Les chimères ont la vie dure.

27 Mai

Nous devrions être satisfaits par les résultats obtenus dans les urnes, hier dimanche 26 mai, pour les élections européennes. Et certes nous le sommes. En tout cas, il serait bon que nous le soyons…

Car à bien y réfléchir, et même si notre point de vue sera mieux représenté à Bruxelles et à Strasbourg (jusqu’à, espérons-le, n’avoir même plus besoin ni de Parlement européen ni de Commission), ces élections nous laissent encore dubitatifs tant nous semblent lente la quête de liberté des citoyens européens, fragiles leurs convictions et hésitante leur détermination.

Bref, que de chemin il nous reste encore à parcourir pour mettre fin aux chimères mortifères de nos eurolâtres patentés !…

Car, s’il est clair que les forces contestataires contre la pensée unique et obligatoire, en faveur de l’Union européenne, ont notablement progressé (avec de très bons résultats en France, en Italie, en Hongrie, en Pologne, etc.) nulle part n’est apparu ce rejet massif et irrésistible des institutions européennes que nous espérions. Pensez, par exemple, que près de 25% des électeurs ayant voté l’ont fait…en faveur de la liste portés à bout de bras par Emmanuel Macron et démontrant ainsi qu’ils n’ont rien compris ni à la gravité de la situation de l’Europe ni à l’imposture des prétendues solutions que leur propose le chef de l’Etat français. Pensez, aussi à l’aveuglement des électeurs espagnols qui ont cru bon de conforter le chef du gouvernement socialiste du pays, déjà renouvelé dans ses fonctions par les dernières élections législatives du mois dernier. Et nous pourrions ainsi multiplier les exemples calamiteux.

Heureusement, il y a Viktor Orban qui ne cède rien en Hongrie et aussi Matteo Salvini, le fier et courageux vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur italien, qui ont su entraîner les foules à leur côté. Mais, heureusement aussi, il y a la tornade inattendue autant que décoiffante du nouveau parti du Brexit, au Royaume-Uni, porté par Nigel Farage qui a réussi à déjouer tous les pronostics des instituts de sondage à la solde de Bruxelles. Dommage que ce soit dans la seule courageuse perspective…de quitter cette association de malfaiteurs que l’on nomme encore Union européenne. Les Britanniques vont cruellement nous manquer pour renverser la table !

En résumé, c’est bien (car ça ne pouvait pas être pire) mais beaucoup auraient pu faire mieux. Aurons-nous le courage de patienter ?

Le 27 mai 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :