D’Alexandre Benalla à Alexis Kohler, les mauvaises fréquentations d’Emmanuel Macron.

12 Août

Les Chinois ont raison, le poisson pourrit d’abord par la tête. Après l’affaire Macron-Benalla voici qu’une nouvelle mauvaise fréquentation du chef de l’Etat est mise à jour dans l’affaire Macron-Kohler ! Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, est en effet accusé par l’association Anticor de ne pas avoir fait état de ses liens familiaux avec l’armateur MSC, dont il était devenu en 2016 directeur financier de la filiale croisières.

Alors qu’il était sous-directeur de l’Agence des participations de l’Etat (APE), M. Kohler a approuvé entre 2010 et 2012 des contrats entre Terminal Normandie MSC (TNMSC), une filiale du groupe de croisières MSC, fondé et dirigé par les cousins de sa mère, et le Grand Port maritime du Havre (GPMH), alors qu’il siégeait au conseil de surveillance de ce dernier, d’après les documents révélés par Mediapart.

Le site d’information a diffusé le contenu de deux procès-verbaux du conseil de surveillance du GPMH en 2010 et 2011. On y apprend qu’Alexis Kohler y siégeait en tant que représentant de l’APE – une administration placée sous la tutelle du ministère des finances, qui incarne l’Etat en tant qu’actionnaire ou investisseur – aux côtés d’Edouard Philippe, alors maire du Havre.

Deux ans plus tard, en 2014, M. Kohler demande l’autorisation de quitter l’administration pour travailler chez MSC Croisières. La demande est refusée une première fois, mais sera acceptée deux ans plus tard, en 2016. Il devient alors directeur financier de l’entreprise, avant de rejoindre la campagne puis l’administration d’Emmanuel Macron.

L’actuel bras droit d’Emmanuel Macron a affirmé en mai à Mediapart s’être systématiquement mis à l’écart des négociations quand des dossiers concernant MSC étaient traités afin d’éviter tout conflit d’intérêts. Cependant, les procès-verbaux mentionnent qu’il a participé aux délibérations concernant l’attribution de futurs contrats entre le grand port maritime du Havre et une filiale française du groupe MSC, et qu’il a voté « au moins une fois », selon Mediapart, « une disposition en faveur de MSC mettant en jeu de l’argent public ».

La plainte déposée fin mai par Anticor auprès du Parquet national financier retient la « prise illégale d’intérêts« , le « trafic d’influence » et la « corruption passive« . De fait, et selon Mediapart, le lien familial a « été dissimulé par M. Alexis Kohler jusqu’à sa révélation » par le site d’information.

Mais une seconde plainte a été déposée mercredi 8 août pour « prise illégale d’intérêts » et s’appuie sur les comptes rendus publiés par Mediapart

 » Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es ! « 

Le 12 août 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “D’Alexandre Benalla à Alexis Kohler, les mauvaises fréquentations d’Emmanuel Macron.”

  1. Hervé J. VOLTO août 12, 2018 à 11:15 #

    L’affaire Benalla a remis en lumière le rapport particulier entre chaque chef de l’Etat et sa protection. Contrairement au modèle américain, les Président Français modèlent le service à leur goût. Avec des conséquences parfois incontrôlables.

    Les derniers développements de l’enquête sur l’affaire Benalla ont révélé que le couple molesté par l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron n’avait pas provoqué de « violences graves » ou « répétées » contre les CRS. Au-delà du comportement du chargé de mission à l’Elysée, ce scandale a fait rejaillir le débat sur la sécurité du chef de l’Etat français et le rôle du GSPR, fondé en 1982 par François Mitterrand, qui compte un peu moins de 80 policiers et gendarmes.

    Il en est de même avec les membres de son cabinet ! Au lieu de prendre des personnes reconnues pour leurs compétances, il prend ses petits copains de beuverie de campagne présidentielle !

    Au-delà de l’affaire Benalla, le Président constate, après un an de pouvoir, l’inefficacité des relations entre son équipe et la haute administration. Il réfléchit à tout réorganiser. Le Président a reconnu des « dysfonctionnements à l’Elysée », faisant dire qu’il allait charger le secrétaire général, Alexis Kohler, de lui faire des propositions de réorganisation afin que ce type de scandale – un chargé de mission de la présidence qui se fait passer pour un policier et frappe un manifestant à terre – ne se reproduise plus. Mais pour certains macronistes, le mal est plus profond et ne concerne pas seulement l’organisation de la présidence de la République. A quelques jours de la fin de la session parlementaire, le « bilan » de cette première année d’exercice du pouvoir, en termes de méthode, a été établi, et il n’est guère satisfaisant, au-delà de l’affaire Benalla : Le Parlement craque, l’administration n’arrive pas à suivre et les cabinets ministériels sont au bord de la crise de nerf, sans compter les Français prêts à descendre dans la rue.

    Aucun pouvoir ne pouvant durer en s’appuyant uniquement sur la propagande, à défaut de force, il faudra au Chef de l’Etat acquérir UNE LEGITIMITE NATURELLE par les services rendus au peuple qui lui est confié qui, en retour, lui manifestera une reconaissance capable de consacrer son autorité. Ces services concernent les nécessités naturelles : GERER L’ORDRE, FAIRE RESPECTER LA JUSTICE, DEFENDRE LE PEUPLE CONTRE LES ENNEMIS, ASSURER LES CONDITIONS DE LA PROPERITE DU PAYS. C’est comme çà, où ils iront le chercher comme ils sont allés chercher Louis XVI…

  2. Hervé J. VOLTO août 12, 2018 à 12:30 #

    Ces derniers jours, des rumeurs ont prêté à Alexandre Benalla, ex-collaborateur du président de la République licencié le 20 juillet, un nouvel emploi de garde du corps auprès d’Ayem Nour, une star de téléréalité. Le principal intéressé dément auprès de l’Opinion. Mais la fake news illustre les fantasmes que suscite la protection rapprochée.

