Face à l’abîme, Emmanuel Macron a eu le vertige.

4 Sep

Il avait pourtant sérieusement pensé à ce grand chambardement…qui n’a pas eu lieu. Mais, face à l’abîme, Emmanuel Macron a eu le vertige et il a renoncé à faire tomber les têtes qui auraient dû rouler dans la sciure ! Pourquoi garder son altesse sénilissime Gérard Collomb à l’Intérieur, pourquoi ne pas se défaire de la fourbe et inquiétante* Françoise Nyssen à la Culture et de l’incompétente Agnès Buzyn à la Santé ? La réponse est simple : le vide. Autrement dit, PAR QUI LES REMPLACER IMPROMPTU ? C’est là le drame de tout pouvoir personnel sans base politique véritable et sérieuse. Question de réalisme, la Macronie ne disposant pas de poids lourds en réserve.  » Détruire l’équilibre du gouvernement pourrait être bénéfique si on disposait d’un banc de touche exceptionnel. Mais ce n’est pas le cas « , se désole un responsable de la majorité auquel il pourrait être répondu :  » Mais qu’alliez-vous faire dans cette galère ? « 

Seule la substitution de François de Rugy à Nicolas Hulot s’avère a priori sécurisante pour Emmanuel Macron : cet écologiste d’affichage (comme toute sa carrière l’a montré), qui lui doit presque tout, ne lui fera aucune ombre, trop occupé à bénéficier, à la façon d’un Jean-Vincent Placé, des ors et autres prébendes de la République. Quant au départ inopiné de la ministre des sports, Laura Flessel (Qui ?), ce n’est même pas une anecdote. Tout juste un froufrou. Sauf qu’elle serait en lien avec une affaire de…fraude fiscale.

En parallèle de cette gestion faiblarde de crise dont il se serait bien passé, le président reste attendu sur un dossier autrement épineux. La décision de reporter ou non le prélèvement à la source doit en effet être prise rapidement, après une réunion à l’Elysée avec Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics. Elle donnera une indication sur l’état d’esprit du chef de l’Etat dont nous disions, il y a peu, qu’il est assez sombre. En attendant la reprise des investigations sénatoriales et judiciaires dans la sordide affaire Benalla…

Alors, encore un peu de patience et vous saurez à quelle sauce vous serez mangés.

Le 4 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Ses liens avec l’anthroposophie semblent avérés.

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2 Réponses to “Face à l’abîme, Emmanuel Macron a eu le vertige.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 4, 2018 à 2:52 #

    Remaniement : François de Rugy remplace Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et Roxana Maracineanu succède à Laura Flessel au ministère des Sports.

    Le suspense n’a pas duré longtemps. A 12 heures 50, l’Elysée a annoncé comme prévu ce mardi dans un communiqué que François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, remplace Nicolas Hulot au poste de ministre d’etat, ministre de la Transition écologique et solidaire. Par ailleurs Laura Flessel, qui a annoncé ce même mardi sa démission pour retrouver «des engagements passés, justement tournés vers l’humain, la solidarité et la coopération internationale » (le Premier ministre l’avait appris dès lundi) est remplacée par la championne de natation Roxana Maracineanu, au poste de ministre des Sports.

    Confronté depuis une semaine à la nécessité de trouver un remplaçant à Nicolas Hulot, Emmanuel Macron s’est retrouvé bien seul, coincé entre l’ancien monde, avec lequel il a rompu, et le nouveau, encore peu expérimenté. Un mois après l’affaire Benalla, première crise d’ampleur du quinquennat, l’exécutif a connu une rentrée agitée la semaine dernière, rythmée par les propos d’Emmanuel Macron sur le «gaulois réfractaire», la nomination de l’écrivain Philippe Besson au poste de consul de France à Los Angeles – perçue comme un «fait du prince» – ou encore une mise en garde du «Monsieur Patrimoine», Stéphane Bern.

    Autre dossier épineux sur lequel le chef de l’Etat est attendu, la question du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source dont l’entrée en vigueur, initialement prévue pour le 1er janvier 2019, pourrait être reportée…

  2. Hervé J. VOLTO septembre 4, 2018 à 3:53 #

    En parallèle de cette gestion faiblarde de crise dont il se serait bien passé, le président Macron reste attendu sur un dossier autrement épineux. La décision de soutenir en Lybie un autre gouvernement que celui reconnu par l’ONU, que l’Italie soutient, vaut à Emmanuel Macron l’accusation italienne de favoriser, aux côtés de l’Arabie Saoudite, la Turquie et de l’Egypte, un gouvernement fantoche favorable aux rebels, au grand déplaisir des italiens, qui voient leurs intérets en Lybie fragilisés.

    Dans tous les cas, la guerre civile qui reprend en Lybie pourrait valoir à l’Union Européenne un nouvel afflut d’immigrés nord-africains…

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