Chienlit ? Vous avez dit chienlit ?

5 Oct

C’est pourtant bien ça. Et, pire que tout, c’est la chienlit…au sommet de l’Etat ! Et c’est tellement vrai que Brigitte Macron a même convoqué Emmanuel dans son bureau pour lui remonter les bretelles :

Et pourtant, sans les institutions imaginées par le général de Gaulle pour lutter contre l’instabilité gouvernementale, Emmanuel Macron, plus affaibli que jamais en cette rentrée catastrophique et interminable, serait sans doute en plus grande difficulté encore.

Entre deux cérémonies sur les terres gaullistes de Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), hier jeudi 4 octobre, le président actuel de la Ve  République doit se dépêtrer avec les affaires urgentes. La démission de Gérard Collomb, mercredi 3  octobre, a provoqué une crise au sommet de l’Etat. Et son gouvernement est toujours en voie de remaniement. Après la catastrophique affaire Benalla fin juillet (qui n’est du reste pas encore réglée) et le départ de Nicolas Hulot le 28  août, le chef de l’Etat apparaît plus fragilisé que jamais. «  C’est la chienlit au sommet de l’Etat « , a ironisé, mercredi, Boris Vallaud, le porte-parole du PS, en référence au mot de Charles-de-Gaulle en  1968.

Dans la tourmente, Emmanuel Macron n’a pas d’autre solution que de… » faire comme si  » et de montrer qu’il ne se laisse pas déstabiliser par ce qu’il a qualifié de  » péripéties «  mercredi, lors d’une visite au Mondial de l’auto à Paris. Et qu’il poursuit  » la transformation du pays «  telle qu’il entend la mener.

Toute la journée de mercredi, l’exécutif était à l’œuvre pour minimiser la portée des événements.  » Rien de ce qui se passe depuis quarante-huit heures ne s’apparente à une crise politique « , a ainsi déclaré le président en ouvrant le conseil des ministres qui a suivi la passation des pouvoirs place Beauvau entre Gérard Collomb et Edouard Philippe.  » L’Etat fonctionne (…), le gouvernement est parfaitement à sa tâche « , a-t-il poursuivi.

Quant à Edouard Philippe qui assure désormais l’intérim du ministère de l’intérieur, il a jonglé toute la journée entre ses deux fonctions. Après s’être rendu à Nanterre en milieu de journée pour féliciter les policiers qui avaient interpellé dans la nuit le braqueur Redoine Faïd, le premier ministre s’est livré au traditionnel exercice des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, face à une opposition requinquée par les malheurs de l’Elysée. Jeudi matin, François Hollande, dont le mandat avait lui aussi été émaillé de couacs gouvernementaux, a fait la leçon à son successeur sur Public Sénat :  » L’intérim – au ministère de l’intérieur – n’est pas possible pour les questions de sécurité.  » Plus inquiétant, des voix bienveillantes depuis le début du quinquennat, expriment leurs doutes de plus en pus fortement.  » Quand il y a beaucoup de péripéties, il faut se poser des questions sur la gouvernance. Le président peut corriger un certain nombre de choses mais il est temps qu’il s’y mette « , a commenté, jeudi, sur France 2, Jean-Pierre Raffarin, l’ancien premier ministre de Jacques Chirac.

En coulisses, le couple de l’exécutif s’affaire pour reprendre l’initiative.  » Le président et le premier ministre se parlent souvent « , se contente-t-on de dire à Matignon. En réalité, les grandes manœuvres ont commencé. Benoît Ribadeau-Dumas, le directeur du cabinet d’Edouard Philippe, et Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée, eux, sont en contact permanent pour imaginer le gouvernement qui doit donner un second souffle à Emmanuel Macron et à Edouard Philippe. Avec un objectif : que l’équipe gouvernementale soit au complet, lundi 8 octobre, quand se tiendra le prochain conseil des ministres, à la veille du départ d’Emmanuel Macron pour le sommet de la francophonie en Arménie.

Matignon, qui prônait déjà, fin août, un remaniement large au-delà du simple remplacement de Nicolas Hulot, espère cette fois obtenir gain de cause.  » L’intérêt du gouvernement serait de faire un remaniement large, il lui faut reprendre la main, arrêter de subir les événements « , juge Aurore Bergé, députée LRM des Yvelines (elle aurait dû lire plus tôt notre article du 4 septembre, « Face à l’abîme Emmanuel Macron a eu le vertige » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/04/face-a-labime-emmanuel-macron-a-eu-le-vertige/ ).

Reste à trouver le bon équilibre entre la société civile, les macronistes historiques et l’impératif de respecter l’électorat hétérogène du président.  » Ce remaniement, s’il va au-delà du remplacement de Gérard Collomb, doit respecter la promesse initiale d’Emmanuel Macron « , juge un proche du président,  » le gouvernement qui en sortira ne devra privilégier aucune couleur politique. Surtout, il doit être très bien perçu par les électeurs du premier tour, des sociaux-démocrates qui se situaient au centre gauche « .  » Un remaniement large doit aussi être l’occasion de promouvoir les membres du gouvernement et les parlementaires qui ont réussi depuis seize mois « , poursuit ce conseiller du président. Et de sortir ceux qui sont n’ont pas donné satisfaction, comme Françoise Nyssen à la culture, dont l’entreprise Actes Sud fait l’objet d’une enquête préliminaire. Ou Jacques Mézard à la cohésion des territoires qui fut le premier membre du Parti radical de gauche à rallier Emmanuel Macron.  » Le président ne doit pas avoir la main qui tremble « , poursuit un autre membre du premier cercle présidentiel.

Le départ de Gérard Collomb, qui préfère Lyon à la Place Beauvau, pose une autre question : l’exécutif peut-il prendre le risque de voir ses ministres partir en cours de route, au fur et à mesure des prochains scrutins électoraux ?  » On ne va pas faire des ajustements au fil des jours, juge Aurore Bergé. Ce serait délétère, cela donnerait l’impression que les membres du gouvernement s’intéressent plus à eux qu’aux Français. «  Une question qui s’adresse au premier chef à Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement qui ne cache pas son envie d’être maire de Paris, et à Gérald Darmanin qui a déclaré qu’il serait  » candidat à Tourcoing « ,  » mais pas forcément tête de liste «  nuance-t-on dans l’entourage du président. En ces temps de remaniement, la prudence est de mise.

Et pourtant, que sont d’autre ces gens-là que des imposteurs ? Il faudra bien que les Français s’en rendent compte un jour…

Le 5 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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3 Réponses to “Chienlit ? Vous avez dit chienlit ?”

  1. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 5, 2018 à 12:23 #

    C’est tout le régime républicain qui est une imposture ! passer d’un régime d’autorité paternelle, Catholique et Royal, nè d’un baptême, à un régime d’opinion, républicain, laic et obligatoire, né d’un coup d’Etat sanglant, c’est çà l’imposture !

    Et si Madame est une républicaine convaincue (il faut de tout pour faire un monde), elle ne peut que reprendre -enfin !- le Régent Présidentiel, qui ne réussit plus vraiement à cacher ce qu’est la Ripoux-blik, une régime de gouvernants parvenus et mécréants -Emmanuel Macron n’est que le dernier d’une longue liste- pressés de « jouir » au détriment de leurs cons-ciitoyens et qui bafouent les valeurs et les traditions Françaises pourtant millénaires sous couvert de « progressisme », se perdant en ce qui concerne Emmaneul Macron en personne dans des « conneries » : affaires Ben-Halla, Hulo, Collomb, insultes aux Pieds-Noirs comme « crimnels de guerre », aux travailleurs en colère vus comme des « fénéants » ne pensant qu’à « foutre le bordel » et coutant « un pognon de dingue » à l’Etat, quand ils ne ont pas des « Gaulois réfractaires ». La liste pourrait être longue…

    On passera sur la diarrée musicale au Château avec les Drag-Quenn, le slow avec Ryana, avec une main trop basse au gout de cette dernière, l’euphorie au mileu de mignos des balieues faisant, l’un un doigt d’honneur scandalisant les Français, l’autre, les cornes, ce qui scandalise nos cousins d’Outre-Alpes, qui ne savent que penser de la France, déjà agacés de se sentir traités de « Lépreux » aux cotés des Hongrois, des Tchèques, des Slovaus et des Polonnais…

    En parlant de l’Italie, la décision de soutenir en Lybie un autre gouvernement que celui reconnu par l’ONU, que l’Italie soutient, vaut à Emmanuel Macron l’accusation italienne de favoriser, aux côtés de l’Arabie Saoudite, la Turquie et de l’Egypte, un gouvernement fantoche favorable aux rebels, issus du bled plus que de Tripoli.

  2. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 5, 2018 à 12:26 #

    Des conseillers régionaux quittent le RASSEMBLEMENT NATIONAL pour DEBOUT LA FRANCE.

    Après une vague de départs au bénéfice de Florian Philippot, les dernières démissions d’élus RN profitent à Nicolas Dupont-Aignan. L’état-major du RN le met en garde. Du nord au sud de l’Hexagone, des élus du Rassemblement National (RN, ex-FN) ont rallié Nicolas Dupont-Aignan, la contre-offensive s’organisant, ni vu ni connu, contre la « chienlit ».

    -Je ne cherche pas à débaucher , précise le chef de Debout la France (DLF) et tête de liste aux européennes, qui a pourtant lancé un « appel » aux membres du RN et de LR à le rejoindre, le 23 septembre. Mais je constate une incroyable dynamique de rassemblement. L’UNION DES PATRIOTES et des REPUBLICAINS est… en marche !!! (sic) », écrit-il SUR LES SOCIAL-NETWORK.

    car il serait temps, enfin, d’arréter les « conneries »…

  3. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 5, 2018 à 12:53 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE…

    La Constitution de 1958 fête son soixantième anniversaire. Un texte bizarroïde, sorte de régime parlementaire corrigé de présidentialisme, une sorte de Monarchie constitutionnelle élective, mais qui a assuré à la France une stabilité politique inimaginable à l’époque.

    -La force de la Constitution, disait Emmanuel Macron en rendant hommage au général de Gaulle, c’est qu’elle permet d’avancer.

    C’est un fait : peu de chefs d’Etat dans le monde démocratique peuvent se sentir aussi solidement protégés par leur constitution. Les crises politiques peuvent faire trembler le pouvoir, les dissolutions de l’Assemblée échouer, les cohabitations s’enchaîner, les majorités se défaire, rien ou presque ne peut atteindre le président de la République, pas même ses « conneries ». C’est la combinaison du fait majoritaire au Parlement et de l’élection au suffrage universel direct du chef de l’Etat qui confère cette stabilité à la gouvernance du pays : les Franòais prèfèrent un Monarque élu mais possédant des pouvoirs responsables qui lui permette, si c’est un dirigeant de valeur, de commender et de mettre de l’ordre -au risque de voir un con-citoyen lui succéder et remettre tout en question, ne pensant parfois qu’à aller aux putes à 2 heures du matin, confondant normal avec banal et banal avec minable- qu’un Monarque à l’anglaise, Roi fénéant payé à rien faire d’autre que de penser avec qui caser ses enfants, laissant à un Richelieu parfois parfois trops zélé, de faire le job.

    Il faut pourtant se rendre à l’évidence : tout se passe comme si le pouvoir Ripoux-blicain s’ingéniait à instiller de l’incertitude, donc de l’instabilité dans le système. Ainsi en est-il du projet d’introduction d’une dose de proportionnelle dans les élections législatives. Même chose avec le non-cumul des mandats, dont la logique est désormais poussée tellement loin qu’elle empêche un ministre candidat à une mairie de rester à son poste un an avant la date des élections. Quant à la quête de transparence imposée aux politiques, elle atteint un degré tel qu’elle finit par créer de là ausi l’incertitude : lors des remaniements, il faut ainsi des jours pour scanner chaque pressenti, durant lesquels s’installe le sentiment que le pouvoir hésite.

    Alors qu’il faudrait donner les pouvoirs du Régent Présidentiel à un Roi héréditaire, constitutionnel (comme au Luxembourg ou au Liechtenstein) ou pas, à cause des « conneries » d’un Régent Présidentiel un peu immiature, un grande TETE DE mélanChON, veut parlementariser encore une… VI° Ripou-blik qui commence sérieusement la part de Français qui se lève tot le matin pour aller bosser, comme les exemplaires membres du GSPR qui se font le CU… RRICULUM VITAE parfois durant 10 à 14 heures parjour pour assurer la protection d’un PETIT maCrON égomaniaque à tendence psycopathe que les Français ont fait l’erreurs de porter au pouvoir…

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