Allemagne : Angela Merkel en très mauvaise posture.

15 Oct

Nous avions prévu sa lente agonie mais il semble que sa fin s’annonce plus rapide que ce qui était prévu. Et c’est tant mieux ! Car elle ne l’a pas volé.

De scrutin en scrutin, la chancelière d’Allemagne convainc de moins en moins d’électeurs du bien fondé comme de la force de ses arguments politiques. Mieux encore, ceux-ci réalisent enfin l’ampleur de la tragédie destructrice de l’Europe qu’elle a mise en place depuis son accession au pouvoir en 2005 et, en particulier, à partir de 2015 lorsqu’elle à imposé aux pays de l’Union l’accueil de plus de deux millions de migrants qualifiés fallacieusement de l’appellation compassionnelle de  » réfugiés « .

C’est ainsi que son allié incontournable en Bavière, le parti conservateur CSU, a subi, dimanche 14 octobre, un camouflet aux élections régionales. Il perd sa majorité absolue au parlement régional face à l’essor des Verts et de l’extrême droite.

Certes, l’Union chrétienne-sociale, « parti frère » de la CDU d’Angela Merkel, arrive en tête avec 35,5%, mais ce score a tout d’une débâcle politique, car le parti domine cette région depuis les années 1950. La CSU perd quelque 12 points par rapport à 2013, sa majorité absolue, et va être obligée de chercher une alliance inconfortable avec une ou plusieurs autres formations.

Autre mauvaise nouvelle pour Angela Merkel, l’autre membre de sa coalition gouvernementale, les sociaux-démocrates du SPD, subissent une gifle avec 9-10% des voix. Les gagnants du scrutin sont les Verts, 2e avec 18-19%, et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti de la droite radicale, opposé depuis sa fondation à la chancelière et à sa politique migratoire, qui recueille 11% des voix, au coude-à-coude avec les Freie Wähler, des conservateurs indépendants (11,5%). Les Libéraux du FDP (5%) ferment la marche.

Rien pour rassurer la chancelière allemande donc, d’autant que son propre parti, la CDU, va bientôt faire face à un scrutin tout aussi ardu le 28 octobre en Hesse, Land que les conservateurs dirigent en coalition avec…les écologistes. Ces deux scrutins « affecteront la politique nationale et en conséquence la réputation de la chancelière« , a déjà prévenu, vendredi, le président de la chambre des députés et vétéran respecté de la CDU, Wolfgang Schäuble (dit le Dogue allemand), ancien ministre des finance d’Angela Merkel et ennemi juré des pays européens du sud (les Grecs en savent quelque chose !).

Pas sûr que les mystifications dont elle a le secret permettent encore longtemps à Angela Merkel de survivre en politique…

Le 15 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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4 Réponses to “Allemagne : Angela Merkel en très mauvaise posture.”

  1. Catoneo octobre 15, 2018 à 12:35 #

    Il faut attendre le résultat en sièges, mais avec les FW à 11,6% et les Libéraux éventuellement, la CSU pourra former une courte majorité.
    A défaut, un exécutif minoritaire à la chambre pourrait compter sur les SPD pour voter des projets structurants dès lors qu’ils gouvernent ensemble à Berlin.

    A part ça, il devient clair qu’Angela Merkel fait le mandat de trop, et la Hesse pourrait être le clou du cercueil !

  2. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 15, 2018 à 12:40 #

    Angella Merkel fut élue sur la promesse faite à l’allemagne de pouvoir continuer à s’enrichir sur l dos de l’Union Europèenne, c’est à dire sur le dos des Pays européens. Des pays comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne ont senti la douleur. Le bras d’honneur est venue de l’Italie, plus puissant des pays du « club Med » selon Wolfgang Schäuble, mais qui n’est pas encore au bord de la famine comme la Grèce.

