Face à l’abîme…

16 Oct

Etait le début du titre de notre article du 4 septembre, après le départ de Nicolas Hulot du ministère de la transition énergétique. Mais, dans son intégralité, il annonçait ceci :

 » Face à l’abîme, Emmanuel Macron a eu le vertige « 

(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/09/04/face-a-labime-emmanuel-macron-a-eu-le-vertige/)

Nous y disions, entre autre, les quelques vérités suivantes :

«  Il avait pourtant sérieusement pensé à ce grand chambardement…qui n’a pas eu lieu. Mais, face à l’abîme, Emmanuel Macron a eu le vertige et il a renoncé à faire tomber les têtes qui auraient dû rouler dans la sciure ! Pourquoi garder son altesse sénilissime Gérard Collomb à l’Intérieur, pourquoi ne pas se défaire de la fourbe et inquiétante* Françoise Nyssen à la Culture et de l’incompétente Agnès Buzyn à la Santé ? La réponse est simple : le vide. Autrement dit, PAR QUI LES REMPLACER IMPROMPTU ? C’est là le drame de tout pouvoir personnel sans base politique véritable et sérieuse. Question de réalisme, la Macronie ne disposant pas de poids lourds en réserve.  » Détruire l’équilibre du gouvernement pourrait être bénéfique si on disposait d’un banc de touche exceptionnel. Mais ce n’est pas le cas « , se désole un responsable de la majorité auquel il pourrait être répondu :  » Mais qu’alliez-vous faire dans cette galère ? « 

Seule la substitution de François de Rugy à Nicolas Hulot s’avère a priori sécurisante pour Emmanuel Macron : cet écologiste d’affichage (comme toute sa carrière l’a montré), qui lui doit presque tout, ne lui fera aucune ombre, trop occupé à bénéficier, à la façon d’un Jean-Vincent Placé, des ors et autres prébendes de la République. Quant au départ inopiné de la ministre des sports, Laura Flessel (Qui ?), ce n’est même pas une anecdote.

Tout juste un froufrou. Sauf qu’elle serait en lien avec une affaire de…fraude fiscale.« 

Six semaines plus tard et après une nouvelle démission, celle du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, où en sommes-nous ?

au même point !

Car Emmanuel Macron et son Premier ministre n’en finissent pas de réfléchir, de peser, de soupeser, d’évaluer et de tenter de choisir un ou plusieurs nouveaux ministres. En vérité, ils ont encore le vertige face au vide abyssal des compétences au sein de la majorité présidentielle comme des amis du chef de l’Etat.

Et c’est dans de telles circonstances que l’on prend la mesure du réalisme de notre slogan pendant la campagne électorale présidentielle de l’an dernier :

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Pourquoi, sacrebleu, les Français ne nous ont-ils pas écoutés ?

Le 16 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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2 Réponses to “Face à l’abîme…”

  1. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 16, 2018 à 9:39 #

    Emmanuel Macron et son Premier ministre n’en finissent pas de réfléchir, de peser, de soupeser, d’évaluer et de tenter de choisir un ou plusieurs nouveaux ministres, à l’italienne. En vérité, ils ont encore le vertige face au vide abyssal des compétences au sein de la majorité présidentielle comme des amis du chef de l’Etat.

    Pourquoi pas un extérieur ? un technique ?

  2. HERVE JOSEPH VOLTO octobre 16, 2018 à 9:47 #

    L’action présidentielle est menée tambours battants mais les sondages ne cessent de baisser. L’isolement d’Emmanuel Macron progresse. Ses proches, ses ministres, son « entourage » le disent et le déplorent. Le pouvoir isole inévitablement. Il isole parce que la responsabilité exercée est lourde et que le nombre de décisions à prendre est pléthorique. Il isole parce que le temps qui passe creuse l’écart entre les intentions de départ et les réalités du terrain. Il isole parce que l’engouement d’une histoire qu’on croit nouvelle, faiblit à mesure que la magie disparaît.

    Pour toutes ces raisons, l’isolement doit être farouchement combattu. Le temps manque cruellement pour réfléchir, se poser, confronter, alors même que l’échange reste essentiel plus le temps avance. Ecouter des conseillers, ou mieux encore, entendre, garder la lucidité, pour dire juste et décider mieux. A ne plus entendre, on prend le risque d’étouffer.

    du temps des Rois, la VII° LOI FONDAMENTALE DU ROYAUME DE FRANCE – LA LOI DE GOUVERNEMENT PAR GRAND CONSEIL- prévoyait qu’il fut bon que le Roi, même s’il fut de droit Divin le seultitulaire de la Souveraineté déléguée à lui par Dieu, soumettasse ses décisons à un cercle de conseillers, à un conseil (cabinet, Conseil des Ministres, Conseil d’Etat, Conseil Supérieur de la Magistrature), puis de décider en dernier ressort, n’étant nullement tenu d’appliquer les décisons du Conseil, consultatif.

    Mais au moins, la décison értait éclairèe par des conseillers avisés.

    L’isolement entraîne des comportements maladroits et finalement contre-productifs par rapport à sa mission et à son action. L’esprit Chrétien n’est plus là pour moraliser la pensée du Chef de l’Etat. Bien sûr que le choix des mots « premiers de cordée » est un choix maladroit, qui peut être perçu comme blessant et excluant par toute une partie de l’électorat.

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