Si l’Afrique ne diversifie pas son économie elle va droit dans le mur.

14 Sep

Les chiffres ont de quoi inquiéter : – 27 % pour le zinc, – 16  % pour le platine et – 11 % pour l’or. Depuis le début de l’année, les cours des principaux métaux subissent une baisse importante. Sur les trois derniers mois, il en va de même pour le cobalt (–  29  %) et le cuivre (–  11 %), dont l’Afrique est un fournisseur mondial.

Comment l’Afrique du Sud, premier pays minier du continent, peut-elle faire face ? Quel est l’impact pour la République démocratique du Congo (RDC), qui produit 60 % du cobalt mondial ? Quelles sont les conséquences pour la Zambie et la Guinée, exportatrices de cuivre pour la première et de bauxite pour la seconde ?

La chute, si elle est bien réelle, doit être certes relativisée.  » Les prix ont baissé par rapport à un point haut récent atteint en  2017, mais ils restent supérieurs aux niveaux bas de 2016 « , note Patrice Christmann, spécialiste des ressources minérales et ancien directeur de la stratégie du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Ainsi, le cours moyen du cuivre en  2018 est de 6 816 dollars (soit 5 834 euros) la tonne, soit 11 % au-dessus du chiffre moyen de 2017, note l’International Copper Study Group dans son bulletin mensuel d’août. De même, le prix de l’aluminium demeure supérieur à 2 000  dollars la tonne et celui du cobalt à 60 000 dollars la tonne.

L’ajustement auquel on assiste est lié à divers facteurs. Il y a d’abord eu un classique effet dollar : le resserrement de la politique monétaire américaine a entraîné une appréciation du billet vert, pesant sur les cours des matières premières minérales. Ensuite, l’économie chinoise, qui consomme la moitié des métaux au niveau mondial, a ralenti, refroidie par les incertitudes liées à la guerre commerciale avec les Etats-Unis. Le tassement de la demande de métaux a eu un impact négatif sur les prix. A cela s’ajoute enfin la spéculation, les marchés pariant sur la baisse des cours, un phénomène particulièrement visible sur le cobalt. N’oubliez jamais ce paramètre, si caractéristique de la désastreuse mondialisation de l’économie comme des méfaits du système boursier.

Pour l’heure, les répercussions sur le continent sont limitées.  » Au niveau de prix actuel, il n’y a ni entreprise ni projet en difficulté, résume Didier Julienne, président de la société de consulting DJR, active dans le domaine minier. Car, en général, l’exploitation minière est réalisée par des multinationales étrangères. La baisse des prix est avant tout synonyme de réduction de leurs profits et, seulement par ricochet, de moindres recettes fiscales pour les Etats africains. «  La contraction actuelle étant modérée, l’effet est modeste.  » Mais si les prix continuaient à baisser, alors la réduction des coûts s’intensifierait, avec de possibles impacts sociaux, fermetures de mines ou fusions-absorptions entre sociétés minières « , précise M.  Julienne. Et c’est alors que les dangers apparaissent.

Un pays est déjà dans ce cas de figure. En Afrique du Sud (où rien ne va plus) la chute des prix accroît la pression sur un secteur minier en crise pour des raisons structurelles (coûts de production élevés, problèmes de sécurité, conflits sociaux). Ces dernières semaines, les mauvaises nouvelles se sont accumulées sur l’or et le platine : fermeture de mine (Evander 8, par Pan African Resources), plan de restructuration chez Impala Platinum, avec 13 000 suppressions d’emplois annoncées, licenciements à South Deep par Gold Fields. En RDC et en Zambie, il n’y a pas de signaux d’alarme, mais la baisse des prix fait planer un risque supplémentaire sur deux pays déjà en proie à une situation politico-financière tendue. En Guinée, au Zimbabwe, en Mauritanie et en Tanzanie, où des projets doivent être lancés ou étendus, la conjoncture pourrait compliquer la donne. Des pays dont vous ne pouvez ignorer (si vous nous lisez assidûment) qu’ils constituent les bases de départ d’innombrables migrants qui se ruent vers le continent européen.

