La Cinquième colonne suédoise est…à Paris.

6 Oct

Depuis que le gouvernement suédois, sous la pression de son opposition de droite a été contraint de mettre un frein à sa boulimie immigrationniste (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/10/pas-mal-mais-ils-auraient-pu-mieux-faire/), il s’est trouvé quelques officines pour poursuivre l’oeuvre destructrice de ce beau pays scandinave. Parmi celles-ci…l’Eglise évangélique luthérienne de Suède ! Une de ces Eglises dont les pasteurs sont “tellement occupés à embrasser les marches du Temple qu’ils ne se rendent pas compte qu’il est en ruine “. L’ Eglise évangélique de Suède qui perd chaque jour de nouveaux fidèles et qui finira par disparaître par acculturation spirituelle…

Blason de l’Eglise de Suède

Que deviennent donc les migrants refoulés du pays et reconduits à la frontière (car, à la différence de ce qui se passe chez nous, les refoulés sont aussi reconduits) ? Ils viennent tout simplement en France selon le principe désormais très au point et que Gérard Collomb lui-même a appelé du « benchmarking » une sorte d’étude de marché pratiquée par les migrants, selon le ministre de l’intérieur, « pour regarder les législations à travers l’Europe qui sont […] les plus fragiles ».

Les tout premiers sont arrivés voilà un an et demi, un jour de février 2017 à l’église suédoise de Paris, rue Médéric, dans le 17e arrondissement. Plutôt que risquer l’expulsion vers leur pays d’origine, ils ont donc quitté le royaume scandinave, pour venir tenter leur chance à Paris car on leur a dit là-bas que la France accordait l’asile à 70 % des demandeurs afghans et qu’elle ne renvoyait pas les déboutés.

« Ils arrivaient par dizaine chaque semaine, raconte une employée de l’église. On était complètement débordés. » Car, en Suède, la rumeur s’est propagée sur les réseaux sociaux. Personne ne sait comment elle a commencé. Mais les jeunes Afghans, chaque jour plus nombreux à recevoir une réponse négative de l’Office national suédois des migrations, ont tous entendu parler d’un des leurs qui aurait obtenu l’asile en France.

À Arboga, une petite bourgade de 14 000 habitants, à 150 km à l’ouest de Stockholm, Nesar décide à cette époque de tenter sa chance. Son histoire ressemble à celle de milliers d’autres : une naissance à Kaboul, en 1998, des parents qui décident de partir et emmènent leurs trois enfants vivre en Iran en 2010. « Nous n’avions pas de papiers. Si j’étais pris, on me renvoyait en Afghanistan ou bien on m’envoyait combattre en Syrie. »

À 16 ans, il rejoint le flot des migrants qui remontent vers l’Europe, pour finir, en janvier 2015, dans ce pays, la Suède, dont il n’avait jamais entendu parler avant de prendre la route de l’exil. Cette année-là, ils sont 35 000 mineurs isolés à gagner le royaume scandinave. Neuf sur dix sont des garçons. Les deux tiers viennent d’Afghanistan. Trois sur quatre obtiennent alors le statut de réfugié.

Nesar est placé dans un centre d’hébergement pour mineurs isolés. Il va à l’école, apprend le suédois et se fait des amis. Mais l’incertitude se prolonge. L’Office des migrations est débordé. Finalement, deux ans après son arrivée, les conditions politiques ont changé et sa demande d’asile est rejetée. Il fait appel à deux reprises. Chaque fois, la décision est la même : « On me disait que la situation était stable à Kaboul, que la Suède y avait une ambassade. Que pouvais-je dire ? Tous les garçons de mon centre ont eu la même réponse. » Alors, il décide tout simplement de partir pour la France pour aller voir si l’herbe n’y serait pas plus verte. Il y débarque en septembre 2017.

Lors de son entretien à l’Ofpra, il assume sa décision : « J’ai expliqué que la Suède n’accorde pas l’asile aux Afghans et qu’elle les expulse. » Croyez-vous que les fonctionnaires de l’Office aient immédiatement organisé son retour ? Pas du tout. Deux mois plus tard, en juin 2018, il obtient le statut de réfugié et une carte de résident permanent. Nous vivons dans un pays de fous acoquinés à un bon lot de traîtres !

Pourquoi les autorités suédoises ont-elles estimé qu’il n’était pas un bon candidat à l’asile ? Pourquoi les autorités françaises ont-elles pris la décision inverse ? 

C’est pourtant simple et tient à deux choses :

1/ le gouvernement français ment lorsqu’il prétend qu’il veut réduire le nombre des droits d’asile accordés * et

2/ Les autorités suédoises sont trop heureuses d’en profiter pour se débarrasser de leurs envahisseurs. La preuve en est dans ce témoignage de Kompez, un complice de Nesar, lui aussi accueilli par l’église suédoise de Paris :

Expulsé de Suède après le rejet de sa demande d’asile, il a tout simplement pris le train pour Paris. Arrêté en chemin, en Allemagne, par les gardes frontières ses empreintes ont été relevées et comparées au fichier européen Eurodac. Les gardes frontières ont découvert qu’il avait déposé une demande d’asile en Suède. « Je leur ai dit que j’allais à Paris. Ils ont rigolé. Puis, une policière m’a montré dans quel train monter et m’a donné un laissez-passer en allemand, qui expliquait qui j’étais, au cas où je me ferais de nouveau arrêter. » Il y a bien longtemps, cela s’appelait un SAUF-CONDUIT ! 

Ou comment certains pays européens profitent des bonnes dispositions (ou de la bêtise) des autorités françaises pour se débarrasser de leurs migrants. CQFD.

Arrivé à Paris, Kompez est convaincu qu’il sera renvoyé en Suède : « Je savais qu’ils allaient trouver mes empreintes à la préfecture et me renvoyer. » Il n’en croit donc pas ses oreilles quand le verdict tombe : « procédure normale » et donc pas de procédure Dublin. Cela porte un nom : FORFAITURE.

Depuis Paris, «  la pasteure  » Tanja Kamensky, nommée un an plus tôt, lance un appel désespéré dans le journal clérical Kyrkans Tidning, le 5 septembre 2017. « Avec la politique de l’asile que nous menons aujourd’hui, nous transférons le problème à d’autres pays, avec de graves conséquences pour ces jeunes hommes, déclare-t-elle. C’est indigne de la Suède. » Et quelles conséquences pour la France, qui s’en soucie ?

Quelques jours plus tard, la mission de l’église à l’étranger débloque pourtant les fonds pour financer un poste à temps partiel, pour six mois, afin de s’occuper des arrivants. Sara Brachet est immédiatement embauchée. La Suédoise, mère de trois enfants, installée à Paris depuis un peu plus de vingt ans, est alors en pleine reconversion professionnelle. Quelques mois plus tôt, une amie en Suède l’a contactée sur Facebook : « Elle s’était occupée d’un jeune Afghan, qui venait d’être débouté. Il partait pour la France et elle me demandait de l’aider. »

Très vite, elle devient un repère pour ces migrants qui débarquent rue Médéric et qui étaient déjà souvent en contact avec Svenska kyrkan, l’église évangélique luthérienne, en Suède. Cette Cinquième colonne qui est devenue une authentique filière de passeurs esclavagistes qui introduit chez nous, en toute impunité, ces migrants afghans !

Sara Brachet les aide à rédiger leur récit, à trouver des interlocuteurs. Tout se fait en suédois, sauf les cours de français, organisé par des bénévoles, le vendredi après-midi. Les jeunes, souvent à la rue pendant quelques jours avant d’être inscrits à la préfecture et obtenir un hébergement, peuvent venir se doucher, faire leur lessive, manger un morceau. Une pièce à l’étage est transformée en vestiaire pour entreposer les vêtements donnés par les paroissiens. L’église gère également les virements d’argent effectués par les familles suédoises aux jeunes qu’elles ont hébergés. Ou les méfaits de la complicité, exercée dans la plus grande opacité, entre ces filières et les autorités françaises dont le rôle devrait pourtant être d’assurer la paix, la sécurité et la tranquillité des Français.

Au total, Sara Brachet pense avoir rencontré 300 jeunes Afghans, entre septembre 2017 et la fin juin 2018, quand son contrat, prolongé de trois mois, s’est achevé. Depuis la fin août, il en arrive trois à cinq nouveaux par semaine. Et chaque jour, elle continue de recevoir des mails de bénévoles suédois qui veulent savoir si la France continue  d’accueillir leurs Afghans…

« Je leur dis la vérité, explique-t-elle. Que la vie ici n’est pas toujours facile. Mais s’ils ont été déboutés et qu’ils vont être expulsés, rien ne peut être pire. Alors, oui, dans ces cas-là, Paris est une solution. » On croit rêver. Surtout quand découvre que notre qualification de filière de passeurs esclavagistes n’est pas un abus de langage. En voici la preuve.

Un jeune a été déposé sur le perron de l’église, en voiture, par un couple de Suédois. « Ils avaient étudié le voyage dans les moindres détails, regardant où ils pouvaient passer la frontière avec le moins de risque de se faire arrêter. Ils laissaient le jeune un kilomètre avant, puis le reprenaient un kilomètre après. »

Alors, nous posons la question : que va faire le ministre de l’intérieur par intérim et néanmoins toujours Premier ministre de la République, Edouard Philippe, face à ces scandaleuses pratiques ?

Le 6 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* D’ailleurs, le député LRM Aurélien Taché vient de déposer un projet de loi en ce sens :

 » L’idée serait de dire que les Français qui hébergent des réfugiés qui ont été protégés par la France, qui ont un titre de séjour, peuvent déduire [de leurs impôts] jusqu’à 1 500 euros par an pour les frais que cela peut occasionner d’avoir cet acte de solidarité. » (Aurélien Taché à France Inter). Vous savez désormais à quoi voue en tenir.

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2 Réponses to “La Cinquième colonne suédoise est…à Paris.”

  1. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 7, 2018 à 6:11 #

    L’imposture Macron ? pas que çà : l’imposture républicaine aussi et avant tout…

  2. conseilesperanceduroi octobre 7, 2018 à 7:25 #

    C’était une image.

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