Pas mal mais ils auraient pu mieux faire.

10 Sep

Les vikings ne sont pas encore tous morts. Il en reste quelques-uns qui s’apparentent aux « irréductibles gaulois » du village d’Astérix et Obélix, face aux armées conquérantes mais bientôt barbarisées de Rome.

Car que s’est-il passé hier dimanche 9 septembre en Suède ? Il s’est passé que beaucoup de Suédois (près de 18% d’une population de 10 millions d’habitants) ont dit

Y’en a marre !

Marre que l’histoire et l’identité de ce vieux, très vieux, peuple du nord de l’Europe, soient bafouées et livrées en pâture à la lie du monde par tant de générations d’idéologues cosmopolites. Marre de subir tant de violences quotidiennes dans leurs villes et leurs villages. Marre que leurs enfants ne puissent plus sortir le soir pour assister à des spectacles de jeunes sans risquer de perdre la vie. Marre des viols de leurs filles par des monstres venus du Maghreb, du Proche-Orient ou d’Afghanistan et que la police aux ordres refuse de divulguer. Marre que leurs villes soient souillées par des immondices qui leur étaient jusqu’alors inimaginables (ceux qui ont connu le pays il y a quarante ou cinquante ans ne reconnaîtraient plus les centres ville de Stockholm, Göteborg ou, bien sûr, Malmö tant la saleté et les papiers gras les ont envahies). Marre que ces villes, qui sentaient autrefois les fruits des bois, fassent fuir aujourd’hui tant elles puent la graisse cuite du mouton et les incontournables kebabs. Marre de voir partout se répandre ces 1,8 millions (18% de la population) de prétendus réfugiés mais authentiques parasites avec la bénédiction et les subsides de pouvoirs publics mondialistes, acteurs volontaires du « Grand remplacement« .

Une équipe de natation junior en Suède : la dernière génération de « chères têtes blondes »

Le résultat fut hier que la droite radicale suédoise, sans atteindre ses ambitions, s’est imposée en juge de paix entre les deux blocs dominants traditionnels à l’issue des élections législatives. En Suède, comme dans beaucoup de pays, le chef du gouvernement est habituellement le dirigeant du parti ayant obtenu le plus grand nombre de voix mais le nouveau paysage politique fragmenté de la Suède rend toute conjecture particulièrement hasardeuse.

Ni le bloc « rouge-vert » sortant ni l’opposition du centre et de la droite molle n’ayant obtenu plus de 50% des 349 mandats en jeu au Riksdag, le parlement suédois, de longues tractations s’annoncent de part et d’autre dans les semaines à venir. Les résultats encore provisoires donnant les deux camps à égalité parfaite, à 143 mandats chacun.

Le Parti social-démocrate du Premier ministre Stefan Löfven perd près de trois points par rapport aux législatives de 2014, tombant à 28,3% des suffrages, selon des résultats portant sur 85% des circonscriptions. Critiqué tout azimuts sur son bilan migratoire et social, Stefan Löfven apparaît personnellement fragilisé par quatre années d’un mandat tumultueux qui a vu l’arrivée, au cours de la seule année 2015 (pour satisfaire les recommandations d’Angela Merkel) de 160 000 demandeurs d’asile, un record en Europe rapporté au nombre d’habitants. Le scrutin s’avère également décevant pour les conservateurs d’Ulf Kristersson qui perdent 3,5 points en quatre ans, atteignant 19,8% des voix.

De son côté la droite radicale, qui espérait plus de 20% des suffrages, ne réalise pas la percée annoncée par son président, Jimmie Åkesson. Son parti, les Démocrates de Suède (SD), formation anti-immigration, nationaliste et europhobe obtiendrait 17,7% des votes, après 12,9% en 2014, échouant à devenir le deuxième plus grand parti de Suède mais néanmoins seul gagnant de ces élections. Ce qui en dit long sur l’état d’esprit des habitants du pays.

S’ils progressent, les Démocrates de Suède se sont surtout durablement imposés dans le débat politique et émergent en faiseur de rois entre les deux blocs. « Nous sommes les grands gagnants de cette élection (…). Nous allons exercer une véritable influence sur la politique suédoise », a lancé un Jimmie Åkesson triomphant à ses partisans réunis dans un restaurant de la capitale. « Je suis prêt à parler, à coopérer, à négocier avec tous les partis, mais je veux surtout inviter Ulf Kristersson à négocier », a-t-il ajouté.

L’opposition est déterminée à déloger les sociaux-démocrates mais pour construire une majorité solide, il lui faudrait dynamiter le cordon sanitaire et vaincre la diabolisation qui, jusqu’ici, tenaient les Démocrates de Suède à distance d’une influence politique directe. Un pas qui pourrait s’avérer difficile, tant centristes et libéraux ont dit et redit leur refus d’un « pacte avec le diable » (sic).

Si pourtant la droite veut jouer l’alternance, « son gouvernement sera dépendant des Démocrates de Suède et ce ne sera pas gratuit. Les Démocrates de Suède vont présenter leurs exigences », analyse pour l’AFP Lisa Pelling du centre d’études Arena Ide.

Alors que le Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven présentait ces législatives comme un « référendum pour l’Etat-providence », la droite radicale en avait fait un plébiscite contre sa politique migratoire. En septembre 2015, il justifiait l’ouverture aux réfugiés de Syrie, d’Irak ou d’Afghanistan au nom d’« une Europe qui n’édifie pas de murs » (au risque de disparaître). Deux mois plus tard, face au tollé apparu au sein de la population, il annonçait un tour de vis migratoire et le rétablissement des contrôles aux frontières !

