Français, allez-vous enfin comprendre qu’Emmanuel Macron est un mystificateur ?

16 Août

 » No pasaran ! « 

Sous des airs de fermeté vis-à-vis de l’accueil des migrants partis de Libye pour gagner, avec l’aide des passeurs de tout poil, notre continent il cache en effet une réelle complicité avec le lobby immigrationniste et les acteurs de la traite négrière.

Car, souvenez-vous, c’était il y a un an, le 27 juillet 2017. Emmanuel Macron, en visite à Orléans, bombait le torse, le menton fièrement dressé, et déclarait ceci :

« Il n’existe pas le pays qui peut accueillir tous les migrants économiques.« 

Il affichait alors l’ambition de rendre « plus efficaces » les expulsions des déboutés du droit d’asile. Et ajoutait même que, pour lutter contre l’immigration économique, il fallait être « intraitable » avec les filières de passeurs qui font venir en Europe, dans des conditions très dangereuses, les candidats à l’immigration.

C’était il y a un an et il prétendait alors fermer la porte au trafic d’esclaves bien qu’il n’osa pas aller jusqu’à employer cette expression pourtant si conforme à la réalité. Mais, depuis, la pression de ses acolytes de l’Union européenne s’est faite de plus en plus forte et il a dû en rabattre. Alors, comme il sait si bien le faire, il tente désormais de sauver la face en se réfugiant….dans le mensonge. La porte devait être fermée. Je me résous donc à l’entrebâiller en espérant satisfaire tout le monde : les migrants ne seront pas accueillis en masse mais seulement au compte goutte ! Quelques dizaines par-ci, quelques dizaines par-là. Ici pour complaire au Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez*. Là pour venir en aide au Premier ministre maltais, Joseph Muscat. Ça porte un nom : 

Car, le navire de l’ONG pseudo-humanitaire mais réellement négrière SOS-Méditerranée, Aquarius, qui errait en Méditerranée à la recherche d’un port, a été une fois de plus autorisé ce mardi à accoster à Malte avec 141 migrants à son bord à la condition que ceux-ci soient ensuite accueillis par cinq autres pays de l’UE !

« Malte va donner à l’Aquarius la permission d’entrer dans ses ports, même s’il n’a pas l’obligation légale de le faire. Les 141 personnes à son bord seront intégralement réparties entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et l’Espagne », a écrit sur Twitter le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.

L’Espagne de Pedro Sanchez a fait savoir qu’elle accueillerait 60 migrants, comme elle le fit lors de la précédente errance de l’Aquarius.

La France, pour sa part, va recevoir en récompense de ses bonnes dispositions 60 migrants de l’Aquarius : « La décision a été prise une nouvelle fois dans un contexte d’urgence humanitaire, et démontre l’importance d’un mécanisme pérenne et soutenable pour éviter les crises à répétition, dans un contexte de baisse des flux irréguliers en Méditerranée centrale », a osé préciser l’Elysée dans un communiqué. Oubliant tout de même que, comme d’habitude, la majeure partie des 60 migrants recueillis par l’Espagne finiront chez nous ! Soit un total de 120 nouveaux parasites, en attendant les prochains…

Alors, puisqu’ils n’ont encore rien compris, mettons les points sur les i .

Pour mettre en oeuvre le mécanisme pérenne et soutenable appelé de ses voeux par la présidence de la République française, il faut :

1/ commencer par interdire l’action des associations dites humanitaires impliquées dans ces trafics d’êtres humains et confisquer leurs navires négriers,

2/ en cas de naufrage prouvé seules les unités navales officielles doivent intervenir et rapatrier les naufragés sur les côtes desquelles ils sont partis. Si celles-ci devaient s’avérer véritablement dangereuses pour les migrants (ce qui devrait être démontré), il est impératif de respecter le droit maritime et, pour ce faire, transporter les naufragés vers les ports les plus proches qualifiés de « sûrs« . Dans la plupart des cas il s’agira des ports tunisiens, situés à peu de distance des lieux habituels de naufrage (Tunis, Sousse ou Sfax), et non pas italiens ou maltais,

3/ les quelques situations qui pourraient amener à un rapatriement vers le continent européen doivent aboutir au transfert immédiat des migrants ne relevant pas du statut de réfugié vers l’aéroport le plus proche à partir duquel ils seront aussitôt renvoyés…chez eux.

Il n’y a pas d’alternative et tout autre proposition ne serait qu’une nouvelle imposture à la Macron. À bon entendeur, salut !

Le 16 août 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Le 12  juillet déjà, 42 des 78 migrants de l’Aquarius (encore lui) accueillis par la France à l’instigation de l’Espagne, ont été conduits à Lille. Premières missions de la « Sauvegarde du Nord » (une appellation bien mal choisie pour les habitants du départements !), l’association mandatée par l’Etat pendant dix-huit mois pour les accueillir  : établir un bilan de santé et les héberger dans un ancien Ehpad prêté par la ville. Deux par chambre, ces hommes apprennent à vivre en colocation autour d’une cuisine commune.

Des professeurs bénévoles leur proposent des ateliers de discussion tandis que les éducateurs de la Sauvegarde leur expliquent la vie en France et les démarches administratives en attendant les cours de français proposés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration dès la mi-septembre.  »  Notre rôle est de les rendre autonomes pour une insertion durable   » (sic), précise la Sauvegarde, où un conseiller en insertion va désormais étudier chaque cas, d’autant que des restaurateurs lillois ont déjà proposé des emplois à ces réfugiés (la preuve de la traite négrière que nous dénonçons avec tant de force).

De son côté, la ville a libéré des créneaux horaires dans des salles de sport pour leur permettre de faire du football et du basket deux jours par semaine. Le soir de la finale de la Coupe du monde, Martine Aubry a regardé le match à l’hôtel de ville avec ces Soudanais, alors encore inquiets d’être renvoyés (sic) en Espagne où l’Aquarius avait accosté. Trois semaines plus tard, le 3  août, ils sont revenus en mairie, cette fois-ci soulagés. Tous se sont vu remettre par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) le statut de réfugié, qui leur permet d’obtenir une carte de résident…pour dix ans.

Tout commentaire nous paraît superflu.

Publicités

5 Réponses to “Français, allez-vous enfin comprendre qu’Emmanuel Macron est un mystificateur ?”

  1. Hervé J. VOLTO août 16, 2018 à 12:32 #

    Puisqu’on parle d’un nouvel arrivage de « chances pour la France », regardons ceux qui sont déjà installés chez nous.

    Entre les raptivistes (nom hybride pour désigner les rappeurs-activistes) et la France, la relation emprunte au registre psychanalytique du phénomène d’attraction-répulsion. La frontière de la discorde ne tient pas à l’intime, tant s’en faut, mais au politique. Les artistes ont pu trouver l’inspiration chez IAM, Youssoupha, Medine, derniers artistes français engagés dans le combat contre la Françafrique. D’autres ont été formés dans l’Hexagone, comme Valsero à l’École normale de musique de Paris. Certains ont encore eu a côtoyer Jean-Luc Mélenchon, José Bové ou Olivier Besancenot, mais le rapport à l’Etat français est plus difficile.

    -François Hollande a appuyé les mouvements citoyens, confie Floribert Anzuluni, coordinateur de Filimbi. Jean-Marc Ayrault lui-même nous a reçu, avec les responsables de Y’en marre et du Balai citoyen. Et le Quai d’Orsay nous aidait quand nos activistes étaient en danger. Mais avec Emmanuel Macron, c’est le flou total. Paris nous dit juste : « le paternalisme, c’est fini, prenez-vous en charge pour changer votre destin, nous serons du côté du peuple » .

    Avec la France, les activistes africains entretiennent un rapport complexe en raison des positions politiques de l’Elysée.

