LE NEO-BOURBONISME OU LEGITIMISME NAPOLITAIN ET PARMESAN, par Hervé J. Volto, CJA.

12 Juin
On ne peut traiter des Bourbons de Naples et des Deux Siciles sans parler de Gaète. Gaeta (Gaète en Français) est une commune de la province de Latina dans la région Latium en Italie. Pour les chauffeurs routiers, Gaète constitue une étape entre Rome et Naples. Si Gaète possède aujourd’hui une base de l’OTAN, elle est surtout connue pour être le lieu de la résistance Bourbonnienne.
Le SPLIT MOUNTAIN ou MONTAGNE CASSEE est certainement l’un des plus beaux endroits de Gaeta, visité chaque année par des touristes qui se font prendre par la magie des trois fentes du promontoire. Le Sanctuaire de la Sainte Trinité http://storage.blogy.fr/que-visiter-a-gaeta-a67004855 dans la MONTAGNE SPACCATA (la Montagne fendue), construite au XIe siècle sur une fissure dans la roche, est renommé dans l’histoire ici parce que vous avez prié plusieurs papes, y compris Pie IX, les Rois, les évêques et les Saints, y compris Bernardin de Sienne, Ignace de Loyola, Leonardo da Porto Maurizio et Saint-Philippe Noirs. La légende veut que Saint-Philippe Noirs vivaient dans la montagne de Split où il ya un lit de pierre connue aujourd’hui comme «Le lit de Saint-Philippe Noirs. » Le long des murs de la roche, vous pouvez voir les boîtes en majolique des stations de la Via Crucis, en partie restauré, datant de 1849 et attribué à saint Bernardin de Sienne, contenant des versets de Métastase.
Pour aller voir cette fente miraculeuse, il faut tout d’abord passer par l’église elle-même qui fut construite au XIe siècle, à l’endroit où, parait-il, la roche s’est fissurée au moment où le Christ est déssédé. De petites marches portent rapidement jusqu’à une chapelle en contrebas
Lorsque vous descendez les escaliers qui mènent à la fente, vous pouvez apercevoir la trace d’une main sur les parois de droite, qui serait “la main du turc”. Il s’agirait d’un mécréant qui refusait de croire que la montagne avait été fendue à la mort de Jésus. Par mépris, il posa sa mian sur la roche, celle-ci devint toute molle : le “turc” se convertit aussitot !
Au bout du chemin avant de remonter, se trouve une petite chapelle : la CAPELLA DEL CRUCIFISO. C’est dans cette chapelle que le pape Pie VI est venu la première fois avant son arrivèe à Gaète. On trouve égalment le lit de saint-Philippe de Neri qui fut l’un des Saints ayant le plius visité la chapelle. Les touristes qui viennent en été savent que les escaliers dscendent jusqu’à une petite crique discète et ombragée. MAIS SI VOUS VENEZ LE 21 JANVIER, vous serez surpris de tomber sur une messe didiée en la mémoire et pour le repos de l’âme de Louis XVI : il faut remercier le Prince Charles de Bourbons-Siciles ET son épouse Camilla Crociani, aussi belle que gentille, ainsi que les Chevaliers Constantiniens de Saint-Georges de langue Française et les Royalistes napolitains du MOVIMENTO NEO-BORBONICO qui se souviennent du Pacte des Famille voulu par Louis XV et signé en 1765 entre les Bourbons de France, d’Espagne, de Naples et de Parme…
La Maison de Bourbon-Siciles est issue de la branche espagne de la Capétienne Maison Royale de Bourbon. Créée par le Roi Ferdinand I° des Deux-Siciles, dit il Re Lazarrone (le Roi frippon) parce qu’il aimait fréqunter les tripots incognito et trompait sa femme, Marie-Caroline d’Autriche, soeur de Marie Antoinette, la Maison Royale de Bourbon-Siciles a été véritablement fondée après la réunification du Royaume des Deux-Sicles, en 1816. Avant Ferdinand Ier, qui fut cependant un grand batisseur -on lui doit les premiers chemins de fer, de la péninsule italique, l’Opéra San Sarlo de Naples et l’ensemble du Château de Caserte, le Versailles napolitain- deux autres membres de la Maison de Bourbon ont cependant régné sur la région : les Rois Philippe V d’Espagne (comme Philippe IV de Sicile et Philippe V de Naples entre 1700 et 1713) et Charles III d’Espagne (comme Charles VII entre 1734 et 1759).