Une volte-face insuffisante pour l’extrême droite. A l’image du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), les Démocrates de Suède dénoncent l’immigration comme une menace « culturelle » et réclament le renvoi de centaines de milliers de personnes. Paradoxe, le Premier ministre a perdu des électeurs sur sa gauche et sur sa droite, les uns lui reprochant d’avoir laissé grand ouvertes les portes du pays aux demandeurs d’asile, les autres de les avoir aussitôt refermées…

Et ses chances de reformer une coalition – de toute façon minoritaire – sont d’autant plus compromises que la poussée du Parti de gauche qui le soutient au parlement n’a pas compensé le recul des écologistes – membres du gouvernement – qui n’atteignent pas le seuil des 4% requis pour envoyer des députés sur les bancs du Riksdag, le parlement suédois. En l’absence d’une claire légitimité issue des urnes, « nous sommes prêts à collaborer au-delà des blocs », à l’exception de l’extrême droite, s’est avancé le patron des sociaux-démocrates au parlement, Anders Ygeman.

Les négociations vont, comme en Allemagne, s’avérer pour le moins ardues et sans doute mener à une longue période d’instabilité.

Il aurait mieux valu, une fois de plus, avoir le courage de trancher dans le vif et remettre toutes les pendules à l’heure.

Le 10 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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5 Réponses to “Pas mal mais ils auraient pu mieux faire.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 10, 2018 à 11:16 #

    Le résultat des élections, en Suède, se révèlera très instructif.

  2. Hervé J. VOLTO septembre 10, 2018 à 12:10 #

    ATTENTION, DANGER !!!

    L’Institut Montaigne publie EN FRANCE un rapport intitulé « La Fabrique de l’islamisme » que j’ai dirigé. L’ambition de ce travail est simple : donner à voir et à comprendre l’ensemble de la chaîne de transmission qui va de la fabrication de cette interprétation du monde jusqu’aux dynamiques qui permettent sa diffusion en France et en Europe.

    Le projet, ORGANISER L’ISLAM DE FRANCE, est holistique, il vise à montrer la globalité du phénomène, les questions philosophiques qu’il pose, les lieux où il est conçu, les hommes et les femmes qui le portent, les réseaux qui le diffusent, politiques comme sociaux.

    Un casse-tête juridique. Des sables mouvants politiques. De quoi agiter grands frères de banlieue et intellectuels laïcards ; de quoi exciter les FRANCAIS DE SOUCHE, rebaptisés XENOPHOBES par la pensée unique orwellienne, conforme et obligatoire, « identitaires », « patriotes » ou parfois cachés dans les rangs des «Royalistes », autant que les apôtres de la tolérance, qui pèchent souvent par angélisme. Personne ne niera la difficulté d’ouvrir le dossier de l’islam de France. Particulièrement pour Emmanuel Macron qui a peu mis la question en avant pendant sa campagne présidentielle, et qui dispose d’une majorité dont personne ne connaît vraiment les convictions sur le sujet.

    Pour autant, « on » veut nou sfaire croire qu’il est temps de prouver que l’islam est compatible avec la République, ses lois et ses valeurs (laïcité, égalité hommes-femmes…). Temps de sortir les fidèles vivant en France de l’influence de puissances étrangères.

    -L’ennemi n’est pas à Théhéran ou à Bagdad, l’ennemi est à Washington, tonnent les Bubbas, patriotes américains à l’origine du vote de Gerges Bush Jr ou Donald Trump.

    Nous, Royalistes Français, nous pourrions dire la même chose de Paris.

    -Pa veuzo Pariz e tiveuzo Ker-Is (proverbe Breton) !

    • Conseil dans l'Espérance du Roi septembre 10, 2018 à 1:15 #

       » L’Institut Montaigne publie EN FRANCE un rapport intitulé « La Fabrique de l’islamisme » que j’ai dirigé. » Que voulez-vous dire ?

  3. Hervé J. VOLTO septembre 11, 2018 à 12:37 #

    Je n’ai pas fini ma phrase :

    -L’Institut Montaigne publie EN FRANCE un rapport intitulé « La Fabrique de l’islamisme » que j’ai été dirigé à étudier.

    Alors que l’on s’inquiète très justemnent de la monté de l’islam en suède, en France, ni vu, ni connu, l’Institut Montaigne a publié un rapport intitulé «La fabrique de l’islamisme». Le document se fonde sur une soixantaine d’entretiens dans huit pays, sur 200 ouvrages consultés et sur l’analyse massive de contenus islamistes collectés sur les réseaux sociaux.

    Ces 600 pages publié par l’Institut Montaigne, a déjà transmis le document aux autorités politiques la semaine dernière.

    -Que le Président en soit destinataire est un signal, glisse un proche du ministre de l’Intérieur. Le rapport a été reçu et entendu.

    Gérard Collomb en a pris acte lundi. Dans un élogieux communiqué, le ministre des cultes relève les propositions phares d’El Karoui pour financer le culte musulman, dont une redevance interne sur… le halal !

    Alice Baudry, Directrice des affaires internationales, et Mahaut de Fougières
    Chargée d’études – Questions internationales – ont des amitiés en Italie, où l’on s’inquiète fortement de la monté de l’islam chez nous, la ministre italienne Elisabetta Trenta (Mouvement 5 Etoiles) venant de déclarer que « la France a une part de responsabilité dans la crise libyenne actuelle ».

    Attention à Henri de La croix de Castrie : ce n’est pas Henri de La Croix et, s’il ne cache pas ses opinions Royalistes, il est Orléaniste et a ses entrées dans certaines loges néo-Templières ! Oui, Henri de Castrie a des amis qui ont des amis qui ont directement l’oreille du présdient…

    • conseilesperanceduroi septembre 11, 2018 à 6:10 #

      Les liens entre l’Institut Montaigne et Emmanuel Macron sont bien connus. Un lobby parmi d’autres.

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