Ils en sont arrivés à mobiliser le Théâtre du Rond-Point pour tenter leur « déradicalisation » !

9 Sep

Nos responsables politiques auront décidément tout essayé pour aller jusqu’au bout de leur illusion…Mais ils auraient mieux fait de nous écouter (Lire « La meilleure déradicalisation c’est…l’expulsion » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/09/16/bulletin-climatique-quotidien-16-septembre-2016-de-la-republique-francaise/).

En juin dernier, le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) organisait, au Théâtre du Rond-Point à Paris, un spectacle pour une centaine d’élèves issus d’établissements d’Ile-de-France : on devait y rire…tout en parlant de Djihad. Une pièce du metteur en scène Ismaël Saidi, déjà applaudie par quelques milliers d’élèves au cours de l’année écoulée. Objectif : développer un « contre-discours » sur l’enfermement religieux et ses potentielles dérives violentes, tout en respectant les convictions et en faisant émerger distance et esprit critique. UNE AUTHENTIQUE MYSTIFICATION.

Le défi est tout sauf neutre pour le ministère de l’éducation nationale. Dans cette pièce de théâtre, on parle terrorisme, haine, discriminations, mais aussi interdits religieux, halal et foi. « Un mécréant, c’est comme un flic en civil ! », se moque ainsi un des acteurs. « Mais toi tu as un détecteur de mécréants ? », lui rétorque un autre dans ce scénario qui raconte les aventures de trois jeunes attirés par le front irako-syrien. Les réactions à l’issue de la pièce, ce jour-là, diffèrent selon la religiosité des adolescents : de quelques enthousiastes à beaucoup d’offensés, chez les plus pratiquants.

« Il n’y a pas de formule magique, dit Muriel Domenach, la patronne du CIPDR. On ne va pas déradicaliser des jeunes comme on déprogrammerait un logiciel. L’objectif est d’articuler les démarches éducatives, sociales et sécuritaires en encourageant un contre-discours en amont. »

Ben voyons !

Une articulation inscrite au cœur du plan national de prévention de la radicalisation, adopté le 23 février, qui consacre dix de ses soixante mesures au champ de l’école : il y est notamment question de « défendre les valeurs de la République » (rien de moins), de renforcer le contrôle du privé hors contrat ou encore de systématiser l’éducation aux réseaux sociaux et aux médias. Le sujet devait à son tour être abordé, jeudi 12 juillet, lors d’un colloque à l’Assemblée nationale mêlant professionnels de terrain, chercheurs et politiques, pour interroger « la place de l’éducation, de la culture et du sport (sic) dans la prévention de la radicalisation ». Tant de naïveté laisse pantois…

En réalité, il demeure difficile de recenser, précisément, les initiatives menées à bien au sein des établissements. Au ministère de l’intérieur, on fait état de six « conventions nationales » qui irrigueraient des « dizaines » de collèges et de lycées. Du côté du ministère de l’éducation, on préfère parler d’une « montée en puissance » (doux pléonasme). L’action des professeurs ou documentalistes est toutefois surtout axée sur l’éducation aux médias ou le vivre-ensemble.

« Chez les enseignants s’exprime clairement la volonté de se saisir de la problématique, estime la députée (La République en marche) de Haute-Garonne, Sandrine Mörch, qui compte parmi les organisateurs du colloque à l’Assemblée. Mais beaucoup ont peur de ne pas être assez outillés pour répondre aux jeunes ; d’autres invoquent le manque de temps, de valorisation… Il leur faut du soutien et de la visibilité. Cela choque parfois quand je le dis, mais c’est dès la maternelle qu’il faut pouvoir mener ce travail de prévention. » Nous pensons même que c’est AVANT LA NAISSANCE !

A Taninges (Haute-Savoie), Rose-Marie Farinella a par exemple choisi, tenez-vous bien, d’initier ses élèves à la « chasse aux fausses infos » dès le CM2 : « Cela peut sembler tôt, reconnaît cette ex-journaliste, mais, à cet âge, les enfants sont pleins de questions et s’investissent à fond… Je trouve utile d’agir avant la période critique de l’adolescence. » Huit de ses élèves formés en atelier à distinguer « l’info de l’intox » ont reçu, fin juin, leur diplôme d’« apprentis hoaxbuster ». « Même à 10 ans, pour cette génération Internet, les théories complotistes sont déjà ancrées chez certains, dit l’enseignante. Il est impératif de leur donner la parole. » AVANT LA NAISSANCE, vous dis-je.

« Créer un espace de dialogue » : c’est aussi l’objectif de Sophie Mazet, enseignante dans un lycée de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Dans ses ateliers d’« autodéfense intellectuelle »(sic), lancés en 2010, les lycéens volontaires débattent de tout – racisme, antisémitisme, homophobie… – et développent une « boîte à outils » contre les théories du complot. « Face à la complexité du monde, quoi de plus tentant pour nos jeunes qu’un discours manichéen qui donne, de surcroît, le sentiment d’être les plus malins ? », interroge-t-elle.

Comme une partie du corps enseignant, Sophie Mazet n’est pas cependant tout à fait à l’aise avec les signalements d’élèves pour « suspicion de radicalisation », encouragés par l’institution : « L’enseignant est là pour expliquer, mettre en perspective, dialoguer… On ne peut pas faire peser sur lui la responsabilité du repérage.» Et, pourquoi pas, de la délation : on veut bien changer le moteur de la bagnole mais, surtout, sans mettre les mains dans le cambouis !

« Dès le collège, on peut avoir face à nous des élèves déjà ancrés dans des pratiques religieuses, mais ils n’en sont pas moins capables de réfléchir sur leurs croyances », témoigne Antoine Combes, enseignant à Toulouse. Avec ses 3e, il a lui aussi relevé le « pari de questionner les sources d’information » qui « se résument » souvent à YouTube. « Les sujets abordés ne sont pas simples. Il y a encore, chez quelques-uns de mes élèves, l’idée que Mohamed Merah, un “gamin du quartier”, a fait une “grosse bêtise”… » 

Eléonore Ward porte, elle, pour le compte de la Ligue de l’enseignement, à Paris, un concours pédagogique – Alter Ego Ratio – autour des valeurs républicaines. Une quarantaine de lycées franciliens y ont pris part cette année. « Ce type d’initiative ne peut être imposé de manière verticale,observe-t-elle. On sent les enseignants à l’aise avec des projets sur l’égalité, la tolérance, l’antiracisme… Mais ils le sont moins dès lors qu’il s’agit d’aborder la radicalisation, surtout quand la religion s’en mêle. »

D’autant qu’un réel flou existe sur leur définition même de « radicalisation » et le type de « radicalités » à prévenir. Religieuses ? Politiques ? Les enquêtes les plus récentes mêlent souvent ces différentes dimensions. « C’est la position de la recherche internationale, défend Séraphin Alava, professeur en sciences de l’éducation à Toulouse. Le défi dépasse la seule montée de l’islamisme radical ; il nous faut trouver des outils et réponses communs aux formes de pensées et d’actions violentes qui se développent. » Comprenez  » un coup à gauche, un coup à droite. Un coup contre l’islamisme et un coup contre le patriotisme « .

A l’université, le « contre-discours » fait en revanche l’objet de peu d’initiatives étiquetées « prévention de la radicalisation ». Les enseignants-chercheurs font état d’un grand nombre d’actions en direction des étudiants, mais avec des facettes très diverses dont plusieurs ne sont que des fadaises: semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, ateliers sur l’interculturalité, la société inclusive… Sans compter le « développement de l’esprit critique », perçu comme la première promesse de l’enseignement universitaire.

La « systématisation » récente d’un « référent radicalisation » dans les facs pose par ailleurs question. Son rôle pourrait s’orienter vers les signalements, mission que nombre d’universitaires se refusent à remplir, comme nous le disions des enseignants en général. « Nous en sommes à un stade balbutiant pour définir cette fonction », prévient Emmanuel Roux, de la Conférence des présidents d’université. « Nous n’avons pas les moyens de suivre cet émiettement des “référents” »,estime par ailleurs Christine Rivalan-Guégo, vice-présidente à Rennes-II, qui va endosser cette « casquette » en plus de celles sur la laïcité, le racisme et l’antisémitisme, ou encore les violences sexuelles…Nous lui souhaitons bon courage.

Pour Jérôme Ferret, sociologue à Toulouse, franchir une étape supplémentaire s’impose néanmoins. « La question [du contre-discours] doit être abordée de manière frontale en première année avec un enseignement sur les radicalités, les théories du complot, plaide le chercheur. Nous avons changé d’époque. On sent bien une contestation nouvelle de nos étudiants envers le savoir institué et une attirance de la jeunesse pour toutes les formes de radicalité. » (Lire https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/02/17/islam-et-science/  mais aussi https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/06/15/sachez-le-lislam-fait-de-plus-en-plus-regner-la-terreur-dans-les-ecoles-de-la-republique/ ). En réalité, il ne s’agit plus de mettre sur pied un  » contre-discours  » mais de prendre enfin des mesures courageuses de salubrité publique.

Mais n’oubliez pas que toutes ces niaiseries ont un coût. Alors que la déradicalisation par l’expulsion règle définitivement le problème…en un coup.

Le 9 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Ils en sont arrivés à mobiliser le Théâtre du Rond-Point pour tenter leur « déradicalisation » !”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 9, 2018 à 10:24 #

    1.Réformer le code de nationalité : ni maçonnique, ni islanique, la France est Catholique !
    2. Protéger l’identité nationale.
    3. Arréter toute nouvelle immigration non Chrétienne.
    4. Préférence nationale: arréter les pompes aspirantes!
    5. Organiser le retrour des immigrés dans leur pays d’origine.

    Et celà ne suffit pas, appliquer le controile des banlieues, quartiers, par quartier, tour par tout, escalier par escalier, comme dans une casbha, comme le préconisait pragmatiquemnt M. Pons sur ce blog…

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