Mise au point sur les hordes migrantes d’origine africaine.

12 Sep

Parmi les près de 6 millions d’immigrés recensés en France métropolitaine en 2015 (notion très largement sous estimée puisque beaucoup sont clandestins et donc, par définition mal ou pas du tout répertoriés), un chiffre en progression de 14,2 % depuis 2008, les immigrés originaires d’un pays d’Afrique subsaharienne (les données comprennent aussi les libyens et les égyptiens aux faibles effectifs) représentent 873 000 personnes, soit 14,6 % de l’ensemble de la population immigrée, un chiffre en augmentation sensible depuis 2008, leur croissance étant de 33,1 %.

L’immigration provenant d’Afrique Noire s’est donc poursuivie à un rythme soutenu au début de la décennie 2010 du fait d’un double processus : d’un côté, des arrivées importantes dans le cadre du regroupement familial et, de l’autre, des arrivées de réfugiés liées à la situation politique et économique de nombreux pays du continent.

Concernant l’origine des immigrés, elle se caractérise par sa diversité, puisqu’il n’existe pas de communauté numériquement dominante d’une manière écrasante. Néanmoins, la principale communauté est constituée par les congolais, originaires du Congo Brazzaville et de la République Démocratique du Congo (RDC), dont les effectifs atteignent 142 000 personnes en 2015, une hausse à peu près identique à la moyenne (de + 34%), mais la plus importante en volume (+ 36 000 personnes), qui s’explique principalement par les flux croissants en provenance de RDC. Aucune autre communauté ne dépasse les 100 000 immigrés, les principales correspondant aux sénégalais, aux ivoiriens, aux camerounais et aux maliens. Il est à noter également que la plus forte croissance en pourcentage concerne les guinéens, dont les effectifs ont crû de 62 % en 7 ans.
Les données concernant la répartition géographique des communautés immigrées en France Métropolitaine sont très difficiles à obtenir en libre accès en-dehors des grandes communautés que sont les algériens, les marocains ou les portugais. Cependant, l’Insee inclut désormais dans ses données annuelles sur les naissances par département une catégorie « naissances congolaises », regroupant les nouveaux nés dont la mère possède la nationalité du Congo Brazzaville ou de la RDC. Idée intéressante et qui devrait s’étendre. Si cela ne renseigne pas sur le volume exact de la communauté, par contre, c’est un excellent indicateur de sa répartition géographique sur le territoire national.
Sans surprise, comme pour les autres communautés étrangères originaires d’Afrique subsaharienne, les naissances congolaises en 2015 (seuls chiffres à notre disposition) sont surreprésentées en Ile de France qui concentre à elle seule 55 % du total national des naissances congolaises, soit 2912. En effet, la majorité des immigrés congolais arrivent….en avion et s’installent dans une métropole parisienne, qui abrite la plus grande diaspora africaine du continent et dans laquelle des membres de leur communauté sont déjà installés depuis plusieurs décennies (Lire « Immigration : le danger ce sont les diasporas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/10/immigration-le-danger-ce-sont-les-diasporas/).
Au sein de la région, ce sont les départements de l’Essonne (dont Grigny), avec 3,1 % de naissances congolaises dans le total départemental, et de la Seine-et-Marne (dont Meaux et les villes nouvelles de Sénart et Marne la Vallée), qui abritent les plus fortes communautés. En effet, l’immigration congolaise étant récente, elle est moins présente dans le parc de logement social de la proche couronne (la Seine-Saint-Denis n’arrive qu’en cinquième position), déjà occupé par d’autres communautés plus anciennement installées sur le territoire hexagonal. En outre, les congolais étant souvent chrétiens (mais plutôt évangéliques), ils ont un moindre tropisme que, par exemple, les sénégalais vers les quartiers où les populations musulmanes sont importantes.

En-dehors de la région Ile-de-France, seuls sept départements comptabilisent au moins 1 % de naissances congolaises dans le total de leurs naissances. Leur localisation géographique est particulièrement intéressante car ils sont tous, à l’exception d’un, situés dans le Bassin Parisien en périphérie de l’Ile de France, montrant le processus de diffusion, en règle générale suivant les voies de chemin de fer, à partir du centre récepteur majeur. Les départements concernés sont le Loiret (Orléans, qui compte relativement la plus importante communauté de subsahariens hors Ile-de-France), l’Oise (Creil), l’Aube (agglomération de Troyes), l’Eure (Evreux), la Sarthe (Le Mans) et l’Indre-et-Loire (Tours). Ailleurs en France, la seule communauté notable se situe dans le département du Rhône, assez logiquement, Lyon étant la deuxième métropole du pays, avec une population concentrée à Villeurbanne. Par contre, les congolais sont très peu présents dans le Sud de la France (ils représentent 0,05 % des naissances dans les Bouches-du-Rhône ), régions les plus éloignées du pôle récepteur majeur, qu’est la capitale.

Alors, faut-il s’attendre à une intensification de ces flux venant de RDC et du Congo Brazzaville ?

A court terme certainement. Les flux devraient se poursuivre au moins à un rythme identique, étant donné la situation politique précaire, en particulier en RDC (quid de l’après Kabila ?, quid de la guerre civile perpétuelle dans l’est du pays ?), et le niveau du PIB par habitant, qui reste en RDC parmi les dix plus faibles de la planète selon le FMI et la Banque Mondiale, occupant la peu glorieuse dernière place parmi les Etats comptant plus de 50 millions d’habitants. Si, traditionnellement, la Belgique était la terre d’accueil des immigrés de son ancienne principale colonie, ces dernières années, la France la concurrence de plus en plus, son caractère francophone et la présence d’une vaste diaspora d’Afrique Noire la rendant particulièrement attractive. Ceci démontre ce que nous disions plus haut du danger de laisser s’installer d’importantes diasporas.

Mais ceci démontre aussi l’absolue nécessité, pour contenir puis inverser les flux migratoires, d’instaurer des politiques courageuses et volontaristes de lutte contre la constitution de ces communautés. D’abord les éparpiller sur le territoire pour les déraciner puis scinder les groupes restants jusqu’à obtenir leur retour chez eux. Une pression économique forte et drastique doit bien entendu accompagner cette démarche, telle que la suppression de toutes les aides et autres prestations sociales.

Mais cela passe nécessairement par des convictions et une volonté politique qui, hélas, font encore défaut à nos pouvoirs publics.

Le 12 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Mise au point sur les hordes migrantes d’origine africaine.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 13, 2018 à 11:16 #

    L’Italie, ayant compris qu’elle ne pouvait plus prendre ses voisins pour des imbéciles, a changé totalement de politique. La fête est finie. Les hordes de parasites et de profiteurs devront chercher l’Eldorado dans d’autres pays européens. Notre solidarité doit aller à la courageuse politique de Matteo Salvini, lui même solidaire de celle,exemplaire, de Viktor Orban…

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