Les Suédois réalisent enfin combien le CER avait raison. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

11 Mai

La Suède perd son âme. Mais elle perd aussi ses racines, sa culture, son art et sa douceur de vivre, la beauté de ses paysages comme de ses villages ou de ses châteaux si singuliers. Nous, qui l’avions bien connue, lors de plusieurs voyages, au mitan des années soixante puis qui l’avions revue quarante ans plus tard, avions alors été consternés de découvrir un autre pays. Cosmopolite, sale, malodorant et déjà périlleux voire menaçant (les violences qui s’y sont ensuite produites l’ont démontré).

Plus tard encore, après la fondation du CER et les début de la submersion de notre continent par des hordes barbares, arrivées en masse d’Orient et d’Afrique, nous avions alerté sur les dangers que continuaient de faire courir à l’Europe l’obsession suédoise de s’ouvrir à toutes les cultures du monde, au risque d’être bien vite submergée par ces envahisseurs. C’est aujourd’hui chose faite ou presque (vous pourrez juger de notre lucidité en recherchant tous nos articles consacrés à la Suède grâce à notre moteur de recherche). Une image en illustrait quelques-uns, la voici :

Une équipe de natation junior en Suède : la dernière génération de « chères têtes blondes »

Mais ce témoignage personnel est devenu un refrain qu’on entend de plus en plus souvent en Suède. Ceux qui s’en font l’écho sont fermes sur le constat : la Suède a beaucoup changé ces dernières années et ils ont du mal à trouver leurs repères dans un pays où désormais un cinquième de la population est né à l’étranger, contre 11 % il y a vingt ans. Car, en Suède, le « Grand Remplacement » est à l’oeuvre depuis longtemps et ses terribles effets sont maintenant évidents.

Ylva pèse ses mots, de peur d’être mal comprise. « En fait, je suis épuisée. J’ai fait le choix de ne pas vivre à l’étranger, parce que j’aime le confort d’être chez moi. Mais parfois, j’ai le sentiment de ne plus savoir où je me trouve. » Psychologue, cette cinquantenaire habite un village du sud de la Suède et travaille à Malmö. « Dans le bus, je suis souvent la seule Suédoise. Les gens parlent dans différentes langues. Ils ne sont pas agressifs. Mais je ne les comprends pas et cela me gêne. »

D’autres s’inquiètent de voir la Suède renoncer à ses valeurs – l’égalité des sexes, par exemple – au nom du respect de la diversité culturelle et de la liberté de religion. De ne pas faire preuve de suffisamment de fermeté à l’égard des nouveaux arrivants, majoritairement de confession musulmane. Mais, sacrebleu, pourquoi ne nous ont-ils pas écoutés plus tôt ? 

« Le débat bouillonnait depuis longtemps. 2015 l’a fait apparaître au grand jour », observe Anders Hellström, chercheur à l’Institut d’études des migrations à l’université de Malmö. Cette année-là et à la suite des appels hystériques de la chancelière allemande, Angela Merkel, à accueillir les hordes migrantes de la route des Balkans, le pays de 10 millions d’habitants enregistre 160 000 demandes d’asile, un record en Europe proportionnellement à sa population. Les cinq années précédentes, 140 000 réfugiés et leurs familles ont déjà obtenu un titre de séjour.

A l’époque, le consensus règne. A l’exception de la droite identitaire et souverainiste ou de quelques personnalités isolées, les partis défendent une politique tolérante de l’asile. Interrogé en octobre 2015, le ministre social-démocrate de la justice, Morgan Johansson, affirmait ainsi que la Suède avait « une obligation morale » d’accueillir les réfugiés, qui représentaient « une ressource » pour un pays vieillissant. Le même argument que celui employé par Angela Merkel et dont on sait quelles conséquences désastreuses il a eu, partout, en Europe.

« Si vous osiez dire autre chose, ou tempérer le discours, en évoquant les défis posés par les différences de culture, vous étiez immédiatement taxé de racisme et accusé de faire le jeu de l’extrême droite », raconte Bi Puranen, chercheuse à l’Institut d’études prospectives à Stockholm. Depuis les années 1960, le pays est une terre d’exil pour ceux dont les dirigeants politiques disaient qu’ils fuient la guerre ou la dictature. « C’est devenu un élément de notre identité nationale », explique le sociologue Lars Trägardh.

La rupture a eu lieu le 24 novembre 2015. Lors d’une conférence de presse, marquée par les sanglots de la porte-parole des Verts, Asa Romson, le premier ministre, Stefan Löfven, annonce la fermeture des frontières et le durcissement des conditions d’accueil. Quelques jours plus tôt, des demandeurs d’asile ont dû dormir à même le sol, dans des gymnases. L’image a choqué en Suède. « A partir de ce moment-là, un changement de discours s’est produit », analyse Anders Hellström. « Quand les principaux partis ont dit que la Suède n’avait plus les moyens d’avoir une politique généreuse de l’asile », c’est un peu comme si un verrou avait sauté. Mais un peu tard…

Maria, ingénieure dans le sud du pays, confie son soulagement à l’époque. Pour elle, la Suède avait « perdu la tête » et s’était laissé emporter « par son désir de bien faire ». Une statistique, notamment, lui donne le tournis : le ratio par sexe qui était de 105 garçons pour 100 filles de 16 à 17 ans avant 2015, est passé à 113 garçons pour 100 filles, avec l’arrivée de 35 000 mineurs isolés. Et même si elle comprend que ces jeunes, souvent des Afghans, de l’âge de sa fille, aient pu rêver d’un avenir meilleur, elle ne peut s’empêcher de penser que la Suède a été « naïve ».

En 2016, le « baromètre de la diversité », une étude sur la tolérance à l’égard des étrangers, menée depuis 2005, illustre le changement d’attitude. Si 74 % des Suédois qui travaillent ou étudient avec des étrangers continuent d’être positifs, le baromètre montre un rejet de la diversité culturelle, avec des statistiques que la sociologue Fereshteh Ahmadi, auteure de l’étude, juge sans honte d’« inquiétantes ».

Ainsi, 40 % des personnes interrogées estiment que les nouveaux arrivants ne devraient pas disposer des mêmes droits sociaux que les Suédois et moins de la moitié pensent qu’ils devraient pouvoir conserver leurs traditions religieuses. Un cinquième affirme que la diversité nuit à la culture suédoise et trois sur dix envisagent de déménager si des personnes originaires du Proche-Orient s’installent à côté de chez eux. 

ALORS QUE CE N’EST PAS A EUX DE DÉMÉNAGER MAIS AUX ENVAHISSEURS DE REPARTIR CHEZ EUX…

Le sociologue Lars Trägardh n’est pas étonné : « Les Suédois aiment la diversité, mais de façon abstraite, à condition que cela ne porte pas atteinte à nos valeurs et traditions. Sauf que pendant longtemps, on ne l’a pas dit clairement. On pensait que les gens qui arrivaient comprendraient et s’adapteraient. Pour devenir suédois, il n’est pas nécessaire d’avoir des cheveux blonds et des yeux bleus, ou d’être né en Suède, il suffit d’accepter le contrat social, fondé sur l’individualisme et la réciprocité. Chacun participe, travaille, paie des impôts et peut compter sur l’Etat-providence. » Doux rêveur, ce Lars !

Lars Trägardh critique les politiques qui, « trop attachés à faire la preuve de leur bonté » en se démarquant de l’extrême droite, n’ont pas admis « la difficulté d’intégrer autant de gens arrivés aussi vite avec des cultures aussi éloignées », au risque de laisser se développer « la ségrégation et des sociétés parallèles ».

Un domaine, en particulier, reste à la traîne : l’émancipation au sein de la famille. Le sujet était rarement évoqué avant 2015, si ce n’est par la droite, pour justifier sa politique migratoire ultra-restrictive. La lutte contre la « culture de l’honneur » est désormais inscrite dans le programme de tous les partis. « Et pourtant quand je dis qu’une mineure ne devrait pas porter le voile, je me fais traiter de raciste et d’islamophobe », se désespère la sociale-démocrate Maria Hind Alias, qui vient de créer une association pour l’égalité, contre la violence liée à l’honneur et la violence extrémiste. Elle en est convaincue pourtant : « C’est seulement si on défend nos valeurs que l’intégration réussira. » 

Non, Maria. il n’y a qu’une seule solution et il faudra bien l’admettre si vous ne voulez pas disparaître :

Le 11 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “Les Suédois réalisent enfin combien le CER avait raison. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ?”

  1. Paul-Emic mai 11, 2019 à 5:40 #

    la Suède est un pays déjà mort. un canard sans tête qui court encorep

    • gilbert thizy mai 13, 2019 à 6:49 #

      gros probleme pour l europe

  2. gilbert thizy mai 13, 2019 à 6:49 #

    le meme probleme en FRANCE cordialement

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