    Quand à la France, le Brexit et la ruine du commerce extérieur de l’Allemagne -du au boycot russe- donnerait une exellante conjoncture économique à la France si après le calamiteux quinquennat de Hollande, l’invraisemblable gouvernance macronienne et ses chimères mondialistes et immigrationistes, réussisait à sortir des ornières budgétaires ! mais c’est san compter sur ses fantaisies sociétalistes petites-bourgeoises…

  3. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 15, 2018 à 12:52 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE…

    La faillite de la Macronie à laquelle nous assistons serait comique si elle n’emportait pas avec elle le pays vers le gouffre ! Mais au-delà du cas Macron, il convient de considérer, en cette année du soixantième anniversaire de la constitution, la faillite des institutions elles-mêmes qui, à force d’être dénaturées, ont perdu l’essentiel de leur vertu monarchique.

    Comme le rappelle le prince Jean de France dans un récent article donné au Figaro (L’AF a publié ce commentaire LE 12 OCTOBRE 2018), le passage au quinquennat notamment, a joué un rôle déterminant dans cette dégradation : -Selon une logique implacable, le président de la République a pris en charge toute la politique de la nation au détriment du Premier ministre en titre et le chef de l’État est devenu, plus directement que jamais, le chef du parti majoritaire. La fonction arbitrale, qui se confond avec celle de chef de l’État dans notre tradition millénaire, n’est plus assumée de manière effective. Dès lors, il n’est pas étonnant que les Français, attachés à la symbolique politique, se prononcent à chaque élection présidentielle par des votes de rejet plus que d’adhésion.

    Mais le quinquennat n’est pas le seul en cause. En effet, comment un régime, quelle que soit la valeur de sa constitution, pourrait-il servir le Bien commun de la nation en étant asservi pour l’essentiel AUX CAPPRICES DU SUFFRAGE UNIVERSEL, AU DIKTA DES BANQUES, à des décisions politiques à des instances supranationales et technocratiques dont la légitimité n’est plus reconnue par les peuples, si elle l’avait jamais été ?

    Depuis la chute de la Monarchie Légitime en 1830, à la suite de Bossuet, Bonald, Maîstre, les vrais Royalistes maintienent et manifestent LE PRINCIPE ROYAL qui est que LE ROI EST LA SEULE AUTORITE LEGITIME EMANANT DE DIEU. Car l’un d’eux, Maurice d’Andigné, a dit :

    -C’est à la Légitimité Catholique et Royale que nous devons revenir… ce ne sont pas les hommes, si éminants soient-ils, qui sauvent un pays, ce sont les insitutions.

    Qu’est-ce que la Légitimité ?

    -La Légitimité est l’application du droit Royal Français tel qu’il est définit dans la théorie statutaire et les Lois Fondamentales du Royaume de France, écrit l’historien du droit Guy Auger (Guy Auger, Du Légitimisme à la Légitimité, in La Légitimité, N° 2, Janvier 1975).

    LE ROI, C’EST LA PRESENCE DU SACRE DANS LE POUVOIR, LA CONTINUITE DE LA FRANCE, LE DESTIN DE « LA NATION DES FRANCS QUI A DIEU POUR FONDEUTEUR » INCARNE PAR UN SOUVERAIN INDEPENDANT DES CAPPRICES DU SUFFRAGE UNIVERSEL ET DU DIKTA DES BANQUES ET D’INSTANCES SUPRA-NATIONALES.

    Aucun pouvoir ne pouvant durer en s’appuyant uniquement sur la propagande, à défaut de force, il faudra au Chef de l’Etat acquérir UNE LEGITIMITE NATURELLE par les services rendus au peuple qui lui est confié qui, en retour, lui manifestera une reconaissance capable de consacrer son autorité. Ces services concernent les nécessités naturelles : GERER L’ORDRE, FAIRE RESPECTER LA JUSTICE, DEFENDRE LE PEUPLE CONTRE LES ENNEMIS, ASSURER LES CONDITIONS DE LA PROPERITE DU PAYS. Mais en France spécialement, LA ROYAUTE A LE DEVOIR DE PROTEGER LA FOI CATHOLIQUE ET D’ASSURER POUR CELA UNE LEGISLATION CHRTEIENNE, reconnaissant Dieu comme source de toute autorité : c’est LE LEGITIMITE THEOLOGIQUE. Or, historiquement, seule la Monarchie Capétienne, Catholique et Royale, a possédé pleinement cette DOUBLE LEGITIMITE…

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