L’ENA, fabrique nationale de donneurs de leçons, est quasiment en faillite.

19 Oct

On comprend mieux pourquoi la gestion de l’économie française par ceux qui en sont issus s’avère si catastrophique…

Les voyants financiers de l’Ecole nationale d’administration (ENA) sont dans le rouge, révèlait Le Parisien dans son édition du dimanche 14 octobre. La masse salariale pèse trop lourd, les nouvelles missions imposées par l’Etat coûtent cher alors que la subvention publique stagne, et les trésoriers de l’école peinent à se faire payer les factures des prestations proposées par l’école, détaille le quotidien, qui a eu accès au compte financier 2017 de l’établissement.

Le déficit de l’ENA se creuse donc. L’école risque de faire banqueroute d’ici à quatre ans sans mesures pour rétablir le pas. D’autant, rappelle Le Parisien, qu’une note interne avait déjà mis le sujet sur la place publique par le passé. Une situation qui fait désordre, là où l’Etat se fixe pour mission d’enseigner les règles de la bonne gestion publique ! Mais, ne vous faites aucun souci, les contribuables ne tarderont pas à être mis…à contribution pour sauver ce moule dans lequel sont formés les élites endogames de la République.

Le déficit a atteint 2,8 millions d’euros en 2017, sur un budget de 40,8 millions d’euros. Les 30,9 millions d’euros de dépenses de personnels absorbent à eux seuls la quasi-intégralité de la subvention d’Etat (31,1 millions d’euros). En cause notamment, les 9,2 millions d’euros alloués aux élèves qui plombent la ligne « dépenses de personnels ».

Les étudiants de chaque promotion sont payés 1 682 euros brut par mois pendant leur deux ans de scolarité. L’ENA prend également en charge les frais de mission : chaque année 1,5 million d’euros sont dépensés en frais de déplacement, repas et nuitées accordés aux étudiants lorsqu’ils sont sur le terrain, en stage dans les préfectures, par exemple.

En outre, souligne Le Parisien, beaucoup de factures de formations restent en souffrance. Le Koweït doit ainsi 569 700 euros à l’établissement. Et les autres ardoises s’accumulent : le Brésil a deux paiements en suspens pour 20 500 euros et 11 000 euros, la République dominicaine pour 22 588 euros, la Jordanie pour 7 268 euros.

« Et l’ENA n’apparaît guère plus pressée pour régulariser la situation des mauvais payeurs français », poursuit le quotidien. L’Ecole nationale supérieure de la police et le Commissariat général à l’égalité des territoires lui doivent chacun 10 000 euros, tandis qu’AgroParisTech est débiteur de 9 120 euros et l’Association des maires de France, de 5 200 euros…

Plutôt que de racketter les retraités, le gouvernement de la République ferait mieux de mettre de l’ordre dans ses comptes mais aussi de supprimer les innombrables tonneaux des Danaïdes qu’il affectionne.

Le 19 octobre 2018.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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