Rien ne va plus avec la dette abyssale de la France.

8 Sep

Plus ça va…moins ça va et l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir n’y change rien.

En voici un dernier exemple qui s’avère,  » En même temps « , un coup dur comptable pour le gouvernement. Car l’Insee vient de changer la définition comptable de SNCF Réseau, l’entité en charge de gérer le réseau ferré.

Jusqu’à présent, elle était considérée comme une entreprise publique normale avec des dépenses et des recettes. Mais les subventions publiques sont devenues tellement importantes dans le rail (elles représentent désormais plus de la moitié des recettes) que l’on doit maintenant parler d’une authentique administration publique…(Lire « Les dettes de la SNCF que l’on nous cache » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/16/les-dette-de-la-sncf-que-lon-nous-cache-mais/).

Et cette domination change tout. Si SNCF Réseau est une administration publique alors sa dette est publique. Elle doit donc être comptabilisée dans la dette de l’État Français et c’est une mauvaise nouvelle. (Lire « Les dettes de la SNCF que l’on nous cache » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/04/16/les-dette-de-la-sncf-que-lon-nous-cache-mais/).

La dette de SNCF réseau représente près de 40 milliards d’euros à intégrer dans la dette de la France.
Sur le plan comptable, la dette de la France vient donc de passer de 96,6% du Pib à 98,5% du PIB et on est donc tout proche des 100%. Et vu le déficit de la France qui continue, il est possible que l’on soit en train de passer cette barre des 100% du PIB, ce qui symboliquement est un choc.

Mais ce nouveau traitement comptable de SNCF Réseau n’a rien à voir avec la réforme de la SNCF du printemps dernier. En fait, cela minimise la portée du cadeau d’Emmanuel Macron à la SNCF. Voyant bien que l’État allait être obligé de prendre à sa charge la dette de SNCF Réseau, il a pris les devants en disant « Cadeau, je reprends la dette, en échange de la réforme« . Donnant, donnant.

En revanche, une dette atteignant 100% du PIB affaiblit la position du chef de l’Etat aux yeux des Français mais, plus encore, de l’étranger.

En effet, avec une croissance particulièrement faiblarde, la réduction du déficit n’en sera que plus difficile. Et, une dette à plus de 100% du PIB, il n’y a en Europe que quatre pays sur 28 qui osent : Grèce, Italie, Portugal, Belgique et bientôt la France !

Mais, après tout, ce n’est pas si grave car ce sont nos enfants et petits-enfants qui paieront…

Le 8 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Rien ne va plus avec la dette abyssale de la France.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 8, 2018 à 1:22 #

    Louis Aliot (RN): -Je ne laisserai pas Emmanuel Macron se déclarer progressiste !

    En effet, comme il le décalre lui-même :

    -Notre objectif est de rebâtir la confiance en Europe sur des bases saines. Aujourd’hui, les Français veulent pouvoir être les maîtres de leur destin. Ils veulent que la France reste la France. Et les Européens veulent que l’Europe reste l’Europe. L’Union européenne n’est pas l’Europe.

    Pressenti parmi d’autres pour mener la liste Rassemblement National (RN) aux européennes, le député des Pyrénées-Orientales et vice-président du parti appelle à ne pas laisser le monopole du « progrès » à Emmanuel Macron. De manière inédite, Louis Aliot défend l’utilité de l’Europe en matière économique, culturelle, technologique, rompant clairement avec la ligne souverainiste défendue par le parti de Marine Le Pen jusqu’en 2017, en particulier par Florian Philippot.

    Nous sommes, tout au contraire, des pragmatiques désireux de donner un avenir meilleur à nos enfants, constatant qu’Emmanuel Macron et ses semblables en Europe n’ont fait que précipiter le déclin de nations qui occupaient autrefois les premières places dans le concert mondial. En revanche, comment donner tort à Richard Ferrand quand il déclare qu’au fond, « les Françaises et les Français ont le choix entre l’Europe que porte le président Emmanuel Macron (Merkel et Sanchez en Espagne) et l’Europe d’Orban, Salvini et compagnie » ?

    Culture, transport, nucléaire…Vieille habitude nationale que ces petits tours de passe-passe budgétaire permettant de faire financer des politiques 100 % publiques par des acteurs extérieurs, plus ou mois privés, plus ou moins sous tutelle. Peu importe, tant que cela ne se voit pas trop au bilan de l’Etat. Lequel peut ainsi cultiver une image de gestionnaire bon père de famille.

    Ca marche, jusqu’au jour où on se fait rattraper par la patrouille. En l’occurrence, le gendarme comptable européen Eurostat, qui a sommé la France de requalifier une partie de la dette de la SNCF et d’Areva (devenue Orano) en dette publique. Ô surprise, l’endettement de la France n’est donc plus de 96,8 % en 2017 mais de 98,5 % du PIB.

    Une vraie mauvaise nouvelle pour la jeunesse française qui n’a pas fini de la rembourser.

    Pour la puissance économique, il faudrait :

    1. Mettre en cause les aspects néfastes du libre-échangisme mondial.
    2. Retrouver la cohérence économique par la baisse des dépenses publiques.
    3. Retrouver la prospérité en libérant l’économie, ce qui signifie une baisse massive des impots sur le revenu et sur les sociétés.

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