Nous ne nous lasserons pas de crier, même dans le désert.

22 Sep

Jeudi matin, 20 septembre, l’Aquarius, le navire négrier des ONG prétendument humanitaires mais réellement esclavagistes, SOS-Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF), a recueilli à son bord 10 migrants pakistanais et un Ivoirien partis dans la nuit des côtes libyennes pour tenter de s’infiltrer en Europe.

 » J’ai vu des gens en train d’écoper de l’eau, raconte Nick Romaniuk, responsable des opérations de recherches et de secours de SOS Méditerranée. Ils avaient des gilets de sauvetage mais ce sont des modèles de mauvaise confection, qui se remplissent d’eau donc c’est dangereux. Ils n’ont pas de radio, pas de balise de détresse et il y a de la houle. S’il se passe quelque chose, ils meurent, c’est tout.  »

Ils le savent et en courent le risque. C’est leur affaire de migrant, comme cela a toujours existé.

Mais, depuis que l’Italie a refusé, en juin, d’accueillir l’Aquarius et les 630 migrants à son bord – l’obligeant à se rendre à Valence en Espagne –, les ports italiens et maltais sont fermés aux navires négriers. Tout l’été, plusieurs recueils de migrants ont donc généré une série de crises diplomatiques avant que des solutions de débarquement soient trouvées, au cas par cas. Plusieurs bateaux d’ONG sont en outre toujours bloqués à Malte.

L’Aquarius est aujourd’hui le seul à patrouiller en Méditerranée centrale. Mais, heureusement, il a dû renoncer à son traditionnel port d’attache sicilien et a perdu son pavillon gibraltais. Il navigue désormais sous drapeau panaméen et doit aller à Marseille pour ses escales techniques !  » Avant, nous pouvions débarquer des personnes secourues au bout de deux ou trois jours mais, maintenant, on se prépare à des attentes longues en mer « , dit Edouard Courcelle, chargé pour MSF de la logistique à bord.

Mais l’Aquarius doit aussi composer avec la montée en puissance des gardes-côtes libyens. D’ordinaire, les opérations de secours étaient coordonnées par les autorités maritimes italiennes.  » Depuis fin juin, l’Organisation maritime internationale a (enfin) reconnu officiellement la compétence de la Libye en matière de coordination des opérations de recherche et de sauvetage – dans les eaux internationales – au large du pays « , souligne Laura Garel, de SOS Méditerranée.

Jeudi, l’Aquarius a donc pris attache avec les autorités maritimes libyennes, qui ont voulu transférer les onze personnes à bord d’une vedette de gardes-côtes. Mais le navire a refusé, estimant que le pays n’offre pas un lieu sûr de débarquement, selon les conventions maritimes internationales. Le Haut Commissariat pour les réfugiés a rappelé en septembre que la Libye n’est pas une option en raison des  » graves maltraitances «  qu’y risquent les migrants. L’Aquarius s’est donc tourné vers les autorités maltaises et italiennes.

Les premières ont répondu qu’elles n’étaient pas  » l’autorité compétente ni appropriée «  tandis que les secondes ont dit qu’elles n’offriraient pas de port sûr parce qu’elles n’avaient pas coordonné le sauvetage. Le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, avait déjà expliqué sur Twitter que l’Aquarius » a refusé de collaborer avec les gardes-côtes libyens «  et que  » maintenant il erre en Méditerranée. Je le dis et je le répète : qu’il aille où il veut mais pas en Italie, les ports sont fermés « . Bravo Matteo ! Lui au moins fait ce qu’il dit.

A minuit, alors qu’il continuait de patrouiller au large de la Libye, le grain s’est formé au-dessus du navire. Des éclairs ont déchiré le ciel et des vagues de deux mètres se sont formées.  » Aucune barque ne survit dans cette tempête « , tweetait un sauveteur sur le pont.

Ils le savent et en courent le risque. C’est leur affaire de migrant, comme cela a toujours existé.

Alors, répétons-le une fois encore et inlassablement, la réponse à apporter à cet ignoble chantage de SOS-Méditerranée et de MSF c’est l’arraisonnement de l’Aquarius, sa mise sous séquestre et…la mise aux fers de ses commanditaires.

Le 22 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Nous ne nous lasserons pas de crier, même dans le désert.”

  1. Hervé J. VOLTO septembre 22, 2018 à 10:39 #

    il y a quelque chose qui ne colle pas : si l’Aquarisu peut aller faire ses escales techniques à marseiles sans que l’arraisonnement de l’Aquarius, sa mise sous séquestre et…la mise aux fers de ses commanditaires ne se fasse par les autorités Françaises, c’est que ces dernières sont complaisantes. Et donc complices !

    Oui, notre solidarité doit aller entièrement aux Pays de Visegrade (Hongrie, Slovaquie, République Tchèque, Pologne) et à l’Italie qui a eu l’intelligence de s’aligner sur eux.

    BRAVO; MATTEO !

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