La Cour des comptes juge sévèrement la politique économique du gouvernement.

11 Fév

Que ne nous avait-on pas promis en matière de redressement économique au cours de la campagne présidentielle de 2016-2017 !… Et que voyons-nous en 2019 ? Que la situation de notre pays n’a pas été pire depuis très longtemps. Pour éviter cette catastrophe annoncée il aurait pourtant suffi que nos compatriotes ne succombent pas aux sirènes d’Emmanuel Macron et de ses sbires de « La République en marche » et écoutent ce que nous répétions inlassablement, presque tous les jours :

« Si Macron est élu…c’est cinq ans de foutus »

Et voilà donc que dans son traditionnel rapport annuel publié mercredi 6 février, la Cour des comptes s’inquiète de la « fragilité » des finances publiques du pays, notamment en raison des mesures décidées, en décembre dernier, face au mouvement des gilets jaunes.

La Cour des comptes a appelé ce mercredi l’exécutif à redresser « en profondeur » les finances publiques françaises, estimant que les mesures décidées face au mouvement des gilets jaunes avaient fortement « fragilisé » les perspectives de dette et de déficit pour 2019.

« Les perspectives de finances publiques pour 2019 sont affectées d’une fragilité toute particulière », met en garde l’institution financière, qui invite Bercy à revoir rapidement son scénario macroéconomique. « Cette trajectoire devrait servir de base à un redressement en profondeur de nos finances publiques, plus que jamais nécessaire, les événements récents ayant démontré l’insuffisance et la grande fragilité du redressement opéré jusqu’à présent », ajoute la Cour.

Le gouvernement avait à l’origine prévu un déficit public équivalant à 2,8 % du PIB pour 2019, en hausse de 0,2 point par rapport à celui attendu en 2018, en raison notamment de la transformation du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse de charges pérennes.

Mais l’exécutif a décidé de relâcher la contrainte budgétaire en raison de la crise des gilets jaunes, en annonçant mi-décembre une série de baisses d’impôts et de nouvelles dépenses (dont pourtant la plupart d’entre nous ne bénéficiera pas), chiffrées à près de 11 milliards d’euros. Selon Bercy, le déficit devrait ainsi s’établir à 3,2 % du PIB en 2019, repassant pour la première fois depuis 2016 au-dessus des 3 % exigés par les traités européens. Bref, TOUT ÇA POUR ÇA !

« Ce scénario de finances publiques, préoccupant, est en outre affecté de multiples fragilités », souligne la Cour des comptes, qui fait état de deux éléments susceptibles de faire déraper un peu plus les comptes publics français. 

Premier élément : l’absence de précisions sur les mesures d’économies que le gouvernement entend mettre en œuvre pour compenser une partie des annonces décidées en décembre, comme la hausse de la prime d’activité ou la défiscalisation des heures supplémentaires. Ces mesures, chiffrées à 1,5 milliard d’euros, ont été « annoncées » mais « demandent encore à être traduites en dispositions législatives ou réglementaires », estime l’institution présidée par Didier Migaud. Ce qui signifie, tout simplement, que lesdites mesures ne sont pas financées.

Deuxième élément : l’évolution de la conjoncture, marquée par une « dégradation rapide de l’environnement économique », notamment en Europe, avec le « ralentissement plus fort que prévu de l’économie allemande ». Cette situation, aux yeux de la Cour, fait peser un risque « à la baisse » sur la croissance française, que le gouvernement attend à 1,7 % cette année, contre 1,5 % pour le FMI ou pour la Banque de France.

Cela risque de « dégrader encore la position de la France au sein de la zone euro », souligne l’institution de la rue Cambon, qui appelle à une « réduction soutenue des déficits effectif et structurel », via une « maîtrise accrue des dépenses publiques ». Pensez-vous un instant que l’accueil constant de nouveaux venus…d’ailleurs et leur prise en charge, chaque jour plus coûteuse, répondra aux inquiétudes de la Cour des comptes ? Bien sûr que non. Mais, ne nous y trompons pas, comme ce n’est pas le gouvernement français qui décide mais la Commission de Bruxelles…

En résumé, la Cour n’ose pas parler officiellement d’un budget INSINCÈRE (et donc une imposture) mais cela est tout comme et, de toute façon, se révèlera bien ainsi avant longtemps.

Le 10 février 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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