La maison de Bourbon-Siciles a donné cinq souverains Catholiques à l’Italie du Sud -de père en fils CHARLES III il conquerante, FERDINAND i° il Lazarrone, FRANCOIS I° il Saggio, FERDINAND Il Re Bomba -dont l’épouse était une Savoie et à qui il fut demendé en premier s’il voulait être le Souverain de l’Italie unie, ce qu’il refusa pour ne pas à avoir à toucher aux Etat de l’Eglise et au Duché de Parme- FRANCOIS II, DIT Franceschiello, détroné par son cousin Victor-Emmanuel II de Savoie.
La dévotion Mariales des Bourboins-sicles n’est pas feinte. Si Louis XV, rerpenant le voeux de Louis XIII renouvelle la Consécaration de la France à Marie, il signe le 15 aout 1765 le Pacte des Familles entre Bourbons de France, d’Espagne, de Naples et de Parme et les invite à conscarer leurs Etats à marie : Le Roi d’Espagne consacre son Royaume à la Madonne del Pilar, Celui de Naples à la Madonna del Carmine (pronocer Carminé), et le jeune Duc de Parme, qui a épousé la fille du Bienaimé, Mme Isasabelle, à la Madonna della Staccata (Moadonne de la palissade).
Déjà Charles III de Naples fit érigé en 1747 sur la Piazza del Gesu a Naples un obélisque avec une statut de l’Immacolata Concessione. Son fils Ferdinand I° unifia le Règne des Deux-Siciles et signale pacte des familles en 1765, consacrant le Royaume de Naples et des Deux-Siciles a la Madonna del Carmine, Reine des Deux-Silies. Le petit-fils de ce dernier, Ferdinand II, devant la menace savoyarde, nommera Maria Immacolatta “protectrice du Royaume” le 8 Décembre 1860.
La maison de Bourbon-Siciles a également donné plusieurs souveraines à l’Espagne, à l’Autriche, au Brésil, à la France et à l’Italie du Nord : la mère du comte de Chambord, l’épouse de Louis-Philippe et la mère de Juan Carlos furent des Bourbons-Siciles.
Détrônée en 1861 par l’expédition des Milles en vue de l’unité de l’Italie par la Maison de Savoie, la Maison Royale de Naples et des Deux-Siciles a continué à s’unir aux dynastiques Catholiques par de fréquentes unions matrimoniales.
Fondé le 17 septembre 1993, le MOVIMENTO NEO-BORBONICO (Mouvement Néobourbonien) lutte pour la restauration de la Famille Royale des Deux-Siciles à Naples. Ce mouvement Royaliste est également favorable à la séparation des États du Sud de l’Italie du reste du pays. Certains extrémistes, en minorité, il est vrai, voudraient abolir la République italienne et placer un Bourbon sur le Trône d’Italie à la place des Savoie…
  1. ROYAUME DES DEUX SICILES .
C’est en 1442 après une lutte acharnée avec les Angevins que le Royaume de Sicile et celui de Naples sont unifiés sous l’autorité du Roi d’Aragon Alphonse V. En 1501, son neveu Ferdinand II réunit le Royaume des Deux-Siciles sous la seule autorité de l’Aragon et ce jusqu’à la guerre de succession d’Espagne. Le Traité d’Utrecht signé en 1713 permet à la Maison des Bourbons-Anjou -deuxième petit-fils du Roi Soleil, Philippe de Bourbon, Duc d’Anjou, ira régner en Espagne- de s’asseoir conjointement sur le trône espagnol et napolitain avant une fauss renonciation imposèe pra les anglais. En effet, la Sicile est alors séparée du Royaume et donnée à la Maison de Savoie.
Il faut attendre 1714, la signature du traité de Rastadtt, pour que Naples soit à son tour cédée à la Maison impériale des Habsbourg-Lorraine, alors que les appanages parmesans apparetiennent à elisabeth Farnese et les apanages nnapolitains à la Maison d’aNjou, dont les Bourbons sont les sucesseurs Légitimes. Et, c’est en 1720 que le Royaume des Deux-Siciles est de nouveau reconstitué sous les couleurs de l’Autriche après que celle-ci ait cédé la Sardaigne à la Maison de Savoie en échange de la Sicile.
Mais en 1734, l’infant Charles de Parme, fils de Philippe V d’Espagne et d’Elisabeth Farnese, récupère par la force du Royaume des Deux-Siciles et se fait couronner Roi respectivement sous le nom de Charles VII de Naples et Charles V de Sicile. Dès lors, lui et ses descendants vont régner sur le Royaume des Deux-Siciles jusqu’en 1860, REPRODUISANT DANS LE SUD DE L’ITALIE LA ROYAUTE TRES CHRETIENNE DES CAPETIENS ANGEVINS ET DES CAPETIENS BOURBONS.
A noter la période napoléonienne où l’Empereur des Français Napoléon crée pour son frère Joseph le Royaume de Naples (1806-1808) avant de le donner à son beau-frère Joachim Murat (1808-1815). La Sicile ayant échappé aux impériaux, la cour des Bourbons de Naples s’installe à Palerme et l’érige en Royaume : le Roi canaille devient Roi batisseur. LA MONARCHIE QU’IL INCANE EST UNE MONARCHIE CAPETIENNE, CATHOLIQUE ET ROYALE. Lors du Congrès de Vienne en 1815, le Royaume des Deux-Siciles est de nouveau reformé sous l’autorité du Roi Ferdinand I° de Bourbon de Naples-et-des-Deux-Siciles, qui retourna à Naples, au grand dam des palermitains. Son fils François I° sera un Roi sage et pieux. Son petit-fils Ferdinand II un Roi autoritaire. Son arrière-petit-fils, dont la mère est une Savoie, sera détronée par son cousin.
  1. LES ROYALISTES NAPOLITAINS ( 1860-1946 ) .
Le MOVIMENTO NEO-BORBONICO a son siège à Naples et deux succursales à Rome et Milan. Divisé en 29 délégations en Italie, il compte également 2 autres délégations en Amérique du Sud.
L’Ordre Sacré, Angélique et et Militaire Constantinien de Saint-Georges, est une Milice équestre dont les origines remonteraient, selon une tradition légendaire, à l’Empereur Constantin et qui survit depuis la réunification de l’Italie en 1870 dans la famille de Bourbon-Parme : il aurait été créé après la découverte de la Vraie Croie. C’est la raison pour laquelle il est considéré par quelques historiens comme le plus ancien des Ordres existants à caractère religieux.
En fait, l’Ordre fut fondé entre 1520 et 1545 par Isaac Ange Comnène et son frère, de la famille Impériale de Byzance, cousinant avec les grands dynastes des Balkans et les del Bazo, Della Rovere et Médicis.
D’abord appelé Ordre de Constantin , en raison de son prétendu fondateur, puis Ordre Angélique du nom d’Isaac Ange Comnène qui transforma la Milice en Ordre de Chevalerie et Ordre des Chevaliers Dorés à cause du collier d’or que portaient les principaux dignitaires, il prit son nom actuel lors de son passage de la Maison Ducale et Royale de Parme à la Maison Royale de Naples et des Deux-Siciles.
Son but est « LA GLORIFICATION DE LA CROIX, LA PROPAGATION DE LA FOI ET LA DEFENSE DE LA SAINTE EGLISE ROMAINE ».
Face à une immigration invasion et une grave crise économique touchant l’Italie de plein fouet, l’irrédentisme renaissant du Sud de l’Italie va alors se mélanger avec les idées Monarchistes. De cette république, le Sud n’en veut pas ou plus. De décennies en décennies, la nostalgie va grandir. Le 17 septembre 1993, est fondée l’ Associazione culturale Neoborbonica ou Movimento Néo-Borbonico/Mouvement Néo-Bourbonnien , qui promeut la restauration des Bourbons, réclamant la constitution d’un parlement et le rejet du Risorgimento , dénonçant  » un génocide social et culturel  » orchestré par le Nord.
Les propistions du Mouvement Neo-Bourbonnien semblent les même que celles des Royalistes Légitimistes en France :
Sa ligne éditoriale s’axe autour de deux fidélités :
EN PREMIER LIEU, une  fidélité à la tradition politique Capétienne du Royaume des Deux Siciles  qui s’inscrit dans l’espérance Royale et porte deux projets essentiels pour l’avenir :
    • L’attachement à la souveraineté du Royaume de Naples et des Deux-Siciles , aussi bien contre l’Union européenne technocratique que les grandes puissances et organismes financiers et économiques qui agissent à l’international,
    • Et  la défense de l’identité méridionale et de l’intérêt général  contre l’œuvre des lobbies, groupes de pression et partis politiques républicains.
EN SECOND LIEU, une  fidélité à l’héritage Chrétien du Royaume des Deux-Siciles , lui-même incarné dans deux dimensions :
    • La promotion des  valeurs fondamentales de la civilisation , notamment la défense de la famille ou la défense de la vie,
    • La filiation à un  modèle social porté notamment par les Catholiques sociaux , contre le capitalisme sauvage planétaire.
Si le Prince Pedro est soutenu par le Prince Louis-Alphonse, ce dernier soutient également le Prince Louis-Alphonse.
Une querelle a empoisonné longtemps les Monarchistes napolitains.
Lorsque le Roi François II décède le 27 décembre 1894, c’est son demi- frère Alphonse (Aphonse I°), Comte de Caserte (1841- 1934), qui lui succède comme Roi titulaire des Deux-Siciles. En effet, François II n’avait eu qu’une fille morte en bas âge et son deuxième frère, Louis Comte de Trani (1838- 1886) avait également eu une fille (encore vivante lors du décès de son père) dont la Loi Salique en vigueur dans le Royaume ne lui permettait pas pour autant de monter sur le Trône. Leur frère Charles Prince de Capoua, avait contracté un mariage morganatique et ses enfants furent exclus de la maison Royale de Naples.
Le Comte de Caserte hérite donc des prétentions sur le Royaume annexé par la Maison de Savoie. De son mariage avec sa cousine, la Princesse Marie Antoinette de Bourbon-Siciles (1851- 1938), le couple aura 12 enfants dont le Prince Carlos, le Prince Ferdinand et le Prince Rainier. Le Comte de Caserte se mettra au service du Vatican et combattra les Savoyards en 1870 avant de rejoindre les Carlistes en Espagne. Lorsque le Comte de Caserte meurt à Cannes en 1934, son fils aîné le Prince Ferdinand-Pie (Ferdinand III) Pie (1860- 1960) lui succède naturellement mais sur fond de crise dynastique. En effet, de son mariage avec Marie- Louise de Bavière (1872- 1954), le Prince n’aura que 6 filles.
L’héritier du Trône devient alors immédiatement le Prince Rainier (1883- 1973), la descendance male du Prince de Capoua, dynate en France, s’étant éteinte avec son fils : Loi salique oblige, la fille du Prince de Capoua, changeant de npom en se mariant, s’alliera avace de grandes maisons Nobles europèennes, mais on sort de la Maison de Bourbon.
La mère de votre serviteur est une des arrières-petites-fille du Prince de Capoua…
La succession de la maison Royale de Naples semble être parfaitement réglée mais pas pour tout le monde. Le fils cadet du Roi de jure Ferdinand III, le Prince Carlos (1870- 1949) était le mieux placé pour succéder à son père de par sa position filiale au sein de sa famille. En se mariant avec la Princesse Marie-Mercedes de Bourbon-Anjou et Espagne (1880- 1904) le 14 janvier 1901, il renonce pour lui et sa famille à ses droits dynastiques au trône des Deux–Siciles (Acte de Cannes) et obtient le titre d’Infant d’Espagne. Tout cela conformément à l’acte de succession des Deux-Siciles qui stipule qu’un Prince Bourbon ne peut prétendre à deux couronnes en même temps.
A la mort de Ferdinand III, les partisans des Bourbons Deux-Siciles vont alors se retrouver avec deux prétendants. Le Prince Rainier et son neveu, le Prince Alphonse, dont l’épouse sera Alice de Bourbon-parme, la fille du Prince Elie. Le Prince Alphonse, fils du Prince Carlos, ne reconnaît pas la renonciation de son père et va revendiquer également le Trône. Dès lors, la famille se divise entre partisans de la famille espagnole (qui part du principe que les lois de successions ont été abolies avec la chute de la Monarchie) et celle napolitaine (Légitimiste).
Cette querelle empoisonnait toujours les Monarchistes napolitains divisés entre CARLOS de Bourbon-Siciles, Duc de Notto, et CARLO de Bourbon-Siciles, Duc de Castro, allié à la Maison d’Orléans par son épouse Anne d’Orléans -fille du Comte de Paris, soeur du prince Henri d’Orléans et tante du Prince Jean, actuel Chef de la Maison de Bourbon-Orlèans- même si dans leur grande majorité, ils reconnaissaient le Prince CARLO (petit fils du Prince Ranier) comme le seul dynaste, quand les deux branches rivales de Bourbon-Siciles annoncent le 24 janvier 2014, à la faveur de la canonisation de la Reine Christine de Naples, Née Marie-Christine de Savoie, mère du dernier Roi des Deux Siciles, et qu’elles ont signé un accord mettant fin à la guerre de succession au trône des Deux-Siciles.
Dans un geste aussi intelligent qu’élégant à l’époque, le prince Carlo n’ayant que deux filles, reconnait la validité des prétentions du Prince Carlos, qui a 4 fils et deux filles, le fils aîné Pedro étant mariés et ayant déjà deux fils à son tour. Les deux Princes Carlos et Carlo partageront le leadership de la famille et au décès de Carlos, Duc de Calabre, Infant d’Espagne et époux d’Anne d’Orléans, la Couronne des Deux-Siciles passera au prince Pedro, fils de Carlos et d’Anne d’Orléans. Le Prince Charlo de Bourbon-Siviles, Duc de Noto n’ayant eu que deux filles, le Prince Jaime (né en 1992), fils de Pedro, entrera dans l’Ordre Sacré et Militaire Constantinien de Saint-Georges afin de se préparer à son futur rôle de Souverain titulaire du Royaume des Deux-Siciles.
Un an après la signature de l’acte de réconcialistion entre les Prince Carlos et Carlo Des-Deux Siciles, le Premier décède d’une longue maladie. L’actuel Chef de la Maison Royale de Naples est le SAR le Prince Pedro de Bourbon-Siciles, Duc de Calabre. On dit que le Prince Carlo, mal conseillé, voudrait revenir sur la signatuer de réconciliation, relançant la querelle dysnatique, le prince Pedro réunissant l’Ordre Constantinien à Madrid ou à naples, le Prince Carlo à Rome ou à Gaète : on compte de nombreux Français au sein de l’Ordre réuni sous le Magistère du prince Carlo… En tout cas, le prénom Gaétan est un prénom Français récent issu de l’italien Gaetano signifiant “originaire de Gaète”.
  1. UN RECENT NEO-BOURBONISME PARMESAN .
Depuis 2006, les Bourbons de Parme retournent également sur leurs terres. Ce fut d’abord sous l’initiative du prince Charles-Hugues/Carlos-Hugo de Bourbon-Parme. Comme on a vu dans notre article sur le Carlisme  https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/04/06/le-carlisme-ou-legitimisme-espagnol-et-latino-americain/ , le Prince Carles-Xavier/Carlos-Javier (prononcer Carlos-Ravié) de Bourbon-Parme, Chef de la Ducale et Royale Maison de Parme depuis la mort de son père Carlos-Hugo en 2010, héritier de la cause Carliste, est toujours marqué par un activisme régionaliste -il est très présent en Navarre et ne Catalogne pour ce qui concerne son action Carliste- et fédéraliste. Il est ainsi très prèsent à Parme où il réunit anuellement le Chapitre de l’Ordre Cosntantinien de Saint-Georges d’obédiance parmesanne.
Car le 18 Novembre 1748, avec le Traité d’Aix-la-Chapelle qui met fin à la Guerre de Succession d’Autriche, les Duchés de Parme et de Plaisance et de Guastalla, sont inféodés à l’Empire sous la tutelle de la France et de l’Espagne. L’infant DON FELIPPE, marié depuis le 26 août 1739 à Elisabeth de France, fille de Louis XV et de Marie Lesczynska, alors âgée de douze ans, devient Duc de Parme, de Plaisance et de Guastalla, sonfrère CHARLES ià de parme ayant été reconquérir le Royaume de Naples et des Deux Siciles. Don Felippe entre à Parme en juillet 1749.
Ses sucesseurs sont :
FERDINAND I° (1751-1802), fils du précédant, cousin-sosie et ami de Louis XVI, marié à Marie-Amélie d’Autriche, soeur de Marie Antoinette et de Marie Caroline, pieux et débonaire, affronta Napoléon et mourut peut-être enpoisonné par des agents impériaux.
LOUIS I° (1773-1803), fils du précédant, exilé en Toscane par les caprices de Napoléon, il en obtiendra le titre de Roi.
-CHARLES-LOUIS, ou CHARLES II de Parme (1799-1883), fils du précédant, beau, original, ne voulait pas régner mais monta sur trois trônes (Royaume d’Etrurie, Duché de Lucques et Duché de Parme-Plaisance- Guastalla-et-Etats-Annexés).
CHARLES III de Parme (1823-1854), fils du précédant, mondain et amoureux fou d’une jolie marquise, délaissa son épouse -la soeur du Comte de Chambord- avant d’être poignardé en pleine rue par un agent savoyard.
