Nous l’avons déjà dit mais répétons-le : l’Union européenne est bien une organisation criminelle.

7 Sep

Une enquête, rendue publique mardi 4  septembre par l’organisation non gouvernementale (ONG) Générations futures, menée sur la base du programme de surveillance européen coordonné par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (European Food Safety Authority, EFSA), le démontre : près des deux tiers des résidus de pesticides détectés dans l’alimentation européenne sont le fait de molécules suspectées d’être des perturbateurs endocriniens.

Le constat de l’association est de nature à reposer la question des risques chroniques potentiels pour le consommateur liés à la présence de traces ténues de produits phytosanitaires dans l’alimentation.

Pour l’EFSA, les résidus de pesticides présents dans 96,2  % des échantillons d’aliments testés en  2016 par les Etats membres de l’Union européenne se situent dans les limites légales, c’est-à-dire contenant une concentration de substances actives inférieure aux limites maximales de résidus (LMR). Les risques liés à ces résidus sont donc considérés comme  » faibles «  par l’EFSA et par la plupart des agences de sécurité sanitaire.

En réalité, c’est un mensonge !

Car Générations futures fait valoir qu’un certain nombre de ces pesticides sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens et sont ainsi susceptibles d’avoir des effets inattendus, à des niveaux d’exposition inférieurs aux valeurs définies par les réglementations européennes.

En effet, explique l’association dans son rapport, la fixation de limites réglementaires  » suppose que les pesticides n’ont pas d’effet en dessous d’un certain seuil « .  » Or, les pesticides perturbateurs endocriniens ne répondent pas forcément au principe généralement admis en toxicologie classique selon lequel la dose fait le poison, et que, en dessous d’un certain seuil, il n’y a aucun effet toxique « , ajoute l’association.

 » Avec les perturbateurs endocriniens, ce n’est pas la dose qui fait le poison mais plutôt la période d’exposition «  – le fœtus, le nourrisson, les adolescents ou encore les personnes âgées étant les plus vulnérables. Ce constat est largement consensuel dans la communauté scientifique académique.

Il a d’ailleurs été repris par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui, dans son rapport de décembre  2017 sur les perturbateurs endocriniens, précisait que  » les recherches de ces dernières années confirment la dissociation entre la dose et l’effet des perturbateurs endocriniens, cumulée avec les effets dits “cocktail”, et remettent en question les raisonnements classiques de la toxicologie « .

Or, ce sont précisément les principes de la toxicologie classique qui sont aujourd’hui utilisés par les agences réglementaires pour calculer les valeurs d’exposition présumées sûres. Nous n’avons cessé de dénoncer ces désinformations de l’Union européenne:

« Petite mise au point sur les perturbateurs endocriniens » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/03/26/petite-mise-au-point-sur-les-perturbateurs-endocriniens/ 

« Perturbateurs endocriniens, les preuves s’accumulent » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/10/03/perturbateurs-endocriniens-les-preuves-saccumulent/

 » L’Union européenne est une organisation criminelle » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/09/18/mettez-vous-bien-ceci-en-tete-lunion-europeenne-est-une-organisation-criminelle/)

« L’Union européenne est une association de malfaiteurs » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/11/29/nous-ne-cesserons-pas-de-le-dire-lunion-europeenne-est-une-association-de-malfaiteurs/

 » Communiqué de la Société d’endocrinologie à propos des perturbateurs endocriniens « 

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/06/15/communique-de-la-societe-dendocrinologie-a-propos-des-perturbateurs-endocriniens/

Au total, le programme européen de surveillance coordonné par l’EFSA a recherché 881  molécules différentes dans 84 657 échantillons d’aliments, sur lesquels 109 843 résidus de pesticides ont été quantifiés (350 des 881 molécules ciblées ont été quantifiées au moins une fois). Générations futures a recherché, parmi ces 350 molécules, lesquelles avaient fait l’objet d’au moins une publication scientifique mettant en évidence des effets de perturbation endocrinienne.

C’est le cas pour 157 d’entre elles, selon le décompte de l’association. A partir des données de l’EFSA, Générations futures indique que ces 157  molécules sont à l’origine de 69 433 résidus quantifiés, soit 63,21  % du total. Pour François Veillerette, porte-parole de l’association, la conclusion est que  » les voies d’exposition par l’alimentation doivent donc absolument être considérées par les autorités « .

La toxicologie classique est de plus en plus bousculée par de profonds changements de paradigmes scientifiques. Dans une étude publiée en juin dans la revue Environmental Health Perspectives, une équipe de chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) montrait par exemple que des rongeurs mâles exposés à six pesticides communs, à des doses considérées comme sans effet nocif par les agences réglementaires, développaient des troubles métaboliques évocateurs du diabète : prise de poids doublée par rapport aux animaux non exposés, taux de cholestérol et glycémie à jeun élevés, accumulation de graisse hépatique.

Les perturbateurs endocriniens sont suspectés d’être l’une des causes de l’augmentation de certaines maladies non transmissibles (cancers hormono-dépendants, troubles neuro-comportementaux, infertilité, obésité et diabète, etc.) dans la population générale. La question de leur inclusion – au même titre que les cancérogènes, les mutagènes et les reprotoxiques – dans la réglementation européenne est au cœur d’un long feuilleton bruxellois qui dure depuis près de vingt ans. Et n’en finit pas tant les intérêts financiers en jeu sont importants et priment sur la santé publique.

Il n’y a donc rien à changer au titre de notre article…

Le 7 septembre 2018.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

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Une Réponse to “Nous l’avons déjà dit mais répétons-le : l’Union européenne est bien une organisation criminelle.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 7, 2018 à 8:18 #

    Moi, je ne vous dirai qu’une suel chose : j’ai travaillé au sein du service de sécurité de l’EFSA dont le siège est à Parme, en Italie ! J’ai vu beaucoups de partique administrative mais peu de contrôle sanitaire effectifs. Il y avait bien des vétérinaires, mais peu de laboratoires…

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