Paul Turbier refléchit à voix haute sur l’avortement

25 Août
Le rejet d’ un projet de Loi favorable a la libération de l’avortement en Argentine  fait revenir cette délicate question sur l’avant-scène médiatique.

Deux camps sont face à face

     . L’un considère que la loi constitue une avancée sociale  majeure qui prend en compte la revendication pour les femmes de disposer librement de leur corps. Il fait observer que la prohibition abortive ne diminue pas le nombre des avortements pratiqués car il en rejette le plus grand nombre  dans la clandestinité hors de toute sécurité médicale sérieuse. Il considère aussi que dans le début de la gestation, le  foetus n’est qu’un amas de cellule sans personnalité, un sorte de tumeur dont on peux se débarrasser sans états d’âme particulier.
       L’autre au contraire voit dans le fœtus un être humain en devenir et dans l’avortement un véritable homicide qu’il faut punir comme tel. Il considère que l’acte déclenchant, le rapport sexuel est un acte conscient entre deux partenaires qui savent qu’une maternité peut s’ensuivre et qui fuient devant leurs reponsabilités . Il observe que, complémentairement  les outils anticonceptionnels sont disponibles quasi-gratuitement  pour tous ce qui  aurait du en toute  logique éviter les grossesses indésirées
      Aucun terrain d’entente entre ces deux positions n’est possible.
      En France, la Loi Veil avait partiellement dépénalisé l’avortement dans un cadre bien déterminé qui tenait compte des situations de détresse , de viol ou de risque de santé majeur. Les contraintes ont été progressivement élargies et sont aujourd’hui levées. Actuellement  toute femme qui désire avorter peut le faire sans avoir à présenter une justification quelconque car l’avortement est devenu un simple acte de convenance personnelle
       
Montons au dessus de la mêlée pour voir ce qu’on y trouve.  Si on examine le problème avec du recul pour l’évaluer dans un cadre démographique large, des considération économiques et sociales apparaissent.
      A l’échelle du groupe social que constitue une nation telle que la France ou bien encore l’Europe par exemple, ce qui se constate est une sévère dénatalité qui n’assure plus le simple renouvellement des générations. Elle contribue fortement au vieillissement de la population avec des conséquences économiques graves dont le moindre n’est pas le financement des retraites.  Quant au monde dans son ensemble, cette dénatalité des pays occidentaux s’oppose à l’expansion démographique des pays dits du Tiers-Monde et crée une déséquilibre Nord-Sud dramatique. Là-bas on accouche, ici on avorte. Cherchez l’erreur . Ces enfants dont on se prive.en occident, les dirigeants politiques pensent les trouver en important massivement des populations provenant de l’immigration ce qui est apparemment correct numériquement parlant sauf quel ‘arrivée les dites populations pas du tout acculturées et probablement inassimilables pose plus de problèmes qu’elle n’en résoud
   Il y a donc conflit entre des intérêts particuliers de femmes et un intérêt général du groupe social dont elles font partie. Alors que faire ?. On ne peut oublier les femmes qui sont réellement  en situation de détresse, comme celles qui ont déjà une famille déjà nombreuse qu’elles peinent à élever convenablement à cause de sa santé ou de ses ressources. Leur situation doit être prise en considération.  Mais les autres, qu’en dire ?.
    Les hommes politiques qui ont des responsabilité de gouvernement  sont en principe garants de l’intérêt général, du bien commun.  Céder à une revendication spécifique d’un groupe social donné, fut-il important, porte un nom, c’est la démagogie. Ils devraient s’en garder.  Ils pourraient réfléchir à quelques éléments parallèles intéressants, l’adoption élargie , la tutelle de la Nation avec l’aide de famille d’accueil ? . Est-on sûr que tout a été fait dans ces directions pour que les enfants non désirés bénéficient de la première des Libertés, celle de vivre. Est-on sûr que la loi Veil était une mauvaise loi et que les élargissements successifs qui lui ont été apportés étaient judicieux ?  Mais aussi qu’a-t-on fait de la responsabilité du géniteur qui ne supporte ni la contraception ni la gestation, qui sème sans récolter ? Il est étrangement absent du débat.  Il a su partager un moment agréable, Il serait juste qu’il en partage les conséquences. Lui aussi aurait bien besoin d’une formation .
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Une Réponse to “Paul Turbier refléchit à voix haute sur l’avortement”

  1. Hervé J. VOLTO août 28, 2018 à 9:03 #

    En Pologne, l’avortement, hormis 4 cas extrêmes -viol, inceste, malformation irréversible du foetus et mise en danger immédiate de la santé de la future mère- est un crime et un délit.

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