Vive le CER !

5 Sep

Alleluia ! Tous nos lecteurs savent avec quelle force nous militons, depuis la fondation du Conseil dans l’Espérance du Roi, pour une authentique réforme des études médicales comprenant la remise en question sans compromis du fameux numerus clausus, établi par la loi en 1971 et qui visait à adapter…la demande de soins à l’offre. Une absurdité comptable alors que les besoins de la population ne cessent de croître, ne serait-ce que par l’allongement de l’espérance de vie, par ailleurs tant vantée par nos responsables politiques. Mais ces gens-là ne sont pas à une contradiction près.

Notre ami Hippocrate ne cesse de le dénoncer, preuves à l’appui, depuis six ans et demi :

HIPPOCRATE

Or, nous venons d’apprendre que le gouvernement nous a enfin entendu et souhaite désormais mettre fin au numerus clausus ainsi qu’au concours en fin de première année, tel qu’il existe actuellement. Dans chaque université, les étudiants passeront, comme partout ailleurs, des partiels, qui leur permettront d’aller en deuxième année.

Le concours actuel, qui sélectionne un candidat sur sept, aboutit inexorablement à la paupérisation de la santé en France mais aussi, et l’absurdité de ce fait ne vous échappera pas, à l’importation de nombreux médecins à diplômes étrangers dont la formation s’avère souvent, à l’usage, incomparablement moins bonne qu’en France. En 2017, sur les près de 60 000 candidats, seulement 8 200 ont été reçus en médecine, soit à peine 15% des participants.

Toutefois, l’idée n’est pas de supprimer purement et simplement le numerus clausus pour laisser la porte ouverte à une dérégulation du nombre de médecins. Une déferlante étant difficilement envisageable du fait que les universités ne pourront pas accueillir tous les candidats. Sur le terrain, pas sûr non plus de trouver autant de stages que d’étudiants. Deux situations qui pourraient limiter naturellement l’ouverture.

Pour remplacer le système actuel, le concours serait remplacé dans chaque université par des partiels classiques. Ensuite, deux options sont envisageables. Soit le gouvernement ouvre complètement les vannes, ce qu’on appelle le numerus apertus, et alors libre à chaque université de former autant de médecins qu’elle le souhaite. La seconde option est de garder une forme de sélection, en fin de troisième année, avec, peut-être, un concours. Sur ces deux options, la question n’est pas encore tranchée.

Les recalés n’auraient pourtant pas « perdu leur temps », car ils bénéficieraient de passerelles pour se diriger vers d’autres débouchés dans les métiers de la santé, a indiqué une source proche du dossier. Mais il ne faut pas perdre de vue que les effets d’une telle réforme ne se verraient que dans 10 ans…La durée minimale de formation des médecins.

L’un des meilleurs exemples de l’adage : « gouverner, c’est prévoir » ! Il serait temps que le gouvernement de la France s’en empare.

Le 5 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Publicités

2 Réponses to “Vive le CER !”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 5, 2018 à 11:40 #

    Exellant ! Pour sauvegader la santé, il faudrait globalement :

    1.Assurer la pérénité et la qualité des soins.
    2. Améliorer la santé publique.
     
    1. Assurer la pérénité et la qualité des soins.

    Confirmer le principe d’exellance dans les études médicales, adapter le nombre ds médecins à la population à soigner, préserver le caractère libéral des professions de santé, conforter le rôle du médecin généraliste, maintenir la médecine en milieux rural, revaloriser le statut du personnel infirmier, améliorer le système hospitalier, ouvrir de nouveaux droits aux malades Français, réserver aux seul Français l’accès aux emplois médicaux.

    2. Améliorer la santé publique.

    Renforcer la prévention, prendre en compte la longévité accrue de la population, renforcer les mesures d’hygiènes physique et mentale, maîtriser l’épidémie du SIDA, combattre la drogue, lutter contre l’importation des maladies, suborner la recherche médicale et l’industrie pharmaceutique, comme toute la medecine au respect de l’éthique et de la morale Chrétiennes.

  2. Colette B. septembre 6, 2018 à 12:36 #

    La sélection en 3è année existe déjà, lorsque les étudiants découvrent enfin le milieu médical, il y a une découverte pour certains qui les dissuade de poursuivre: si on leur faisait faire des stages dès la première année de fac. comme dans le passé très lointain?
    D’autre part, pourquoi ne pas faire pour les diplômes universitaires et surtout de médecine comme les diplômes militaires: les Saint Cyriens étrangers ne peuvent pas intégrés nos Armées… Surtout sur le plan médical: on devrait considérer comme un devoir d’interdire aux médecins étrangers d’exercer en France: petit détail en temps qu’étranger ils ne sont pas soumis au Numerus clausus!!!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :