La lente agonie de l’UNEF.

21 Mai

Il aura fallu attendre soixante ans et bien des scissions ! Mais, depuis ses beaux jours de mai 68 et des années qui suivirent, une lente descente aux enfers caractérise cette organisation syndicale étudiante, strictement et obstinément…de gauche.

Et voici qu’un nouveau coup dur apparaît au sein de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) : une partie importante de ses membres vient de claquer la porte. Une scission de plus.

Dans une lettre datée du vendredi 17 mai, 86 représentants de l’organisation, issus principalement de la Tendance unité et action syndicale (TUAS), identifiée comme l’aile gauche du syndicat, proche des communistes, annoncent leur décision de partir pour fonder une autre structure. Une « nouvelle organisation nationale », écrivent-ils dans ce courrier, « qui soit un véritable outil de solidarité et de lutte pour les étudiant-e-s, permettant de réellement construire un rapport de force national pour gagner des droits ».

Le départ est de taille : dans une UNEF divisée en tendances (à l’image des courants du parti socialiste dont ce syndicat fut longtemps la courroie de transmission auprès des étudiants comme la CGT le fut du parti communiste), la TUAS représente, d’après les chiffres du dernier congrès d’avril 2017, 21 % des voix des délégués (25 % des votes exprimés par les militants), soit la deuxième force du syndicat.

La tendance majoritaire – à la tête de l’organisation – réunit 70 % des voix ; deux autres groupes portant des lignes proches du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) et des réformistes pèsent respectivement 2 % et 7 % des voix. Mais, rassurez-vous, on ne quitte pas la gauche !

Difficile de ne pas voir dans cette initiative le signe d’un clivage ancien, remarque Robi Morder, président du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants. « Il faut attendre de voir l’ampleur de la rupture, s’il s’agit bien de l’ensemble de la tendance, ou d’une partie seulement, qui quitte le syndicat, prévient-il. Mais ce serait un coup porté à la réunification historique du syndicat, intervenue en 2001. » L’UNEF-SE, proche des communistes, s’était alors alliée à l’UNEF-ID pour fusionner dans cette nouvelle UNEF.

Selon les auteurs de la scission, l’UNEF est « sclérosée et divisée par son système en tendances », dans un « état de paralysie et de verrouillage bureaucratique ». Mais est-ce bien nouveau ? « Nous faisons aujourd’hui ce choix historique, assumant de porter un coup très dur à l’organisation centenaire des étudiant-e-s », défendent-ils, estimant que celle-ci s’enfonce « dans ses contradictions » et continue « sa descente aux enfers ».

A six mois de son 86e congrès, le contexte est difficile pour l’UNEF, qui a perdu son leadership sur la scène du syndicalisme étudiant, il y a deux ans, au profit de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE).

Outre les affaires de harcèlement sexuel au sein du syndicat, révélées en 2017, son soutien au blocage de la pièce de théâtre d’Eschyle, Les Suppliantes, qui devait être jouée le 25 mars à la Sorbonne, et dont elle dénonçait une mise en scène raciste, a aussi fait polémique. La communauté universitaire et artistique a dénoncé un non-sens et une atteinte à la liberté d’expression. Pèsent aussi les échecs de la mobilisation contre Parcoursup et contre l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers. MAIS ! Il y a, dans tous ces avatars gauchistes, un loup dont personne ne parle jamais et que nous allons vous révéler.

En vérité, les initiateurs de ces revendications communautaristes ou « anti-racistes » sont précisément ceux qui s’en vont. Ceux qui sont les plus à gauche des gauchistes. Et pourquoi ? Parce qu’ils sont de plus en plus acoquinés avec et noyautés par des syndicalistes étudiants qui se déclarent ouvertement musulmans et remportent des succès notables. Comme à Orléans, en mars 2018, où la liste Étudiants musulmans de France (EMF) remportait le score historique de 20 %, se plaçant en troisième position. Ailleurs, comme à Lyon ou à Caen, c’est grâce à la complicité de cette frange la plus à gauche de l’UNEF, cherchant à nouer des alliances locales, que des étudiants musulmans soucieux de défendre leurs coreligionnaires sont parvenus à se faire élire aux conseils d’université. Cela porte un nom : l’entrisme islamique. Une des facettes du « Grand Remplacement« .

Car, ne l’oubliez pas (et moins encore à CINQ JOURS des élections au Parlement européen), ce phénomène d’émergence de listes communautaristes est inéluctable…si vous n’y changez rien ; l’immigration, la démographie mais aussi les conversions à la religion islamique, chez les jeunes décérébrés et déchristianisés, sont autant de facteurs qui favorisent l’augmentation régulière de la population estudiantine musulmane en France. C’est bien du

« GRAND REMPLACEMENT »

dont il s’agit. Et dont on nous dit qu’il n’est qu’un fantasme. Ouvrez enfin les yeux et les oreilles et vous serez convaincus du contraire.

« Nous sommes dans un contexte inédit d’affaiblissement de l’UNEF, tranche Thibaud Moreau, responsable national de la TUAS, et premier signataire du courrier. On ne peut plus attendre une hypothétique réforme, il y a urgence à reconstruire des sections syndicales fortes. » L’étudiant espère convaincre d’autres militants de suivre le mouvement, tout en soulignant que, déjà, plusieurs membres de la majorité nationale sont signataires du courrier de départ, dont certains venant de Sciences Po. Une référence !…

Du côté de la direction nationale, on tempère cette vague de départ. « Ce n’est jamais positif de voir des gens partir, reconnaît la présidente du syndicat, Mélanie Luce. Il est dommage que certains préfèrent la division, alors que nous avons besoin d’unité face à la politique d’Emmanuel Macron, qui attaque les droits des étudiants. »

Mais qui parle de leurs devoirs ?

Au CER, Alain Texier, qui est en charge du portefeuille de Garde des Sceaux, Conseiller à la Justice, aux Libertés publiques, aux devoirs et aux droits des Citoyens et Conseiller aux réformes institutionnelles peut leur en dire deux mots.

Mais dans le complexe jeu des rapports de forces au sein du syndicat, ce départ est « à relativiser », note l’étudiante de 22 ans. Ce n’est pas toute la TUAS qui s’en va, affirme-t-elle. Plusieurs sections locales, à Nice, à Angers ou encore à Amiens, qui en faisaient partie il y a deux ans, ont déjà quitté la tendance (sic).

Sur le fond, la présidente ne manque pas de faire le lien avec un désaccord sur une affaire sensible (car l’ignominie n’a pas de limite au sein du syndicat étudiant) : celle des tweets de certains membres de l’UNEF sur l’incendie de Notre-Dame de Paris, qui pourfendaient l’émotion suscitée par le sinistre, évoquant notamment un « délire de petits Blancs ». Les auteurs de ces messages sont tous signataires de la lettre du 17 mai.

Prenez-vous la mesure de l’oeuvre satanique au sein d’une certaine jeunesse française ?

Le 21 mai 2019.
Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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