À cinq jours des élections européennes…il est encore temps de réfléchir.

21 Mai

Car, avec les frontières intérieures qui s’effacent et laissent « le renard libre dans le poulailler libre« , des pans entiers de notre économie disparaissent…comme les poules dévorées par le renard.

 

C’est ainsi que disparaissent les camions français des routes de l’Europe car on ne fait plus en France du fret à l’international, mais des liaisons intérieures, des transports de primeurs entre les campagnes et Rungis par exemple. « Heureusement qu’il nous reste ça dit Jean-Luc,19 ans de métier, parce que tout le reste du boulot est parti. ll n’y a plus que des sociétés étrangères avec des chauffeurs des pays de l’est payés moitié moins que nous… »  C’est l’excellent reportage que nous livre le Courrier picard (https://www.courrier-picard.fr) qui constate combien l’Europe dérégulée fait à nos dépens le bonheur de Calin, chauffeur roumain conduisant un camion immatriculé en Pologne pour une société irlandaise, et en vivant bien, chez lui…Pendant que nos entreprises de transport licencient leur personnel et que les « Gilets jaunes » qui l’ont crié pendant des mois sont roulés dans la farine.

Nous ne disposons hélas, sur le sujet, que des statistiques du Comité national routier (CNR) datant de 2016. On y voyait déjà que les disparités entre les nations européennes se creusent : celles l’Est s’octroient une part croissante du fret international tandis qu’à l’Ouest, on se replie sur son marché intérieur.

Le transport routier de marchandise (TRM) européen finissait l’année 2016 avec un taux de croissance record de +4,6 %. 22 pavillons européens parmi les 30 étudiés (les 28 pays membres de l’Union européenne, la Norvège et la Suisse) bénéficient de cet essor mais l’écart de croissance entre l’Ouest et l’Est se creuse, avec des évolutions nationales très hétérogènes. A l’Ouest, si le Royaume Uni (+11,2 %), l’Espagne (+3,6 %), le Portugal (+9,6 %) et le Luxembourg (+5,4 %) tirent leur épingle du jeu, d’autres pavillons tels que l’Allemagne (+0,3 %), la France (+1,5 %), l’Italie (-3,6 %) et la Belgique (-2,7 %) stagnent ou régressent par rapport à 2015. Mais c’est pire sur les chiffres épars recueillis pour 2018.

A l’Est, des taux de croissance très élevés sont de plus en plus fréquents, comme en Pologne (+11,5 %), Roumanie (+23,5 %) et Lituanie (+16,9 %). Deux pavillons de l’Est connaissent une évolution contraire : la République tchèque (-12 %) et la Lettonie (-3,2 %).

La croissance des pavillons de l’Ouest s’appuie sur le TRM national (+3,8 % contre +0,5 % pour l’international). A l’Est, les bons résultats proviennent essentiellement de l’international (+10,8 % contre +3,8 % pour le national). La spécialisation à l’international des pavillons de l’Est s’accélère et se manifeste par une montée en flèche de l’activité entre pays tiers (+14,2 %) et l’explosion du cabotage (+36 %). Ces deux marchés relativement récents, issus de la libéralisation du TRM européen à la fin des années 1990, sont principalement investis par les pavillons des nouveaux états membres. Les pavillons de l’Ouest se replient sur leur marché intérieur, lui-même désormais menacé par la montée du cabotage. Merci l’UE ! Ou comment le libéralisme à outrance, associé au dumping social, tue bel et bien nos économies. Et l’on retrouve cette même tendance dans d’autres domaines, tels que la manutention (liée d’ailleurs au transport), le BTP ou encore l’hôtellerie-restauration où il suffit de favoriser l’emploi de migrants (même illégaux) pour casser le marché du travail. Merci l’UE !

En France, le TRM national avait augmenté de +2,1 % entre 2015 et 2016 (à 144 205 millions de t.km) alors que le TRM international était lui en baisse de -5,7 % durant la même période (11 638 millions de t.km). Les entreprises de l’Hexagone se classant 20e en cabotage en 2016 sur 29 pays recensés par cette étude. Le tiercé de tête pour le cabotage en 2016 était constitué de la Pologne (12 972 millions de t.km, +35,8 %), la Roumanie (3 038 millions de t.km, +73,1 %) et la Bulgarie (2 576 millions de t.km, +71,5 %).

« Le différentiel du coût du personnel de conduite explique en grande partie le clivage Est-Ouest, relève le CNR. Le pavillon tchèque, dont les coûts augmentent depuis plusieurs années, se trouve d’ailleurs dans une situation semblable à celle de ses confrères de l’Ouest ».

Mais, pendant ce temps-là, nos routes sont encombrés de transporteurs venus d’ailleurs et dégradées à vitesse accélérée. Pour le plus grand malheur des contribuables français et sans que la moindre taxe compensatrice ne soit appliquée…

Et l’on ose nous raconter que si l’Europe fonctionne mal c’est parce qu’il n’y a pas assez d’Europe (comme on nous le disait du communisme) ! Ces gens sont fous.