    Les raptivistes africains à la France : «Oh Paris, si tu savais…» …

  2. Hervé J. VOLTO août 16, 2018 à 12:38 #

    Les rappeurs, nouveaux activistes en Afrique ?

    Artistes et intellectuels se sont retrouvés à Dakar à la fin juillet. Leur mot d’ordre : changer le continent. Au Sénégal, mais aussi au Burkina ou au Congo, l’engagement citoyen qu’ils défendent devient un vrai contre-pouvoir.

    La maison de Didier Awadi, dans le quartier Amitié 2 à Dakar, est une ruche humaine. Au milieu des affiches du rappeur et des portraits de combattants de la libération africaine (Cabral, Nyerere, Sankara, Lumumba), artistes, managers, journalistes et amis de passage défilent. La terrasse du dernier étage est aménagée en salle de répétition.

    La sono distille les paroles de Thomas Sankara :

    -Le gouvernement est là pour servir le peuple voltaïque, et non pour se servir ou servir quelque puissant du jour ou de la veille.

    Puis, le rappeur mauritanien Monza entonne le refrain de l’un de ses titres phares « Démocratie blabla, démocratie y’a pas ». On règle les derniers arrangements du concert de la première édition de l’Université populaire de l’engagement citoyen (Upec).

    A Dakar, Didier Awadi, 49 ans, fait figure de grand frère pour la génération des jeunes rappeurs. Il met souvent à disposition son studio et ses musiciens pour les enregistrements. L’ambiance est bon enfant. Et très francophone. Entre deux titres, on plaisante sur le devenir de l’Afrique, ses autocrates, en écoutant les paroles de Tiken Jah fakoly, « Tout le monde veut le paradis mais personne veut payer le prix ».

    Bonne musique. Initiative à encourager, si celà n’exprime pas un racisme anti-blanc sous-jacent…

  3. Hervé J. VOLTO août 16, 2018 à 12:43 #

    Il n’y a pas qu’Emmanuel Macron qui soit farceur. François Hollande nous joue la farce éculée du «retour».

    -I will back !

    Il promeut sans relâche. Dédicace à tour de bras. Zigue et zague au cœur de l’été. Aligne les selfies. Blague et nargue. Pointe, mais ne tire pas encore. Ecoute et sous-entend. Manie la phrase, petite et ambiguë. Flâne et crâne. Décompense à Cassis, pense à La Rochelle. Brouille les pistes. Joue la mouche du coche. Et si François Hollande préparait son retour ?

  4. Hervé J. VOLTO août 16, 2018 à 12:49 #

    Un dernier pour la route…

    Il n’y pas qu’Emmanuel Macron qui soit un imposteur.

    On peut comprendre après tout que François Hollande laisse dire. Ajoutée aux bains de foule et au succès de librairie, la douce ritournelle du come-back contribue à soigner la blessure narcissique de l’abdication, toujours vive. Et puis agacer l’adversaire dilue l’amertume. A l’aune des difficultés du successeur, la réévaluation du bilan est censée devenir plus aisée. Tous les Présidents éliminés ont ainsi cru déceler dans le regain de popularité post-défaite un réveil du désir électoral…

    D’abord il y a eu un livre : Leçons de politique. Pris alors qu’il aller aux putes à 2 heures du matin sur son deux-roues comme s’il avait 20 ans alors qu’il en a 60 et comme s’il fut le beauf d’en face et non le Régent élu de la IV° puissance mondiale porra servir en effet d’exemple de ce qu’un leader charismatique NE doir PAS FAIRE.

    Il paraît pourtant bien incongru, ce slogan «Hollande 2022» ! Il sent l’esprit revanchard, comme si un ancien hôte de l’Elysée ne pouvait mettre son expérience au service du redressement autrement qu’en replongeant dans le bain politicien, qu’en rejouant le match, qu’en parasitant son camp ! Il a le goût d’une réhabilitation pathétique, tant la meilleure des rhétoriques n’effacera pas la débâcle politique (au point de disqualifier la social-démocratie), le revers économique et l’impuissance incarnée jusqu’à la farce.

    Il sonne enfin comme un refrain geignard et ringard car le folklore du rebond, le mythe de l’homme providentiel «en réserve», la croyance que l’échec pèse moins que les promesses, l’espoir de circonstances exceptionnelles sont des conceptions désormais usées, «dégagées» par des électeurs las des manœuvres illusoires.

    Ses partisans rêvent-ils d’«inventer demain» ? Pour y contribuer, François Hollande devrait s’éclipser dès aujourd’hui. Et dans l’attente, le Ciel ai pitié de nous….

  5. Hervé J. VOLTO août 16, 2018 à 1:06 #

    PS et après çà, je donnaerai la parole à quelqu’un d’autre.

    L’inposture n’est pas seulement celle d’emmanuel Macron, pris les mains dans le sac avec l’affaire Benala, mais de toute la politique suicidaire dénoncée par Eric Zémour dans son exellant ouvrage. Parce que les immigrés, on pourrait les aider chez eux. Et certaines bonnes volontés appellent à l’aide, à leur manière.

    Ils aiment se qualifier, sur le ton de la plaisanterie, d’« International de fouteurs de merde ». Les mouvements rap en farique mènent des combats pour la préservation ou la restauration de la démocratie, à l’image de LUCHA ET FILIMBI (RD Congo), d’EN AUCUN CAS (Togo), du BALAIS CITOYEN (Burkina), d’OUR DESTINY (Cameroun), mais aussi des luttes plus thématiques, notamment via l’avènement d’une nouvelle génération d’activistes pouponnés par des quadras comme Fadel Barro, un des fondateurs de Y EN AMARRE.

    D’Alger à Johannesburg, la question foncière divise le continent et peut être à l’origine de nombreux conflits comme en Côte d’Ivoire. Yvonne Toba, porte-parole de NOVOX, soulève les problèmes d’accaparement des terres. Son mouvement n’hésite pas à bloquer le cortège du chef de gouvernement, comme récemment pour prendre fait et cause pour « les déguerpis », population pauvre chassée de leur habitat par l’Etat sans relogement. Aux Comores, Nadia Tourqui, responsable du COLLECTIF DE LA TROISIEME VOIE, engage de nombreux débats sur l’avenir du pays. Elle demande, entre autre, l’aide des autres mouvements pour la restitution de Mayotte à la République fédéral islamique des Comores…

    Eveiller les consciences. A Madagascar, Lovatiana Andriamboavonjy, interne en dernière année de médecine, lutte activement pour la dépénalisation de l’avortement au sein de NIFIN’AKANGA. Avec sa compatriote Sabrina, docteur en sociologie, elle milite aussi au sein du mouvement WAKE UP pour éveiller les consciences de ses concitoyens, notamment à la lutte contre la corruption. Le rappeur Martial Pa’nucci, membre fondateur de RAS LE BOL, mène des projets d’actions sociales pour dénoncer les coupures d’électricité au Congo. Son mouvement plaide pour l’harmonisation des factures à l’échelle nationale et mène une étude sur les services des sociétés nationales de distribution d’eau et d’électricité. Khadja Nin et Teddy Mazima, activistes burundais, ont lancé SINDIMUJA (Je ne suis pas esclave). Ils font notamment du monitoring des atteintes aux droits de l’Homme du régime perpétrées par le président Nkurunziza. Au Tchad, IYINA organise régulièrement des actions coup de poing, à l’instar de la journée de protestation contre la mauvaise gouvernance.

    Les mouvements anglophones partagent leur savoir-faire. Bénéficiant du discret appui d’hommes d’affaires ou d’acteurs comme Eddy Murphy, ces mouvements accèdent aussi à l’aide des bailleurs de fonds. De plus en plus, ils s’autofinancent via le merchandising, notamment la vente de T-shirts, de CD et même de produits agricoles.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :