.  Liferki. Bien du boulot pour peu de résultats.

Avec, en plus, un autre défi : attirer plus de filles.  » Contrairement à ce que l’on pense, elles font face aux mêmes difficultés que les garçons : déscolarisation, isolement… souligne l’éducateur de Roubaix. Non seulement elles sont peu nombreuses à fréquenter les clubs de sport, mais elles sont aussi souvent entravées par leurs familles qui, très conservatrices, refusent de les laisser partir en immersion pendant une semaine en présence de garçons. « 

Même Emmanuel Macron ne pourra pas s’en sortir sans admettre…qu’ils sont trop nombreux. Et le foot n’y changera rien. Une seule solution : la « REMIGRATION« .

Le 18 juillet 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* L’histoire contemporaine de l’Afrique du sud est un exemple tragique (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/03/06/on-pretend-que-dans-ce-sens-la-ce-nest-pas-une-spoliation/).

Publicités

3 Réponses to “Leur fuite en avant est pathétique.”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 18, 2018 à 11:41 #

    L’immigration fut un chance pour la France lorsque les immigrés étaient europèens et Chrétiens : portugais, espagnols, italiens, polonnais. Votre servirteur, qui a un père Franco-italo-hispano-maltais et une mère italo-irlando-autrichienne, a vu ses ancêtres s’intégrer : ils étaient Chrétiens Catholiques, ils allaient à la messe comme les Français, mangeaient comme les Français, se mariaient comme els Français et leurs enfants devenaient Français.

    Les nouveaux immigrés sont différants : ils ne sont ni européens, ni Chrétiens. Ils ne vont pas à la messe, ils ne mangent pas comme les Français et ne se marient pas comme les Français. Acueillis, francisés, profitant des même aides sociales que les Français de souche qui le ont acuiillis, ils les remercidcent en brulant les voitures et, de puis peu, en comettant des attentats terroristes en France.

    L’immigration redeviendra une chance pour la France lorsqu’elle redevoidenra Chrètienne. Le Roi fera venir de belles polonnaises (belles et blondes!), de belles espagnoles, de belles portugaises -bisous, LIO !- de belles italiennes -Bisous, Catherine Murino !- (belles et brunes, pour ceux qui aiment) et on les fera se marier avec nos fils. Et la France redeviendra une nation Chrétienne…

    La France Royale, dotée des moyens militaires à la hauteur de sa politique étrangère, fera de cette nation, rongée par le déclin de ses valeurs ancestrales, un phare de l’univers: une Race Elu, un sacerdoce Royale, une nation Sainte se lèvera, qui redressera d’abord la France, avant de lui inculquer la reconnaissance de la Royauté universelle du Christ, afin qu’elle aille porter partout où on l’attendra l’exemple de la grande civilisation Catholique et Royale qu’elle aura construite. La France, redevenue la Fille Aînèe de l’Eglise et l’Educatrice des Peuples, retrouevra sa position hégémonique qu’elle a eu jusqu’au début du siècle passé. Et partout flotteront les armoiries de la France royale: d’Azur à la Croix d’argent cantonnée de 12 lys d’or et chargée en abyme de la Croix du Sauveur brochant sur les deux Saints Coeurs !

  2. Hervé J. VOLTO juillet 18, 2018 à 12:17 #

    Dans l’attente, la France est en guerre, contre le terrorisme au nom de l’slam, contre la barbarie anti-sémite et anti-Chrétienne, contre l’aveuglement de nos élites ripoux-blicaines mécréantes et parvenues dont notre actuel Régent républicain tente de se démarquer.

    Mais LES FOUS DU ROIS savent quand à eux que le Fantôme du Louvre est assis serainement dans la pénombre, sur un siège avec des accoudoirs, regardant sur son écran les évènements avec le même détachement de quelqu’un qui regarderait un match de foot, fumant un bon havanne dont la fumée s’accumule au plafond, déborde par une fenêtre ouverte pour aller s’ajouter aux nuages menaçant qui s’amoncellent dangereusement dans le ciel.

    Et qu’il n’a plus qu’à attendre… Une étincelle !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :