Les effets collatéraux des guerres de Yougoslavie n’en finissent pas de détruire l’Europe.

11 Oct

En particulier grâce aux méfaits de la guerre menée par l’Otan et l’Union européenne en 1998-1999 contre les peuples chrétiens de l’ex-Yougoslavie et des manipulations visant à établir des foyers musulmans à nos portes.

Nous ne reviendrons pas sur les conséquences de l’expulsion de la Serbie de son territoire historique du Kosovo dont nous faisons les frais au travers d’une intense et nocive immigration important chez nous autant d’innombrables trafics que de violence (Lire « Ils l’ont voulu, ils l’on eu… » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/02/19/kosovo-ils-lont-voulu-il-lont-eu/).

Nous nous attarderons surtout, aujourd’hui, sur la Bosnie car, tous les jours, c’est par dizaines, que des Bosniens font la queue devant le consulat de Slovénie à Bania Luka, la grande ville du nord de la Bosnie-Herzégovine où se sont déroulées des élections générales dimanche 7  octobre, pour obtenir l’autorisation de partir.

Ainsi, l’un d’eux qui attend patiemment son tour pour retirer son permis de travail d’un an, lève les yeux au ciel quand on lui demande combien de personnes de son entourage ont déjà fait la queue ici avant lui :  » Rien que pour mon village, déjà une cinquantaine ! Ma femme est partie en Slovénie il y a vingt jours, moi, je vais faire chauffeur-livreur, explique ce moniteur d’auto-école. Je serai payé 850  euros, logé et nourri. Je le fais surtout pour mes enfants. Je ne sais pas s’ils seront capables de survivre dans un Etat pareil. Ici, rien ne marche.  » Pas étonnant, la Bosnie-Herzégovine est un monstre géopolitique, fruit des folies occidentales des années de guerre, et, en prime, sa région de Bosnie est musulmane…

Ainsi renaît la vieille route des Balkans (chère à Angela Merkel). Pour le moment, elle permet à ceux qui partent, d’aller chercher fortune chez leurs voisins Slovènes mais, ne vous y trompez pas, ils finiront par débarquer en Allemagne et en France. Face à un climat économique et politique désespérément sombre, les Bosniens prennent donc de nouveau la route en masse. Rien à voir, certes, avec l’exil de centaines de milliers de réfugiés pendant la guerre qui a déchiré les trois communautés du pays (bosniaque, serbe et croate) entre 1992 et 1995, mais l’attrait de l’Union européenne (UE) va grandissant depuis que les usines des pays d’Europe ouvrent grand la porte à cette main-d’œuvre pas chère.

 » Les Bosniens sont une force de travail fiable et efficace, très bien vus chez nous. Tant qu’ils ont un contrat de travail, nous n’avons aucune limite « , assure Aljaz Zupan, ambassadeur adjoint de Slovénie à Sarajevo. Son pays, membre de l’UE depuis 2004, a affiché 5  % de  croissance en  2017 et est en situation de quasi-plein-emploi. Les citoyens bosniens, qui ne sont pas membres de l’UE, partagent une histoire commune au sein de l’ex-Yougoslavie avec la Slovénie, ainsi qu’une langue assez proche.

Première communauté étrangère, les Bosniens étaient 66 705 à être enregistrés en Slovénie en  2017, 8 000 de plus qu’un an auparavant. Pour le seul mois d’août, la Slovénie leur a  délivré 3 400  permis de résidence, soit 2,5  fois plus que le même mois de 2015. Et les chefs d’entreprise slovènes font encore pression pour accélérer une procédure qui peut prendre entre  un et  deux mois.

Mais retenez bien cela : après un an en Slovénie, les Bosniens peuvent postuler pour des permis de cinq ans, qui leur ouvrent ensuite les portes de toute l’UE.  » Ils vont travailler en France, en Belgique ou en Allemagne « , précise M.  Zupan. Et pour la communauté croate de Bosnie, c’est encore plus simple : les passeports délivrés facilement par Zagreb leur permettent déjà souvent de travailler partout dans l’UE.

Dans ces conditions, la Bosnie et son salaire moyen de  430  euros par mois ne peuvent pas faire concurrence. La Slovénie est d’ailleurs loin d’être le seul pays de l’UE à venir faire son marché à Sarajevo. Les usines tchèques et slovaques sont tout aussi friandes d’une immigration mieux acceptée que celle venant du Moyen-Orient et d’Afrique, et l’Allemagne a  prévu de faciliter encore la délivrance de titres de travail en  janvier  2019, en priorité pour le personnel médical, qui quitte désormais en masse un secteur réputé pour son népotisme – Bakir Izetbegovic, le membre bosniaque musulman de la présidence tournante partagée avec un Croate et un Serbe, a, par exemple, fait nommer sa femme directrice du principal hôpital de Sarajevo.

 » En Bosnie, tous les postes bien rémunérés, ceux dans le secteur public, sont réservés aux  proches des partis au pouvoir. Du coup, les jeunes qui ont véritablement envie de travailler et d’avoir des résultats sont amers et préfèrent partir. On a en plus l’impression que cela arrange les politiques « , se désespère Miroslav Vukajlovic, directeur d’une agence d’intérim à  Banja Luka, qui éprouve de plus en plus de difficultés à trouver de la main-d’œuvre qualifiée, même si le chômage dépasse officiellement 30  % de la population active.

Le sujet a été à peine abordé dans la campagne électorale, les candidats préférant encore jouer sur la traditionnelle corde nationaliste.  » Ceux qui font la queue devant le consulat viennent surtout de la Fédération – bosno-croate – « , assure ainsi Milorad Dodik, jusqu’ici président de l’entité serbe de Bosnie.  » L’Europe est en manque de main-d’œuvre et bien sûr que ça les attire, ce n’est pas le système qui chasse les gens « , considère-t-il. Sauf que c’est une main d’oeuvre…musulmane !

Pire, la tendance s’aggrave. Devant le consulat de Slovénie, on voit des familles entières faire la queue, et non plus les seuls hommes.  » Ces familles sont de la classe moyenne, elles laissent des emplois bien rémunérés, vendent tout et partent. Simplement parce qu’elles sont fatiguées de vivre dans ce pays « , s’inquiète Tanja Topic, analyste pour la Fondation allemande Friedrich-Ebert, en soulignant une situation bloquée par les divisions ethniques et la corruption.

Quant nos dirigeants politiques comprendront-ils que l’on ne peut pas construire une nation sur un socle multiculturel ?

Le 11 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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Une Réponse to “Les effets collatéraux des guerres de Yougoslavie n’en finissent pas de détruire l’Europe.”

  1. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 11, 2018 à 11:01 #

    Le 9-3 comme le Kosovo ?

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