Billet d’humeur du sieur Du Plessis : au lieu d’emmerder les Français avec la limitation de vitesse à 80 km/h…

16 Août

Les pouvoirs publics feraient mieux de réparer notre réseau routier qui est aujourd’hui dans un état catastrophique par manque de financement. C’est d’ailleurs le motif principal de cette limitation de vitesse voulue par Edouard Philippe soi disant pour épargner des vies humaines ! Il s’agit plutôt non seulement de ralentir les automobilistes (tout en leur soutirant de nouvelles amendes) mais aussi de freiner la dégradation des revêtements routiers dont l’Etat est incapable d’assurer la réparation. La preuve ? La voici.

En France, 30% des 12.000 ponts que compte le réseau routier non concédé à des sociétés privées sont à réparer, soit 4.000 ponts, indique un récent audit demandé par le gouvernement français. 7% des 12.000 ponts présentent même un « risque d’effondrement » à terme, soit… 840 ponts !

 Sur les 12.000 ponts que compte le réseau, un tiers nécessite des réparations. Le plus souvent, il s’agit de petites réparations afin de prévenir l’apparition de dégradations structurelles. Mais dans 7% des cas, les dommages sont plus sérieux, présentant à terme un risque d’effondrement

La dégradation des chaussées et des ouvrages d’art est jugée  » préoccupante  » par le rapport, qui qualifie de  » vieillissant et dégradé  » le réseau routier français non concédé à des sociétés privées. Il s’étend sur 12.000 km, auxquels s’ajoutent 9.000 km d’autoroutes concédées.

Un constat très préoccupant car en moyenne, un pont  » n’est réparé que 22 ans après l’apparition des premières dégradations « , selon le document. Si rien n’est fait, en 2037, 62% des chaussées seront  » très dégradées « , selon cette étude.

Plus globalement, 17% des routes nationales étaient gravement endommagées en métropole en 2016 contre 14% dix ans plus tôt, soit 2.040 kilomètres au total, selon ce rapport.

A l’origine des dégradations, les hivers rigoureux et les intempéries qui sont à l’origine de l’arrachement des couches superficielles des routes, et une fréquentation importante avec des pointes de trafic supérieures à 30.000 véhicules par jour sur certaines portions.

 Si les voies ne sont pas réparées à temps, l’eau s’infiltre et attaque la structure de la chaussée

Le document estime à 1,3 milliard d’euros en moyenne le coût des dépenses annuelles à prévoir pour l’entretien et la remise en état du réseau. Autant dire que l’Etat impécunieux est bien incapable d’assurer ces travaux. Il préfère donc imposer aux automobilistes de nouvelles contraintes dont le non respect entraine de nouvelles amendes qui servent même pas à assurer ces réparations…Autrement dit, les automobilistes subissent une double peine : la dégradation de leurs conditions de circulation (avec dégâts possibles sur leurs véhicules) et un nouveau racket fiscal.

 » L’entretien, c’est notre priorité, ça se traduit dès le budget 2018 et ça se traduira pendant plusieurs années « , a osé la ministre des Transports Elisabeth Borne, interrogée mercredi sur Franceinfo après le brutal effondrement d’un pont autoroutier à Gênes en Italie qui a causé la mort d’au moins 39 personnes mardi.

Le rapport d’audit n’a pas été rendu public, mais une synthèse a été mise en ligne sur le site du ministère de la Transition écologique, qui chapeaute les Transports.

Ils nous prennent non seulement pour des vaches à lait mais, aussi, pour des C…

Le 16 août 2018.

Du Plessis

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2 Réponses to “Billet d’humeur du sieur Du Plessis : au lieu d’emmerder les Français avec la limitation de vitesse à 80 km/h…”

  1. Hervé J. VOLTO août 17, 2018 à 5:50 #

    Bonus-malus : la nouvelle folie fiscale !

    Taxer les fautifs, récompenser les vertueux, l’idée séduit. Elle perd de son charme lorsqu’elle est utilisée comme outil pour contourner le ras-le-bol fiscal. Un malus sans bonus n’est qu’un impôt de plus !

    Dans le même style… plastiques, rénovation thermique, contrats courts, autoroutes : les «boni-mali » ont la cote et se multiplient. Un temps chassés du paysage fiscal par le fiasco de l’écotaxe, ils redeviennent furieusement à la mode aujourd’hui. Pour le meilleur en théorie et souvent pour le pire en pratique.

    Faudra-t-il bientôt parler des « boni-mali » ? Depuis quelques mois, le « bonus-malus » est très à la mode et sort des sentiers battus de l’assurance. Le petit nouveau, destiné à favoriser le plastique recyclé, a été annoncé le 12 août par la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson. A la rentrée, les entreprises ne devraient pas échapper à celui sur les cotisations chômage. Même si l’idée d’un « bonus-malus » appliqué aux propriétaires en fonction de la performance énergétique de leur logement ne figurait pas dans le grand projet de loi pour la transition énergétique de Nicolas Hulot, révélé en avril 2018, le ministre n’y a pas encore renoncé.

    Bruxelles est en train de plancher sur une directive permettant d’appliquer une surtaxe aux péages des autoroutes qui se baserait sur ce même principe. Le projet concernerait tous les automobilistes en fonction du niveau de pollution de leur véhicule. Le Parlement européen a voté pour la mise en place de ce système qui pourrait entrer en vigueur dès 2021 pour les poids lourds et les camionnettes, et dès 2026 pour les autres utilisateurs de la route.

  2. conseilesperanceduroi août 17, 2018 à 5:56 #

    Démontrant ainsi, s’il en était besoin, combien les automobilistes sent devenus les vaches à lait des pouvoirs publics européens.

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