Macron à l’oeuvre. Retraités et espaces protégés vont y laisser des plumes.

28 Août

Un cadeau pour les chasseurs. Emmanuel Macron a accepté de diviser par deux le prix du permis national de chasse, passant ainsi de 400 à 200 euros, comme le réclamaient les chasseurs, a annoncé l’Elysée, lundi 27 août. Contrairement au permis départemental, le permis national permet de chasser sur tout le territoire. Il n’est possédé que par environ 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année. Cette mesure s’inscrit dans une plus vaste réforme de la chasse, qui préoccupe les défenseurs de l’environnement.

Ces derniers s’inquiètent de la façon dont sera mise en place la nouvelle gestion des espèces chassables. Actuellement, la liste de ces dernières, qui compte une soixantaine d’oiseaux et de mammifères, est figée. La nouvelle « gestion adaptative », dont le principe avait été retenu dans le plan biodiversité présenté en juillet par Nicolas Hulot, repose sur un renforcement de la collecte des données sur l’état de conservation des espèces et sur les prélèvements des chasseurs. Pour « éclairer » les décisions pour chaque espèce, un conseil scientifique doit être mis en place prochainement.

Les cormorans dans le viseur

Les chasseurs espèrent ainsi que certaines espèces aujourd’hui protégées, comme les cormorans, pourront être ajoutées à la liste. Une perspective dénoncée par les défenseurs de l’environnement, qui voudraient que la nouvelle formule ne concerne que les espèces aujourd’hui chassables, mais qu’ils considèrent comme en danger et dont ils voudraient réduire les quotas autorisés.

« En France, on chasse 64 espèces différentes d’oiseaux » alors que, dans « le reste de l’Europe, la moyenne est de 14 espèces. Parmi les 64 espèces chassées en France, il y en a 20 qui sont sur la liste rouge des espèces menacées » de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), a dénoncé lundi sur franceinfo le président de la Ligue pour la protection des oiseaux, Allain Bougrain-Dubourg. Le militant plaide pour que la chasse de toutes les espèces sur la liste UICN soit immédiatement interdite, comme la tourterelle des bois.

L’opinion publique commence à mesurer le décalage total entre les cadeaux faits aux chasseurs et cette réalité de la biodiversité qui agonise et qui est en souffrance.Allain Bougrain-Dubourg à franceinfo

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/les-chasseurs-obtiennent-la-baisse-du-prix-du-permis-national-et-une-nouvelle-gestion-adaptative-des-especes-chassables_2913789.html

Alain TEXIER

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4 Réponses to “Macron à l’oeuvre. Retraités et espaces protégés vont y laisser des plumes.”

  1. Hervé J. VOLTO août 28, 2018 à 9:29 #

    Tous pourris ? non pas Nicolas Hulo : il n’est pas assez intelligent pour l’être.

    LE ROI ET L’ENVIRONNEMENT

    Pour sauvegarder notre patrimoine naturel, il faudrait :

    1. Placer l’environnement au coeur des préoccupations Royales.
    2. Crééer plus dharmonie.
    3. Lutter contre les pollutions.

    1. Placer l’environnement au coeur des préoccupations Royales.

    Organiser les contre pouvoirs environnementaux, transformer le Service Central de Protection contre les radiations en autorité indépendante du Minsitère de l’Industrie, renforcer la concertation lors des enquêtes publiques, donner au Roi la charge de la médiateur de la république et permettre à tout citoyen de faire un recours auprès du Roi, rendre les pollueurs économiquement et pénalement responsables, défiscaliser les investissement utiles à l’environnement.

    2. Créer plus d’harmonie.

    Veiller à l’équilibre du territoire, reconquérir les paysages, privilégier les villes moyennes, réhabiliter les zones urbaines sinistrées, abattre les ZUP et promouvoir l’architecture douce, maintenir la vie dans les campagnes, promouvoir l’agriculture biologique, créer un Conseil de la chasse, de la pèche, de la nature et des traditions, sauvegarder le littoral, renforcer la lutte contre les incendis de fôret, protéger la faune, agir contre la souffrance des animaux.

    3. Lutter contre les pollutions.

    Multiplier les transports peu polluants, faciliter l’accès aux transport en commun (établir cosntitutionnellement la gratuité pour les personnes agées, les chomeurs et les fonctionnaires des forces de l’ordre), régler les problèmes de déchets, équiper le pays d’un réseau complet de sation d’épuration des eaux, lutter contre le bruit, diversifier les sources d’énergie.

  2. Hervé J. VOLTO août 28, 2018 à 9:35 #

    Mais la ssauvegarde de l’environnement, ce n’est pas seulement s’inquiéter du sort des animaux perdus, des forêts rasées et de l’air que l’on respire dans les villes mais c’est de l’aveuglement que de pleurnicher sur le réchauffement climatique, sur le CO2, sur le nucléaire ou l’automobile.

    Pour la survie du monde agricole, il faudrait:

    1. Favoriser l’équilibre financier des entreprises.
    2. Procurer de nouveaux débouchès à l’agriculture.
    3. Améliorer la situation des agriculteurs.
    4. Faire revivre le monde rural.

    1. Favoriser l’équilibre financier des entreprises.

    Rétablir la préférence communautaire dans l’attente de rétablir la préférence Française, assurer la succession des exploitants, accepter le caractère pluraliste de l’agriculture, créer un satut de pluri-actif agricole, instituer un moratoire des dettes.

    2. Procurer de nouveaux débouchés à l’agriculture.

    Rechercher l’autosuffisance alimentaire, miser sur la qualité du produit, développer les cultures à vocation industrielle, permettre aux producteurs agricoles d’écouler leur surplus de production sur les marchés locaux et dans les commerces de proximité en zone rurale, créer ou recréer et développer les foires et marchés agricoles et les commerces ruraux, favoriser le commerce de proximité.

    3. Améliorer la situation des agriculteurs.

    Engager une politique de prix permettants des revenu agricoles dignes, supprimer l’impôt sur le foncier non-bati, revaloriser les retraites, réduire la bureaucratie agricole, réduire la chaine de dsitribution alimentaire, rendre la liberté aux agriculteur (fin du système syndical, proportionelle intégrale pour les élections aux chambres d’agriculture).

    4. Faire revivre le monde rural.

    Lutter contre la désertication des campagnes et assurer les services publics en mileux rural, préserver les communes rurales, susciter la création de d’emplois à la campagne, développer l’animation scociale et culturel des campagnes, mettre en valeur le patrimoine chatelain Français (sur l’exemple des Chateaux de la Loire), freiner la pratique des remembrements, valoriser les forêts, promouvoir la pêche sportive, créer un Conseil de Pêche, Chasse, Nature et Traditions.

    Et il faudrait également s’alarmer vraiment de l’expansion démographique du Sud, de l’exode des Africains, du manque d’eau douce en Afrique Noire (actuellement désignée sous le pudique et hypocrite vocable d’Afrique subsaharienne) et d’autres sujets plus dignes d’intérêt les uns que les autres.

    Enfin, notre écologie spontanéiste, beaucoup moins connue, rarement bien comprise, renferme dans son harmonie naturelle tout le secret des paisibles bonheurs humains. Membre d’une famille à laquelle il doit tout, le phalangiste, Royaliste parce que Catholique et Français, se voue naturellement et quotidiennement à la prospérité de cette famille, tant corporelle que spirituelle, où le sort de chacun dépend de tous. La science et l’art de cette vie commune familiale, interfamiliale, humaine, s’appellent ou devraient s’appeler l’écologie et l’économie communautaires…

  3. Hervé J. VOLTO août 28, 2018 à 9:55 #

    Oui, on pourrait vraiement protéger notre patrimoine naturel (aux côtés de notre patrimoine culturel) en :

    Plaçant l’environnement au coeur des préoccupations gouvernementtales.
    Créant plus d’harmonie territoriale.
    Luttant contre les pollutions.

    Mais aussi en :

    Faisant revivre le monde agricole :

    Favoriser l’équilibre financier des entreprises en général et des entreprises agricoles en particulier.
    Procurer de nouveaux débouchés à l’agriculture.
    Améliorer la situation des agriculteurs.
    Faire revivre le monde rural.
    Défendre le patrimoine : refuser le déracinement culturel, valoriser le patrimoine monumental, architectural et archéologique, libérer fêtes religeuses Chrétiennes et reconstitutions historiques, réorganiser les musées.

    Il y a vraiment autre chose à faire que de se fixer passionnellement et exclusivement sur le nucléaire et sur l’automobile ( mais pas sur l’hélicoptère). Il brandit l’étendard de la transition énergétique, entretenant parmi ses admirateurs l’illusion d’une maîtrise par l’homme de phénomènes cosmiques qui le dépassent.

    Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) est un parti politique français, créé en septembre 1989 sous la forme d’une association. Son objectif est de défendre un certain nombre de valeurs traditionnelles de la France rurale, notamment la chasse. Ses fondateurs sont André Goustat, Jean Saint-Josse, Jean Seinlary et Pierre Fuziès. Eddie Puyjalon en est le président depuis mars 2016.

    Si Jean-Saint Josse ou Frédéric Nihous sont issus du RPR14, CPNT se déclare à l’origine comme mouvement indépendant mais en opposition totale au parti Les Verts15. Entre 1999 et 2004, CPNT siège au Parlement européen dans le groupe EDD aux côtés de partis de droite eurosceptiques. À l’occasion des élections européennes de 2009, CPNT a décidé de faire alliance avec le Mouvement pour la France (droite), présidé par Philippe de Villiers, qui combattait pour les Valeurs.

    La rencontre des responsables de la chasse francaise avec le Président de la République apparaît globalement positive sur de nombreux points. CPNT reste favorable à la baisse du permis national à 200 € et se félicite du maintien du cout du permis départemental, faute d’une diminution équivalente…

  4. Hervé J. VOLTO août 29, 2018 à 12:36 #

    Un dernier pour la route…

    La démission surprise du ministre de la Transition écologique et solidaire, numéro 3 du gouvernement, au micro de France Inter, le 28 août, aura été un coup de semonce !

    Si la fragilité de cet homme de 62 ans qui n’était peut-être pas fait pour être ministre rendait cette issue prévisible à plus ou moins long terme, sa notoriété (c’était la personnalité politique préférée des Français) en fait un événement médiatique majeur. Parce qu’elle arrive dans un contexte particulier et déjà compliqué pour Emmanuel Macron – après l’affaire Benalla et avant une rentrée budgétaire tendue –, c’est un coup politique dévastateur pour le Président. Outre la question délicate de son remplacement, le départ fracassant du ministre met à mal plusieurs fondamentaux du macronisme.

    Si Emmanuel Macron a pris acte d’une « décision personnelle », le Premier ministre a indiqué qu’il avait « aimé travailler » avec Nicolas Hulot. Pour limiter les dégâts, la majorité a mis en avant le bilan écologique de l’exécutif.

    -Avec Hulot, le Président pratique la méthode Mougeotte : c’est une vedette de la télé qu’il faut câliner», expliquait-on à l’Elysée à la veille de l’été.

    Cela n’a manifestement plus suffi.

    La démission fracassante du ministre de la Transition écologique et solidaire affaiblit ainsi le Président de la République, déjà aux prises avec une rentrée compliquée. Plusieurs de ses fondamentaux sont mis à mal…

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