Affaire Benalla (saison 3).

24 Juil

Lors de son audition sous serment, lundi soir, devant la Commission des lois/commission d’enquête parlementaire, à l’Assemblée nationale, Monsieur Alain Gibelin (Directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris) a répondu « OUI » à une question de Marine Le Pen, qui lui demandait si Alexandre Benalla avait participé à des réunions de sécurisation pour l’Élysée entre le 2 et le 18 mai, période pendant laquelle il était censé être mis à pied.

Sentant le vent du boulet, l’Élysée a démenti dès mardi matin cette affirmation d’Alain Gibelin, avant que l’intéressé lui-même ne revienne sur ses déclarations ! Le directeur de l’ordre public et de la circulation a rédigé une lettre à l’attention de Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Il y indique avoir mal compris la question qui lui était posée par Marine Le Pen en raison du bruit ambiant, et évoque notamment une confusion quant aux dates citées par la présidente du Rassemblement national.

Tant de force et de rage de la part de la présidence de la République pour tenter de se sortir de cette tragédie laisse pantois. Au point que certains commencent à s’interroger, au fil des découvertes et autres divulgations sur les protections dont a joui si longtemps ce myrmidon de la République comme sur les faveurs qui lui furent indument accordées sans aucune justification autre que le fait du prince (poste d’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, grade fallacieux de lieutenant-colonel de gendarmerie, luxueux appartement de fonction à Paris, véhicule avec chauffeur disposant de tous les moyens de reconnaissance de la police nationale et des hautes personnalités de l’Etat, habilitation aux sources et documents qualifiés de « Confidentiel défense » ou « Secret défense »  – ce qui n’est pas anodin à l’égard d’un citoyen Franco-Marocain… – , un passeport diplomatique, un badge d’accès illimité à l’Assemblée nationale, etc.).

Pourquoi tout cela pour un simple agent de sécurité chargé de la protection rapprochée du chef de l’Etat et désigné…par le seul chef de l’Etat ? Reconnaissons qu’il y a là plus qu’un mystère. Une véritable affaire d’Etat.

À moins que cette complaisance cache autre chose qui ne serait pas des domaines du pouvoir politique ou de la sécurité…L’Histoire est riche de ces fausses pistes !

Le 24 juillet 2018.

Du Plessis

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6 Réponses to “Affaire Benalla (saison 3).”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 24, 2018 à 6:16 #

    Les agents du GSPR, qui ne démordent pas, nous promettent d’autres divulgations sur les protections dont a joui si longtemps ce mignon du Régent Républicain comme sur les faveurs qui lui furent indument accordées sans aucune justification autre que le fait du prince : poste d’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, grade fallacieux de lieutenant-colonel de gendarmerie, luxueux appartement de fonction à Paris, véhicule avec chauffeur disposant de tous les moyens de reconnaissance de la police nationale et des hautes personnalités de l’Etat, habilitation aux sources et documents qualifiés de « Confidentiel défense » ou « Secret défense » –ce qui n’est pas anodin à l’égard d’un citoyen Franco-tunisien– un passeport diplomatique, un badge d’accès illimité à l’Assemblée nationale, etc…

    Pourquoi tout cela pour un simple agent de sécurité chargé de la protection rapprochée du Chef de l’Etat et désigné… par le seul Chef de l’Etat ? Reconnaissons qu’il y a là plus qu’un mystère. Une véritable affaire d’Etat.

    À moins que cette complaisance cache autre chose qui ne serait pas des domaines du pouvoir politique ou de la sécurité… L’Histoire est riche de ces fausses pistes !

    En tout cas, les Services seraient en train de vérifier la piste de possibles rapports entre Alexandre R. (R. pour rachid) Benala et Jawad Bendahoud, le logeur de Saint-Denis, grand ami de Makao et connu pour fournir des moyens logistiques à tout Frères (musulman?) en ayant besoin. Il y en a au moins qui bossent sérieusement…

  2. Hervé J. VOLTO juillet 24, 2018 à 6:32 #

    Affaire Benalla: Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, joue les boucliers.

    Le cadre de l’Elysée était auditionné mardi après-midi par les députés.

