Il y a longtemps que le mal couvait. Aujourd’hui, c’est peut-être trop tard.

8 Juin

Car il n’y a pas qu’en France que les enseignants sont à bout, victimes quotidiennement de violences au sein de leurs établissement et qu’elles proviennes des élèves ou de leurs parents. Ce mal, répandu dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest, a pris une ampleur terrible ces dernières années au point d’inciter de plus en plus de professeurs à abandonner leur métier.

L’un des pays qui ne connaissait jusqu’à présent que bien peu d’épisodes de cette sorte mais qui y succombe désormais…comme les autres, c’est la Suède. Les causes de cette dégradation du climat social dans les écoles, les collèges et même les lycées sont diverses mais de plus en plus souvent liées aux violences importées par une immigration débridée, organisée par les élites intellectuelles et politiques du pays mais, il faut l’avouer, acceptée de bon coeur par une population aveuglée par le droit-de-l’hommisme. Tous s’en mordent aujourd’hui les doigts  tant le prix à payer s’avère élevé ! (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/05/11/les-suedois-realisent-enfin-combien-le-cer-avait-raison-mais-nest-ce-pas-deja-trop-tard/)

Ainsi, le 22 mai, la Ville de Malmö, dans le sud de la Suède (Lire « Malmö, la Molenbeek suédoise » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2016/04/13/bulletin-climatique-quotidien-13-avril-2016-de-la-republique-francaise/), a annoncé qu’à la rentrée prochaine les parents de 30 000 enfants inscrits en primaire seraient priés de signer un contrat en début d’année. En parafant le document, ils s’engageront à adopter « une attitude positive » à l’égard des enseignants et à leur « faire confiance », mais aussi à leur envoyer des enfants « reposés et ayant pris un petit déjeuner ».

Les dirigeants de la Ville espèrent une prise de conscience, pour mettre un terme aux incidents, dont les médias se font l’écho chaque semaine, à Malmö comme dans le reste du pays. Un enseignant poussé dans un couloir par un élève et victime d’un traumatisme crânien, des insultes, des coups… En 2018, l’Office suédois de l’environnement du travail a enregistré 870 plaintes déposées par des enseignants ou des élèves, pour des menaces ou des actes de violence à l’école, soit cinq fois plus qu’il y a cinq ans.

La situation est telle que le gouvernement, composé des Verts et des sociaux-démocrates, vient d’introduire un nouveau paragraphe dans le programme scolaire, qui entrera en vigueur à la rentrée prochaine : il rappelle « le devoir des élèves de respecter leurs enseignants et camarades de classe ». Dans une tribune, la ministre de l’enseignement secondaire, Anna Ekström, souligne que l’obligation de respecter les professeurs ne concerne pas juste les enfants, mais également « les parents ».

Au Parlement, les quatre partis de centre droite ainsi que la droite dure réclament la mise en place d’une « note de comportement ». Elle prendrait la forme d’une évaluation écrite sur l’attitude de l’élève en classe. Mais la proposition est décriée par les enseignants, qui rappellent qu’un tel dispositif existait dans les années 1950 et qu’il avait été supprimé faute d’efficacité. Il est probable qu’ils ont surtout la pétoche…de représailles !

Johanna Jaara Astrand, présidente du principal syndicat enseignant (Lärarförbundet), s’inquiète d’une augmentation de la charge de travail et du risque accru de pression de la part des parents : « Il faudra documenter les moindres faits et gestes des élèves pour pouvoir justifier de l’évaluation, alors que les professeurs sont déjà noyés dans les tâches administratives. » Sa collègue Asa Fahlén, à la tête de l’Union nationale des enseignants (Lärarnas Riksförbund), approuve : « C’est comme tenter de soigner une hémorragie de la carotide avec un pansement. » Car le mal est plus profond, selon elle.

Les grandes enquêtes internationales sur les valeurs et les attitudes distinguent la Suède comme une société « où l’individualisme est aujourd’hui poussé à son paroxysme ». « A l’école, l’accent est mis sur les droits de l’individu et pas sur ses devoirs », observe Åsa Fahlén. Elle évoque sa propre formation, dans les années 1990 : « Nous étions préparés à être des coachs, à socialiser les élèves, les pousser vers l’avant. Pas à être des leaders détenteurs d’une autorité. Nous avons besoin de directives claires, qui décrivent ce que nous sommes autorisés à faire pour maintenir le calme dans la classe nécessaire à l’enseignement. »

L’an dernier, le médiateur des enfants et des élèves (BEO) a condamné une école à verser 15 000 couronnes (1 400 euros) à un élève d’origine afghane qui accusait son enseignante de l’avoir maltraité. Elle avait sorti le garçon de sa classe en le tirant par le bras. Les parents ont porté plainte. La police et l’inspection scolaire ont toutes deux blanchi l’enseignante. Mais celle-ci a démissionné, sous la pression de sa direction. Voilà où mène le renoncement à nos valeurs ancestrales et la lâcheté des responsables de toutes catégories.

Le mal-être des enseignants suédois est tel qu’aujourd’hui 37 000 diplômés ont jeté l’éponge et changé de métiers. Une catastrophe dans un pays où manquent actuellement 65 000 professeurs diplômés et dont les besoins en recrutement sont estimés à 187 000 enseignants d’ici à 2031…

Ne vous y trompez pas, le ver est bien dans le fruit.

8 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “Il y a longtemps que le mal couvait. Aujourd’hui, c’est peut-être trop tard.”

  1. Paul-Emic juin 8, 2019 à 9:25 #

    on voudrait pleurer et avoir de l’empathie, mais ce qu’ils récoltent ils l’ont semé. Malheureusement nous les suivons pas très loin derrière

  2. Hervé J. VOLTO juin 9, 2019 à 11:35 #

    Paul-Emic a raison. Il sera plus facile aux suédois de les faire arrèter de fimer que de les faire arréter de voter socialiste.

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