Les bobos parisiens sont les meilleurs alliés des racailles de banlieue.

27 Sep

Ou comment, de la consommation de stupéfiants à la gentrification de la banlieue, boboland subventionne l’économie parallèle instaurée par les « Chances pour la France« .

Il y a quelques années les bobos parisiens attendaient leurs livraisons de cannabis , de cocaïne ou d’héroïne au coin d’une rue sans lampadaire, dans quelque square planqué ou sur les vastes agoras des portes parisiennes. Aujourd’hui, il est de bon ton d’être «  au contact  » puisqu’il n’est plus nécessaire de se cacher. Alors, ces bonnes personnes quittent le centre de la capitale pour s’installer dans de nouvelles colonies (restées encore un peu moins coûteuses), au-delà du boulevard périphérique. À l’utile s’ajoute l’agréable puisque les maires de certaines de ces villes leur font de quasi-ponts d’or pour les attirer dans leurs communes jusque là sinistrées et auxquelles ils souhaitent donner un peu de lustre…

Ainsi en est-il de Patrick Braouezec, le maire de Saint-Denis, rattaché au Parti communiste ou Franck Le Bohellec, celui de Villejuif, qui fait partie des Républicains.

Ces villes peuvent être considérées aujourd’hui comme  » incontournables  » pour les investisseurs qui veulent miser sur l’arrivée du Grand-Paris Express (GPE), l’outil idéal à venir pour fluidifier les économies parallèles. Et il n’est pas trop tard pour s’y intéresser. Si les prix augmentent vite à Villejuif, la gentrification de Saint-Denis ne fait que commencer. Mais, n’en doutez pas, les Jeux Olympiques de 2024 vont donner à cette commune qui accueille déjà le Stade de France un formidable coup d’accélérateur (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2017/07/12/pourquoi-tiennent-ils-tellement-aux-jeux-olympiques-a-paris-en-2024/).

C’est à Saint-Denis, au carrefour Pleyel, que sera créé le plus important nœud de transport du GPE. Au plus tard en 2024, la gare Saint-Denis-Pleyel connectera les lignes 13, 15, 16 et 17, ainsi que le RER D, à proximité des autoroutes A1 et A86. A mi-chemin entre La Défense et l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, la superbe gare -dessinée par l’architecte japonais Kengo Kuma verra passer quotidiennement 250 000 voyageurs. Vous imaginez le terrain de chasse que cette affaire va offrir aux racailles de banlieue pour exercer leur savoir faire !

Actuellement séparés par le plus large faisceau ferroviaire d’Europe, le Stade de France et le carrefour Pleyel seront reliés par un pont habité dessiné par l’architecte Marc Mimram. Cette structure spectaculaire reliera le parc d’affaires du Landy et un site hétérogène mélangeant des espaces de fret, des entrepôts stockant des matériaux de construction et le campus de l’équipementier automobile Valeo. Cette zone sans attrait va devenir un quartier moderne mélangeant bureaux, habitations et commerces….en tous genres.

A moins de deux kilomètres à vol d’oiseau du Stade de France sortira de terre le village des athlètes des Jeux olympique de 2024, à cheval sur la Seine, autour de la Cité du cinéma de Luc Besson.  » Après les Jeux, il deviendra un quartier à très haute performance énergétique regroupant 2 200 logements familiaux et 900 logements spécifiques, par exemple pour les étudiants, 100 000 m2 d’activités économiques et 3 000 m2 de commerces « , annonce Nicolas Ferrand, directeur général de la Société de livraison des équipements olympiques et paralympiques (Solidéo).

En 2025, à l’issue d’une année de travaux, les chambres des athlètes se seront transformées en logements indépendants, du T1 au T5, avec 40  % de logements sociaux (et pour certains très sociaux) et 60  % en accession à la propriété. Les vendeurs et leurs clients seront donc au plus près les uns des autres. Quasiment sur le même palier !

Accessible via d’importants réseaux routiers (A 86, RD 1, RD 1 bis, RD 20), le site présente aujourd’hui de grandes enclaves industrielles qui rendent la circulation difficile. Demain, au sein de ce nouveau quartier, les déplacements, plus doux, s’effectueront entre des îlots d’habitation et d’activités à taille humaine, sur des voiries  » apaisées  » (sic). Et alors, là, nous disons : CHICHE et nous attendons déjà avec impatience les premières statistiques sur la délinquance dans le quartier…

D’ailleurs, si un début de gentrification est observé autour de la basilique, les problèmes de sécurité récurrents de Saint-Denis refroidissent déjà les familles. Même si, pour ceux qui cherchent de l’espace, l’argument du prix est imparable : avec sa voisine Aubervilliers, Saint-Denis est la ville la plus accessible de la première couronne parisienne. Selon MeilleursAgents, le prix du mètre carré ne dépasse pas 3 000 euros pour un appartement et 3 600 euros pour une maison.

Il faut bien les appâter un peu !

Le 27 septembre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Les bobos parisiens sont les meilleurs alliés des racailles de banlieue.”

  1. HERVE JOSEPH VOLTO septembre 27, 2018 à 8:16 #

    L’accessibilité pourront également profiter aux forces de l’ordre, le jour une volonté politique certaine donnara l’ordre d’aller dératiser les cités.

    Ramsa la y nick !

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