Il faut hélas le répéter une fois de plus : le Mali n’existe pas.

11 Juin

Il y a longtemps déjà que nous affirmons que la paix ne peut pas revenir au Mali pour la simple raison que…le Mali n’existe pas et nous vous recommandons, pour vous en convaincre, de relire deux de nos articles de l’année dernière :

1/ « Le Mali va très mal » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/01/29/le-mali-va-mal-tres-mal/

2/ « Le Mali n’existe pas » : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/25/le-mali-nexiste-pas/

Malheureusement, les gouvernements français successifs ont cru et croient encore à l’existence de ce pays dans lequel ils ont engagé de gros moyens financiers et militaires en s’imaginant que l’on pouvait sauver un fantasme. Chaque jour qui passe nous éloigne de la moindre solution.

Le nord du Mali était tombé, en mars-avril 2012, sous la coupe de groupes de terroristes islamiques, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France (opération Serval), qui se poursuit encore sous le nom d’opération Barkhane. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature, en 2015, d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes mais dont l’application accumule les retards du fait de l’inconsistance et de l’impuissance des prétendues autorités politique maliennes.

Depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, voire même au sud. Mais elles se mêlent de plus en plus souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins, qui n’ont pas davantage d’existence politique réelle.

C’est ainsi que des violences entre membres de l’ethnie dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture, et les Peuls, traditionnellement éleveurs, ont fait des centaines de morts depuis le début de l’année. Le massacre de plus de 150 Peuls à la fin mars non loin de la ville de Bankass (centre), l’attaque la plus meurtrière dans l’histoire récente du Mali, avait entraîné en avril la démission du gouvernement de Soumeylou Boubèye Maiga.

En représailles, le village digon de Sobane-Kou, dans le centre aussi du pays, a « quasiment été rasé », dans la nuit de dimanche 9 à lundi 10 juin, par des hommes armés. Au moins 95 habitants du village ont été tués. « Les corps sont calcinés, nous continuons de chercher des corps », a déclaré, sous le couvert de l’anonymat, un élu de la commune de Koundou (cercle de Koro), où se trouve ce village de quelque 300 habitants. « Selon les civils, ce sont des hommes armés qui sont venus tirer, piller et brûler. C’est vraiment la désolation », a-t-il ajouté.

Ou comment les vieux démons de l’Afrique, mais les seuls qui perdurent au fil des siècles, s’imposent face aux illusions des idéologues démocrates occidentaux.

Le 11 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

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