Il est donc urgent, pour ces pays africains, qu’ils travaillent à la diversification de leur économie.

S’il y a consensus sur cette nécessité afin de contrecarrer l’instabilité des cours, les avis divergent sur la façon d’y parvenir.  » On met souvent l’accent sur la transformation locale des matières premières, la bauxite en alumine en Guinée par exemple, pour augmenter la valeur ajoutée et développer l’économie, explique Yves Jégourel, universitaire et directeur adjoint de Cyclope, un rapport annuel de référence sur les matières premières. Mais est-ce la bonne stratégie compte tenu des difficultés d’infrastructures sur place et de l’extrême compétitivité de la Chine dans le domaine ?  » En réalité, les recettes minières devraient servir à l’essor d’autres secteurs, non liés aux matières premières. C’est la seule façon d’échapper à leur volatilité.

Mais encore faudrait-il que ces recettes ne soient plus confisquées à leur seul profit (avec la complicité de nos élites politiques) par les despotes et autres satrapes au pouvoir dans ces pays !*

Le 14 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Et, répétons-le inlassablement, cela réduirait aussi les intenables transferts de population dont tous font les frais. Par la perte d’utiles forces vives dans des pays qui en ont tant besoin et par la submersions démographique d’autres…qui n’en ont pas besoin !

Publicités

3 Réponses to “Si l’Afrique ne diversifie pas son économie elle va droit dans le mur.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 14, 2018 à 11:18 #

    Si l’Afrique va droit dans le mur, il y aura de nouvelles vagues migratoires. Une de ces consèquences est l’ensemble des hordes musulmannes qui se déverseent en Europe, spécialement en France. Bruno Retailleau dévoilera en fin de semaine ses propositions pour lutter contre l’islam radical. Avec son mouvement Force Républicaine, le rival de Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse avait déjà tenu une convention fin juin sur Islam et République.

    C’est une prise de position qui ne va pas passer inaperçue. Bruno Retailleau a décidé de s’opposer à une organisation de l’Islam de France.

    -Je suis particulièrement inquiet suite aux dernières informations sur le projet d’« islam de France » d’Emmanuel Macron ! a-t-il réagi le 7 septembre 2018, dans un communiqué à la presse Française, à la veille de la publication du rapport de l’institut Montaigne sur « la fabrique de l’islamisme ».

    A droite, cette prise de position du président du groupe LR au Sénat est une rupture. Longtemps ses principaux leaders se sont prononcés pour une organisation de l’Islam de France. Nicolas Sarkosy en premier. Depuis, il fut remercier. Il existe en France un vieux fond Catholique et Royal qui tente de faire surface. Coté Catho, il y a l’insitut CIVITAS qui organise la résistance. Côté Royco, c’est l’occultation complète de la pensée Royaliste.

    -Vous allez condamner non pas un gouvernement mais un pays et un peuple ! a dénoncé le Premier ministre hongrois, ayant la chance, lui, d’être au pouvoir.

    Le Premier ministre hongrois s’est fermement défendu mardi devant le Parlement européen, qui pourrait demander mercredi l’ouverture d’une procédure de sanctions contre son pays pour manquements répétés aux valeurs fondamentales de l’UE. La résolution qui sera soumise au vote recense les multiples violations de la démocratie et des droits de l’homme constatées par les institutions européennes depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz, le parti de Viktor Orban. Ce dernier s’est dit convaincu que le Parlement voterait le rapport…

    Ou, que l’Afrique résoud rapidement ses problèmes !

  2. Hervé J. VOLTO septembre 14, 2018 à 11:30 #

    Parce qu’il vaut mieux, selon lui, apprendre l’arabe, l’une des langues les plus parlées au monde, à l’école qu’à la mosquée ; pour des raisons commerciales ou les besoins de nos services de renseignement, Jean-Michel Blanquer pense avoir raison de vouloir développer son apprentissage.

    -On m’a fait dire ce que je n’ai pas dit ! Je vais me mettre dans une position donquichotesque mais je demande une certaine subtilité dans le traitement du sujet !!! s’est agacé Jean-Michel Blanquer le 12 septembre, lors de la présentation d’un rapport sur l’enseignement des langues vivantes. Je n’ai jamais dit que l’apprentissage de l’arabe serait obligatoire en primaire !

    Malgré cela, la polémique ne cesse d’enfler. De Marine Le Pen à Xavier Bertrand en passant par Luc Ferry et Éric Ciotti, tous ont déformé les propos du ministre de l’Education pour mieux les dénoncer. A ceux-là, on conseillerait volontiers d’apprendre d’abord à bien entendre le Français. Car Jean-Michel Blanquer a rappelé que l’apprentissage de l’anglais en primaire restait prioritaire et pourrait même devenir obligatoire comme première langue vivante. Cela ne devrait pas empêcher de proposer d’autres langues en option : l’espagnol, l’allemand, qui sont des langues parlès dans beaucoups de pays dans le monde.

    N’en déplaise à M. le Président, nous ne nous laisserons ni arabiser, ni africaniser…

  3. Hervé J. VOLTO septembre 14, 2018 à 12:41 #

    pardon, M. Pons de faire long…

    Vu que nous, Français, avons fait la grave erreur de porter au pouvoir un petit banquier d’affaire qui ne connait pas l’Histoire de France, je vais me faire un devoir, avec tout le respect du à sa focntion, d’éclairer monsieur le Président de la République sur les évènements d’Algérie.

    1830. Le gouvernement Catholique et Royal de la France de la restauration voit le « coup d’éventail » donnè en plien visage à l’ambassadeur Français à alger de 1827 pour entreprendre la conquête d’Alger (1830). La France de Charles X, fatiguée de voir ses navires constament attaqués par les corsaisres barbaresques, avait envoyé un ambassadeur exprimer au Dey d’Alger les réprobations Françaises. Le Day giffle l’Ambassdeur et le fait racompagner comme une malprore. Le gouvernement Ultra du Prince de Polignac, espérant renouer avec les conquêtes militaires de Napoléon et consolider l’influence Chrétienne dans le bassin occidental de la Méditerranée, y trouve là l’occasion tout autant que l’obligation de venger l’honneur Français.

    Le 5 juillet, les Français occupent Alger et, le jour même, le Dey Hussein signe l’acte de capitulation. Cette période marque la fin de la domination ottomane et le début de la domination Française. Sous Napoléon III (1848 à 1870) le Second Empire essaye de transformer la conquête en un « Royaume arabe » associé à la France et dont il serait lui-même le souverain. L’eau potable au robinet est installée. Des routes, des ponts, des hopitaux, des écoles sont construits durant cette période là. L’erreur de Louis-Philippe sera de ne pas se préoccupper de l’évangélisation de populations vues comme inférieures.

    L’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne après la guerre de 1870 entraîne un exode de population qui viendra s’établir en Algérie : plus de 500 000 hectares furent confisqués après la révolte de 1871 et attribués aux réfugiés. Le nombre des colons passe de 245 000 en 1872 à plus de 750 000 en 1914. De son côté les indigènes voient leur nombre passer de 2 000 000 à 5 000 000 grâce, en partie, à l’action sanitaire de la colonisation.

    Sous la III° République, le Code de l’indigénat est adopté le 28 juin 1881 ; ce code distinguait deux catégories de citoyens : les citoyens Français et les sujets Français. Les citoyens Français acceptent de perdre leur traditions et de se conforner à la laïcité ambiante. Les sujets Français soumis au Code de l’indigénat sont privés de la majeure partie de leurs libertés et de leurs droits politiques ; ils ne conservent au plan civil que leur statut personnel, d’origine religieuse ou coutumière : les Chrètiens s’en accomedent forts bien, au contraire des musulmans.

    La guerre d’Algérie ou révolution algérienne aussi connue comme la guerre d’indépendance algérienne, ou guerre de libération nationale, est un conflit armé qui s’est déroulé de 1954 à 1962 en Algérie, colonie Française depuis 1830, divisée en départements depuis 1848. L’aboutissement est la reconnaissance de l’indépendance du territoire le 5 juillet 196220.

    Un projet d’insurrection nationaliste est mis en place ayant pour but est de créer une « zone libérée » avec un gouvernement provisoire à la tête duquel se serait trouvé Messali Hadj. Son placement en résidence surveillée modifie ces plans. Le 8 mai 1945 ont lieu des manifestations d’Algériens dans plusieurs villes de l’Est du pays (Sétif et le Constantinois), qui devaient permettre de rappeler leurs revendications nationalistes, de manière concomitante avec la liesse de la victoire. À Sétif, après des heurts entre policiers et nationalistes, la manifestation tourne à l’émeute et la colère des manifestants se tourne contre les « Français » : 27 Européens sont assassinés (103 trouveront la mort dans les jours suivants), une centaine de femmes violées ou d’hommes blessés. La répression exercée par l’armée Française et les milices d’auto-défense créées par les Européens est extrêmement brutale98. Elle provoque la mort de 3 000 à 8 000 Algériens98. La radicalisation que cela engendre dans les milieux nationalistes algériens est telle que certains historiens considèrent ces massacres comme le véritable début de la guerre d’Algérie.

    LES PREMIERS CRIMES DE GUERRE FURENT DONC D’ORIGINE ARABO-MUSULMANES. Le reste ne fut que représailles et contre représaillle, dont l’OAS ne fut que la radicalisation exacerbée. La question « musclée » était justifiée par le fait d’obtenir de terroristes musulmans -ou communistes complices des premiers- des informations en vue de repacifier le pays.

    La guerre d’Algérie ou révolution algérienne, aussi connue comme la guerre d’indépendance algérienne, ou guerre de libération nationale, est un conflit armé qui s’est déroulé de 1954 à 1962 en Algérie, colonie Française depuis 1830, divisée en départements depuis 1848. L’aboutissement est la reconnaissance de l’indépendance du territoire le 5 juillet 1962.

    En tant que guerre d’indépendance et de décolonisation, elle oppose des nationalistes algériens, principalement réunis sous la bannière du Front de libération nationale (FLN), à la France. Elle a lieu principalement sur le territoire de l’Algérie Française, avec également des répercussions en France métropolitaine.

    Elle entraîne de graves crises politiques en France, avec pour conséquences le retour au pouvoir de Charles de Gaulle et la chute de la Quatrième République le 13 Mai 1958, remplacée par la Cinquième République. Après avoir donné du temps à l’armée Française pour lutter contre l’ALN en utilisant tous les moyens à sa disposition, De Gaulle penchera finalement pour l’autodétermination en tant que seule issue possible au conflit, ce qui conduit une fraction de l’armée Française à se rebeller et entrer en opposition ouverte avec le pouvoir, rapidement matée.

    La guerre d’Algérie présente un bilan lourd et les méthodes employées durant la guerre par l’armée française (torture, répression de la population civile algérienne) furent controversées. Plus de 300 000 Algériens sont tués dans cette guerre, et jusqu’à 3 000 000 envoyés dans des camps de regroupements (sur une population de 10 000 000 de personnes). Le conflit débouche, après les accords d’Évian du 18 mars 1962, sur l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet suivant, et précipite l’exode des habitants d’origine européenne, dits Pieds-Noirs, et des Juifs, ainsi que le massacre de plusieurs dizaines de milliers de harkis.

    Charles maurras nous enseigné que  » la tradition est critiques « , nous n’assumons PAS le tout de l’héritage Français : nous ne faisons pas nôtre l’héritage des abominations de la Révolution, ni celles de la collaboration, ni celles de la Libération, ni celles du gaullisme complice des massacres et du génocide des Harkis de l’Algérie Française abandonnée. Mais nous asumons avec fierté toutes nos initiatives patriotiques, National-Catholiques, Royalistes, Contrerévolutionnaires, nos choix et nos amitiés présentes ou passées: Croisades, colonisations évangélisatrices. Restauration de Charles X, Ordre Moral de Mac Mahon, Révolution Nationale du Maréchal Pétain. Les hordes d’immigrès non-chrétiens que subit l’Europe n’est que la conséquence de la politique de décolonisation accptée par le régime républicain. Il n’est pas dit que celà plaise à tous les Français. Beaucoups, et pas tous Pied-Noirs, se sentent offensés…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :