« Si Macron est élu, c’est cinq ans de foutus » fut notre leitmotiv tout au long de la campagne électorale présidentielle de 2017.

1 Sep

La situation de notre pays, depuis, ne cesse de nous en démontrer le bien-fondé et fieffé mystificateur serait celui qui voudrait le nier.

Un nouvel exemple s’étale devant les yeux effarés des Français depuis quelques jours alors qu’ils ont rédigé leur déclaration de revenu au printemps dernier dans la perspective annoncée et, disons-le, imposée du fameux « prélèvement des impôts à la source« .

Deux jours à peine après avoir réaffirmé sa volonté de mettre en place la grande réforme sur le prélèvement de l’impôt, Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, a admis samedi 1er septembre que « l’arrêt » du prélèvement à la source n’était pas exclu. Un alignement sur la position d’Emmanuel Macron, qui avait déclaré jeudi vouloir finalement davantage de « réponses précises » avant de prendre une décision définitive (https://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2018/08/30/prelevement-de-l-impot-a-la-source-emmanuel-macron-hesite-encore_5348177_3234.html?).

Mais alors, pourquoi avoir tant désinformé les Français quant aux bienfaits de cette nouvelle démarche fiscale et avoir attendu la fin de l’été pour qu’à quatre mois seulement de l’échéance, le chef de l’Etat découvre qu’il ne disposait pas de toutes les réponses – les bonnes en tout cas – à ses questions sur la mise en œuvre du prélèvement à la source ?

En vérité, c’est moins la mesure elle-même que ses conséquences sur l’opinion qui inquiètent le chef de l’État ! De moins en moins favorable à l’action de l’exécutif, le contexte l’incite à la méfiance pour plusieurs raisons.

1. Le pouvoir d’achat, sujet de préoccupation n°1 des Français

Un récent sondage le confirme : les Français sont préoccupés par le pouvoir d’achat, et les mesures annoncées dimanche dernier par le Premier ministre, Edouard Philippe, ne sont pas de nature à les rassurer. Après avoir subi une hausse de la CSG, les retraités ont découvert par exemple que leurs pensions seront gelées, ou presque.

Avec la mise en place du prélèvement à la source, le mécontentement pourrait gagner les rangs des actifs, la catégorie sur laquelle le gouvernement assure mobiliser tous ses efforts. Une première vague de baisse des cotisations salariales a déjà agi – à la marge – sur les bulletins de salaire. Mais dès le mois d’octobre, la suppression de la contribution des actifs à l’assurance chômage devait permettre, théoriquement, une nouvelle revalorisation du pouvoir d’achat.

Or trois mois plus tard, les gains financiers pour les uns, et en popularité pour les autres, passeront artificiellement par pertes et profits du prélèvement à la source. En janvier 2019, le salarié ne pourra que constater la baisse substantielle de son salaire, même si, en réalité, la nouvelle mesure fiscale ne fera rien gagner ni perdre. Mais le sentiment d’une baisse du pouvoir d’achat sera, lui, réel.

Les économistes mettent d’ailleurs en garde sur l’impact du prélèvement à la source sur la croissance…

2. Le risque d’un bug

Même si Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics assure que tout est prêt, un tel chantier ne peut manquer de réserver bien des surprises ((https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/06/06/prelevement-de-limpot-a-la-source-quelques-mauvaises-surprises-sont-a-attendre/)). En terme d’image, et elle se détériore, un accident industriel serait calimiteux.

3. Le risque d’un « référendum anti-Macron » aux Européennes

Le scrutin à un tour des Européennes aura lieu le 26 mai, autant dire que la mise en œuvre du prélèvement à la source surviendra en pleine campagne électorale.
Jean-Luc Mélenchon qui compte bien exploiter les effets de cette révolution fiscale a déjà annoncé la couleur : pour lui, même s’il propose ainsi de détourner totalement le scrutin de sa véritable fonction, les Européennes seront un « référendum anti-Macron ». 

S’ajoute à cela l’exaspération d’un nombre grandissant de Français face aux litanies pro-européistes d’Emmanuel Macron et à son militantisme en faveur de l’accueil de migrants toujours plus nombreux alors qu’un axe de résistance à l’immigration est en train de se mettre en place avec efficacité (mais sans la France) de Budapest à Rome.

En cas de revers dans les urnes, la majorité sortira gravement affaiblie de la consultation et lui…avec. Bref, il n’y a probablement que des coups à prendre dans cette affaire ! 

Que diable les Français qui ont élu ce charlatan sont-ils allé faire dans cette galère ?

Le 1er septembre 2018.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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5 Réponses to “« Si Macron est élu, c’est cinq ans de foutus » fut notre leitmotiv tout au long de la campagne électorale présidentielle de 2017.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 1, 2018 à 6:44 #

    S’agit-il de reculer… pour mieux reculer ?