    -J’ai pris la sanction, seul, en mon âme et conscience. Je n’ai jamais parlé de ce sujet avec le chef de l’Etat qui était à 10 000 km. C’est vraiment ma responsabilité, et je l’assume, a-t-il déclaré.

    Bien essayé, mais çà ne convaincra personne. Là où il dit la vérité, c’est quand il affrimé :

    -Ce qui m’a toujours motivé, c’est de servir l’Etat, et je le ferai jusqu’à ma dernière minute, a déclaré le même M. Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, qui doit prendre sa retraite à l’automne.

    Là, on le croit. Auditionné par la commission des lois au sujet de l’affaire Benalla, il en a donné la preuve mardi après-midi. Ce préfet qui a géré la Corse, la révolte des Bonnets rouges ou le dossier Notre-Dame-des-Landes en a vu d’autres, mais a répondu avec une certaine hésitation et une certaine retenue aux questions. Soit pour ne pas enfreindre les limites que lui avait fixées le Président, soit pour couvrir une complaisance plus que servile. Complice…

  3. Hervé J. VOLTO juillet 24, 2018 à 7:24 #

    A moins qu’Emmanuel Macron ai voulu créer officieusement une charge d’Agent Présidentiel comme celà existe aux USA.

    Aux USA, l’Agent Présidentiel est un homme de l’ombre, membre du cabinet Présidentiel, qui sert aux Président pour exécuter des Black Operation. Il peut disposer à sa convenance des Secret Service et demender l’assistance d’agence de renseignement comme le Federal Bureau of Investigation (FBI), le Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF), l’US Immigration and Customs Enforcement (ICE) et l’Internal Revenue Service (IRS). Il peut utiliser certains Ghost Protocol de la Central Intelligence Agency (CIA).

    L’United States Secret Service (USSS) ou simplement « Secret Service » est une agence gouvernementale dépendante du département de la Sécurité intérieure des États-Unis. Jusqu’en mars 2003, elle dépendait du département du Trésor.

    Elle a deux missions distinctes et différentes :

    1. Lutter contre la fausse monnaie et la fraude financière ;
    2. Assurer la protection du président des États-Unis, du vice-président, de leur famille, de certaines personnalités (comme des candidats à la présidence ou à la vice-présidence, les anciens présidents, les présidents élus, certains représentants officiels, des personnalités étrangères en visite aux États-Unis) ainsi que de leurs résidences officielles, comme la Maison-Blanche.

    Le rôle du Secret Service (qui est donc l’équivalent américian du ), à sa création, était d’enquêter et de lutter contre la fausse monnaie, un problème majeur à la fin de la guerre de Sécession. L’agence a ensuite évolué en première agence de renseignement intérieur des États-Unis et première agence de contre-espionnage avec des agents agissant sous couverture d’où son nom. Beaucoup de missions de l’agence ont ensuite été reprises par les agences créées ultérieurement comme le Federal Bureau of Investigation (FBI), le Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF), l’US Immigration and Customs Enforcement (ICE) et l’Internal Revenue Service (IRS).

    Sa mission de protection du président des États-Unis lui fut confiée par le Congrès américain après l’assassinat du président William McKinley en 1901.

    L’Agent Présidentiel, dont l’identité n’est jamais révèlé, est un homme trié sur le volet. De plus en plus, les Agents Présidentiels sont des anciens du Secret Service. En tout cas, le rôle de l’Agent Présidentiel est déterminé par l’équivalant américain d’une Loi Organique. Ce n’est ni un videur de boite transformé en gorille, ni une « fiancée » transformée en attachée de presse, ni un mélange des deux portée aux nues par le « Bon Plaisir » d’un Régent dont il faut définitivement démasquer la légère malhonnêteté ou l’odieuse légèreté…

  4. Hervé J. VOLTO juillet 24, 2018 à 8:27 #

    PS

    A moins que l’on acclimate certains habitants des banlieues au rôle de membre de cabinet présidentiel afin de former un de ces « chances de la France » à la noble mission d’incarner un Président issu de la « différence ». Aux USA, ils ont bien eu une Président noir : la France serait-elle prête pour un Président Beur en 2022 ?

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