Le plan pauvreté d’Emmanuel Macron : pas mal mais…

14 Sep

Voici les principales annonces faites hier par le président de la République pour tenter de mettre fin à l’intolérable extension de la pauvreté dans notre pays où règnerait pourtant (aux dernières nouvelles) la paix, le progrès, la tolérance sous l’égide de la LIBERTE, de l’EGALITE et de la FRATERNITE :

1/ Un « revenu universel d’activité »

Ce revenu, qui sera créé par « une loi en 2020 », regroupera le plus grand nombre possible de prestations sociales. Selon le chef de l’État, la personne qui le percevra devra signer un « contrat d’engagements », prévoyant notamment l’obligation de s’inscrire à un parcours d’insertion;

2/ 30 000 places en crèche supplémentaires

La priorité est donnée aux crèches avec la création de 30 000 places supplémentaires d’ici la fin du quinquennat et une enveloppe de 1,2 milliard d’euros prévue à la fois pour aider les communes des quartiers prioritaires à accueillir davantage d’enfants, (lisez « des quartiers malfamés de nos banlieues interdites« ) mais aussi pour mieux former les personnels de la petite enfance qui sont au nombre de 600 000. Un système de bonus va être appliqué aux structures favorisant la mixité sociale (lisez « le métissage ethno-culturel« ) et à celles qui accueillent des enfants en situation de handicap;

3/ Des petits-déjeuners offerts dans les écoles classées REP

Des petits-déjeuners seront offerts aux enfants des écoles des réseaux d’éducation prioritaires (lisez encore « des quartiers malfamés de nos banlieues interdites« ) les plus en difficulté. Emmanuel Macron a aussi souhaité « un accès universel » à la cantine pour les élèves les plus défavorisés, en développant « les repas à un euro », dans les petites communes et les quartiers prioritaires (bis repetita…). Une mesure ad hoc pour déclencher une vague migratoire supplémentaire vers l’Eldorado ! Par ailleurs, plus de 100 millions d’euros seront investis pour sortir les enfants des rues et des bidonvilles (le président n’a pas encore dit que ces enfants, une fois sortis des rues et des bidonvilles, seraient renvoyés chez eux, sur l’autre rive de la Méditerranée…);

4/ La formation obligatoire jusqu’à 18 ans

La deuxième priorité se porte sur la formation. Elle sera obligatoire jusqu’à 18 ans et non plus 16 ans. Plusieurs dispositifs d’insertion sont renforcés comme la garantie jeunes qui devrait profiter à 500 000 jeunes à la fin du quinquennat contre 100 000 aujourd’hui, cette garantie est une allocation de 500 euros en échange d’un suivi. Nouvelle mesure ad hoc pour déclencher d’autres vagues migratoires vers cet Eldorado décidément si tentant…;

5/ Un renforcement des territoires « zéro chômeur »

Concernant les plus de 25 ans, pour ceux qui perçoivent le RSA, l’objectif est de mieux les accompagner. Un coup de pouce sera donné par exemple aux territoires « zéro chômeur« , pour monter à 50 territoires, ou aux chantiers d’insertion. L’objectif est d’investir 500 millions d’euros chaque année, soit deux milliards d’ici à la fin du quinquennat, pour tous ces dispositifs de réinsertion. C’est presque le double par rapport à l’investissement des départements qui investissent déjà 600 à 800 millions d’euros par an dans ce domaine. Aujourd’hui il y a deux millions d’allocataires du RSA qui ne sont pas pris en compte dans ces dispositifs;

6/ L’aide sociale à l’enfance prolongée dans certains cas

L’une des priorités du plan pauvreté vise aussi à arrêter les sorties de l’aide sociale à l’enfance (ASE) à 18 ans quand le jeune n’a ni formation ni emploi. Dans ce cas, le jeune pourra continuer à être pris en charge jusqu’à l’âge de 21 ans.

Que de bonnes idées, comme vous pouvez en juger. Mais rêvons un peu :

que ces aides soient exclusivement réservées à nos compatriotes dans le besoin, de nationalité française depuis au moins trois générations d’aïeux nés en France ou Français.

Le 14 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Le plan pauvreté d’Emmanuel Macron : pas mal mais…”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 14, 2018 à 10:57 #

    Qui a dit qu’Emmanuel Macron était un président de droite ? En une seule journée, le chef de l’Etat a coché deux cases dans la colonne de gauche de son fameux diptyque « et de droite et de gauche ». C’est d’abord la publication du plan pauvreté : des milliards d’euros, des réformes touchant la vie quotidienne et l’aide aux plus démunis, et un discours spécial « dernier de cordée » avec ce qu’il faut de bons sentiments et de séquences émotion. En somme une réponse circonstanciée à l’accusation d’être le Président des riches. Qu’on aimerait exclusivement réservée à nos compatriotes dans le besoin, de nationalité Française depuis au moins trois générations d’aïeux nés en France ou Français. Au Français de souche dans le besoin, pour tout dire !

    Même objectif de reconquête du terrain à gauche, avec la reconnaissance par le chef de l’Etat de la responsabilité de la France dans la torture en Algérie et la disparition du militant communiste Maurice Audin, vraisemblablement mort sous les coups des soldats Français qui l’avaient arrêté pour avoir des informations sur la collusion entre le PCF et le FLN. Une opération de mémoire qui comblera le Parti communiste, les antimilitaristes et pacifistes de tout poil, une partie de la gauche prostituée et tous les adeptes de la culture de l’excuse. Certes, beaucoup de Français seront satisfaits de voir que l’on tente de refermer enfin les plaies des « événements d’Algérie », cette guerre qui ne disait pas son nom. Mais cette décision, montée comme une opération de communication, irritera une partie de l’armée, des Franòais d’algérie qui subirent les attentats islamistes avant les américains et toute cette France qui ne se reconnaît pas dans la repentance.

    Est-ce le signe qu’on est entré dans un nouveau cycle du quinquennat, dans une phase de gauche, et sociale puisque les ordonnances et la réforme de la SNCF ont été caricaturées comme antisociales ? Ce serait alors le signe d’un dérèglement du « en même temps » cher à Emmanuel Macron, le remplacement d’une action à la fois de droite et de gauche par une alternance de mesures de droite, puis de mesures de gauche. Problème : ça ne fait pas une ligne politique : sous François Hollande, on appelait d’ailleurs ça une politique de zig-zag…

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