    A l’intérieur… à quatre mois de l’entrée en vigueur, le Président lui-même déclare conditionner à des « clarifications » sa « décision finale » de lancer le prélèvement à la source (mesure votée par le Parlement à l’automne 2016 !) : ça sent le roussi.

    Emmanuel Macron veut « voir en détail » ce que le nouveau mode de paiement de l’impôt sur le revenu « veut dire pour chaque salarié ». C’est tout vu ! Ressources du foyer devinables par l’employeur. Bénéfice retardé des crédits d’impôts. Renvoi de la balle entre entreprise, expert-comptable, éditeur de logiciel de paye et administration fiscale en cas d’erreur de calcul. Confusion pour les employés à domicile. Ponction des jeunes actifs dès leur premier salaire, sans leur laisser une année pour mettre un peu de côté. Désillusion des contribuables qui avaient cru à tort se débarrasser de la corvée de déclaration de revenus et se retrouveront avec des régularisations tardives et incompréhensibles. Et encore, à supposer que la bascule s’effectue sans bug, et sans même évoquer les moyens et le temps consacrés par les entreprises à leur nouvelle tâche de percepteur…

    Tout cela est prévisible depuis longtemps. Le chef de l’Etat aurait pu dire stop très vite. Il n’avait aucune obligation de se fourrer dans ce guêpier, n’ayant rien promis sur la retenue à la source pendant la campagne. Mais pendant plus d’un an, Emmanuel Macron s’est laissé bercer par les technocrates de Bercy qui avaient vendu leur « chef-d’œuvre » à son prédécesseur, dont on connaît le goût immodéré pour les joujoux fiscaux. Il est désormais acculé. Prendra-t-il le risque d’aller au casse-pipe en janvier ? Ou renoncera-t-il en septembre, alors qu’il mise tout son mandat sur sa capacité à réformer ? Le piège, qu’il s’est tendu tout seul, se referme, comme une plante carnoivore.

    A l’extérieur, l’avenir de l’Europe c’est le Groupe de Visegrade, axe Hongrie-Slovaquie-République Tchèque-Pologne. Cette opposition commune à la politique euro-mondialiste islamisante de l’Union se comprend d’autant mieux, qu’il y a 30 ans, ces membres du défunt Pacte de Varsovie, subissaient les oukases de Moscou et qu’aujourd’hui, dans ce même esprit, il n’est pas question pour ces Pays de Visegrade de subir les diktats de Bruxelles, de Berlin et encore moins de Paris ! L’échéance de mai 2019 va donc être la première confrontation à l’échelle européenne entre le populisme et le « parti de Davos » , celui de l’oligarchie mondialiste. Ce que le Président Macron, volontaire mais immature, oublie, c’est la résilience que les pays de l’ancienne Europe de l’Est ont encore gardée en mémoire et que n’avait plus les Français, l’occupation nazie étant beaucoup plus lointaine dans les esprits, mais qui se réveille sous l’effet des giffles terroristes…

  2. Hervé J. VOLTO septembre 1, 2018 à 6:46 #

    -Notre objectif est d’aider là où il y a des problèmes, en Afrique notamment, pas d’apporter les problèmes chez nous ! Il y a actuellement deux camps en Europe et l’un est dirigé par Macron . Il est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous qui voulons arrêter l’immigration illégale (Vicktor ORBAN, mardi 28 aout 2018, à Milan)

  3. Hervé J. VOLTO septembre 1, 2018 à 6:55 #

    dans tout ce bo… oucan médiaitico-politique, une bonne nouvelle est passèe en sourdine : Le gouvernement veut supprimer les exonérations de charges sociales pour les employeurs de travailleurs saisonniers ! Le Projet de loi de finances prévoit de supprimer l’exonération de cotisations sociales dont bénéficient les agriculteurs qui emploient des travailleurs saisonniers. Espérons que celà ne révèle pas une imposture de plus…

  4. Hervé J. VOLTO septembre 1, 2018 à 6:57 #

    Un dernier pour la route… sur l’immigration, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a troqué le discours de gauche classique contre une approche plus prudente tenant compte du DURCISSEMENT DE L’OPINION. L’expression d’une gêne ?

  5. Hervé J. VOLTO septembre 1, 2018 à 7:02 #

    Côté Droite, A l’occasion de leur rentrée, le patron de LR a lâché ses coups contre le chef de l’Etat et la présidente de la région Ile-de-France a durci le ton. Chacun a aussi affiné son positionnement : entre laurent Wauquiez et Valérie Pécresse, un match à distance.

    car, au Mont Mézenc, Laurent Wauquiez a « dit à Emmanuel Macron qu’il est plus que temps de rendre l’argent aux Français ». Outre le pouvoir d’achat, il a mis l’accent sur la crise ses migrants. « Les Français refusent d’être étrangers chez eux », a déclaré le président des Républicains. « Après quinze mois de pouvoir, le gouvernement s’essouffle. La tentation d’exercice solitaire du pouvoir gagne Emmanuel Macron », a dénoncé, vénéneuse, Valérie Pécresse.

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