    Le mot est le même pour les désigner : officier de sécurité. Ou garde du corps, pour jouer le côté Cerbère. Mais entre les agents qui veillent sur les autorités politiques et les autres, rien à voir, insistent des policiers jaloux de leurs prérogatives. C’est l’une des clés de l’histoire Benalla : le mélange décrié des genres entre ce qui relève du champ régalien de l’Etat et la sécurité privée.

    Pour le président de la République, les ministres ou les chefs d’Etat étrangers, une seule option possible : le Service de la protection (SDLP) de la police nationale. Si l’ex-adjoint au chef de cabinet exerçait un rôle politique de coordination des dispositifs de sécurité, il ne pouvait en revanche tenir lieu de « flanc droit » (dans le jargon, celui qui se tient en permanence derrière l’épaule droite du VIP). D’où le malaise d’Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, affirmant que Benalla n’opérait pas sur la sécurité… alors qu’il possédait un pistolet Glock à ce titre.

    Pour les stars du showbiz et les grands patrons, c’est une autre histoire. Eux emploient généralement eux-mêmes des agents de protection rapprochée (APR). Votre serviteur est un APR doublé d’un maraudeur : il recherche les personnes, il surveille les personnes, il protèges les personnes. Ce n’est pas comme dans les films : la moitié du travil, ce sont de longues planques enneyeuses où le temps ne passe plus. Fusillades ? jamais vu en Italie. Filatures ? toutes les morts d’évêques : celà domme le palisir de la chasse. Arrive le moment de faire le gorille : deux pas derrière et silencieux, comme un domestique. Reste le cheuffeur, conduite défensive pour emmener un prefet anonyme, une belle directrice de banque avec des codes secrets dans sa valise (non nucléaire) Madonna ou le Roi d’Albannie en ballade : c’est la conduite dite taxi. Conduite Offensive s’il faut filer un suspect. Conduite évasive, la plus iffcile : semer un suspect qui vous colle au trein. Là, oui, celà domnne des sensations et le patalon peut devenir pafois torp étroit…

    Sans minorer la taille du caillou Benalla, non sans répéter que le président aurait dû le retirer bien plus tôt de son mocassin, je voudrais souligner qu’il existe sur sa route des rochers bien plus gros et bien plus graves.

    Il arrive d’avoir un caillou dans une chaussure. On a beau se dire que cela n’est pas grave, le jouer à la dure, continuer de marcher, il faut vite changer de stratégie, s’arrêter, se déchausser et jeter la petite pierre. Sinon, elle vous blesse et vous handicape bien au-delà de sa taille. En politique, pour une opposition BTP (sans bâtiment, sans travaux, sans public) un simple gravier est une bénédiction. Il apparaît comme la preuve de la turpitude, le symbole d’une boiterie originelle, le résultat d’un travers bien plus vaste de personnalité.

    Les cailloux, c’est bien connu, ne se faufilent que dans les chaussures un peu ouvertes. Itou, le voyou se glisse avec le transgressif. Et réciproquement. Le transgressif n’est au fond de l’âme et de la godasse qu’un petit voyou. Vous avez compris : Emmanuel Macron est arrivé par hold-up, c’est une victoire volée, son discours sur « la politique autrement » est de la fumée, il n’est qu’un président des riches, autoritaire et, désormais, louche comme les autres. Sa basse police révèle sa basse politique. CQFD. La droite sans solution et la gauche sans imagination s’embrassent et s’auto-congratulent. Enfin, on le tient ! Les gueulards de profession en costar-carvate (rouge, s’il vout plait) croient qu’ils existent politiquement parce qu’ils nous font croire qu’ils constituent la seule alternative au système. Alors que c’est eux qui le font survivre le système.

    En définitive, face à l’alterance Gauche/Droite devenue impossible car inutile, nous, Nous proposons l’alternatiev Royale…

  3. Hervé J. VOLTO août 12, 2018 à 2:11 #

    On a descendu François Fillon parce qu’il a pris la femme qu’il aime comme conseillère et parce qu’un avocat parisien très en vue lui a offert 3 costars très couteux, ce qui aurait èté auant d’économies opérées sur sa liste civile de Président s’il avait été élu, et on permet à Emmanaul Macron de s’entrourer de ripoux !!!

    Comment, aujourd’hui suspecté d’avoir voulu mettre en place un réseau de sécurité indépendant des pouvoirs publics officiels (en clair, une police parallèle), Alexandre Rachid Benala a-t-il pu se rendre indispensable au point de pouvoir injurier et humilier gendarmes et policiers pendant des mois sans s’attirer de sanctions autres que symboliques ? Comment a-t-il pu se sentir couvert aussi longtemps au plus haut niveau de l’État ? Macron est-il totalement incapable d’évaluer ceux qui l’entourent, ce qui serait déjà inquiétant, ou y a-t-il une autre raison?

    ET COMBIEN CELA COUTE–IL AU CON-TRIBUABLE FRANCAIS ?!!

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