Le 21 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “À cinq jours des élections européennes…il est encore temps de réfléchir.”

  1. Hervé J. VOLTO mai 21, 2019 à 11:23 #

    Chargé de sécurité à Parme sur une platefrome multinodale comme le MIN de Nice ou le Marché de Rungis, j’ai contact avec beaucoups de chauffeurs routiers : c’est axetement comme çà ! Il nous arrive des routiers roumains ou moldaves conduisant des camions immatriculés en Pologne mais appartenant à une compagnie de transport hongroise, ou… une compagnie italienne ayant délocalisée en Hongrie !

    Tous vantent la qualité des autoroutes Françaises, « les plus belles d’europe, avec les aires de services les plus organisées et les plus prores » : il paraitrait qu’en Irlande du Sud -Je connais, confrime- en Roumanie et en Bulgarie, il n’y a pas d’autoroutes ! Celles d’Allemagne, d’Autriche et des pays du Benelux sont gratuites mais mal entretenues.

    Bref, alors que, répétons-le, la Grande Bretagne débarasse le plancher et que l’Allemagne a perdu tout son commerce extérieur dans son bras de fer avec la Russie de Vladimir Putin, il y a un grand nombres d’investisseurs étrangers -et, grace à Dieu, pas que des Saoudiens !- qui sont pret à miser sur un pays où les gens se lèvent tot pour aller bosser dur.

    Ce serait le monent de BAISER les impots : 23% du revenu des ménanges autant que des entreprises. Cette fiscalité attrayante attirerait des entreprises étrangères, les chomeurs diminueraient et l’économie redécollerait ! Non : il y a une mauvaise volonté quelque part.

    Marcon, le renard dans le poulailler ? les Français vont-ils encore se laisser longtemps enc… ouillonner comme çà ?

  2. Hervé J. VOLTO mai 21, 2019 à 12:05 #

    Attention à Sophie Tissier !

    Vue de près c’est une très belle femme : ses chveux coruts metteny en valkeur son visage fin et ses yeux clairs, sa manière de parler tout en douceur vous donne l’envie de l’inviter prendre un caffé sur une terasse parisienne et de passer un peu de temps en sa compagnie. Mais le masque tombe vite : elle parle comme une communiste -rétorique contradictoire, conception massificatrice des individus, centralisation et bureaucratisation des transmissions des revendications- une écolo-pacifiste immigrationaite, « tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil »…

    Il y a pire : nos observateurs au Châteaux, infiltrés au sein de la cellule privée de sécurité et d’inttelligence du Président, nous confirment que ce dernier, après consultation de son Conseil national de Sécurité rassemblant les chefs des principaux Service, aurait pris contact avec la Tissier et l’aurait chargée d’ « orienter » le mouvement des Gilets Jaunes. Par ailleurs, Sophie aurait été, à ce que l’on raconte sur certains réseaux sociaux, indicatrices dans sa jeunesse des RT, ex-RG, ceci explique celà, et « orienter » dans un jargon de service d’intelligence, pourrait signifier infiltrer, noyauter, influencer le mouvement.

    Appeler à moins de casse est louable. Mais pas au prix de trahir de justes revendications. Et Sophie Tissier ayant elle aussi des fins de mois difficiles pourrait facilement attirer l’oreille de Gilets jaunes un pris par le marasme ambiant, se faire des mis et en profiter pour grangréner le mouvement. Un peu de dicernement, beaucoups de prudence, et… attention pas seulement aux jolie filles russes mais également aux charmantes passionarias de l’ultra-gauche…

  3. Hervé J. VOLTO mai 21, 2019 à 11:29 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    De la scène inaugurale du Louvre -sur la IX° de Bethoven et non sur la Marseillaise, premier signe !- à la réforme du Code du Travail, certaines électeurs issus de cette droite molle qui roule en diésel et fume des clopes, ont pu se laisser berner.

    Mais à partir du moment où on a un Président de la République qui reste sourd aux revendications des Gilets Jaunes, qui ne propose pas de réforme de justice dans un pays qui connaî un tel état d’ensauvagement et dans une société en proie à de telles défaillances pénales et carcérales, qui ne parle jamais, je dis bien JAMAIS, des questions idenbtitaires, migratoires et de l’slam -et ce, alors même que son ancien Ministre de l’Intérieur a démissionné en expliquant que nous avancions vers une guerre civile- ce Président ne fait plus illusion: il n’est plus crédible. Un Président qui ne fait pas de ces sujets la priorité n’a rien compris aux défits que la France doit relever.

    Et s’il persiste à déclarer que la démocratie ne se décide pas le samedi après-midi, il ne comprend pas qu’il pousse la France à la révolte, révolte qui pourrait devenir une révolution (Contrerévolution ?), une révolution qui pourrait allumer la guerre civile crainte par l’ancien Ministre de l’Intérieur…

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