ROBERT I° (1848-1907), neveu du Comte de Chambord, Prince éxilé aux vingt-quatre enfants et père de l’impératrice Zita d’Autriche.
François-Xavier (1889-1977), fils du précédant et frèe de l’impératrice Zita, reprit le flambeau du Carlisme en Espagne avant de s’opposer au Comte de Paris sur des questions bien Françaises.
Charles-Hugues (1930-2010), fisl du précédant, chef du Parti Carliste.
Charles-Xavier , né en 1970, actuel chef de la Ducale et Royale Maison de Bourbon-Parme.
Malgrès l’évacuation de Parme par les Habsbourg, le Roi des Deux-Siciles, CHARLES I° ou CHARLES III pour les napolitains et les espagnols, descendant de la famille Farnèse et reconnu par les papes, restera ainsi Grand Maître, et gardera toutes les collections Farnese pour lui, au grand dam de l’élite parmesanne qui se sent flouée. Il faudra la volonté de l’Archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, Bourbon des Deux-Siciles par sa mère, ex-impératrice des Français et Duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla, pour recréer une branche parmesane de l’Ordre le 26 Février 1816, un ordre de mérite à cinq classes qui s’installera au siège de l’ancien Ordre à Parme, en l’église Santa Maria della Steccata ( Sainte-Marie-de-la-Palissade ).
Pour éviter toute nouvelle discussion, les deux Maisons Souveraines de Parme et des Deux-Siciles conviendront tacitement d’en exercer l’une et l’autre les droits, mais les Grands Maîtres à Naples refuseront toujours de reconnaître les prétentions des ducs de Parme : le Saint Siège reconnaîtra cependant l’Ordre sous la Grand Maîtrise du Roi des Deux Siciles et de ses successeurs comme représentants des Farnèse, le Prince carlo jouissant d’un grand prestige au saint Siège, même si le collier originel de l’Ordre est en possetion de l’Ordre parmesan, ce qu’il faut bien rappeller.
Loin de vouloir entrer dans les querelles dynatiques existantes entre les Bourbons de Naples et de Parme, signalons cependant que l’Ordre Constantinien de Parme voit le port des insignes autorisé aujourd’hui par la République italienne, selon les Accords du Latran, le Vatican étant protecteur des Ordres Constantiens napolitain et parmesan. A Parme, c’est SAR le Prince Charles-Xavier de Bourbon-Parme qui exerce lui-même le Grand Magistère de l’Ordre.
Que ce soit l’Ordre espagnol, l’Ordre napolitain ou l’Ordre parmesan, L’ORDRE COSNTANTINIEN DE SAINT GEORGES EST UN ORDRE QUI CONCERVE TOUT SON PRESTIGE, il s’occuppe d’importantes oeuvres de Charité et fait rayonner le nom de Bourbon, ET DONC DE FRANCE, au-delà des Alpes .
Pour le Prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme comme pour le Prince Charles de Bourbon-Siciles, le Néo-Bourbonnisme en Italie du Sud, ex-Royaume de Naples et des Deux-Siciles, c’est avant tout une attitude culturelle Catholique , celle de la Tradition. En politique, il incarne le principe d’expension-évangélisation dont Léon XIII rependra l’idée : tout le contraire de l’actuel euro-mondialisme islamisant ! C’est aussi un nationalisme napolitain et Chrétien : mourir pour la Patrie, c’est mourir pour la société napolétano-sicilienne destabilisée par les idées révolutionnaires. C’est, enfin, face à la masse l’affirmation de la personne . Celà vaut également pour Parme…
LE NEO-BOURBONISME, C’EST LE LEGITIMISME NAPOLITAIN ET PARMESAN !
Des Légitimistes modernes peuvent servir aujourd’hui à protéger la Tradition, l’attachement aux racines Chrétiennes de leur Patrie, à la Famille, à l’Armée et à la terre natale…
Hervé J. VOLTO, CJA
A lire : Hervé Pinoteau, État présent de la Maison de Bourbon , (Edition du Léopard, 3° édition, 1985)
Pour ceux qui conaissent la langue italienne : MOVIMENTO NEO-BORBONICO  www.neoborbonici.it/ ou bien http://www.neoborbonici.it/portal/ et enfin  https://it.wikipedia.org/wiki/Neoborbonismo
On peut également consulter l’ A SSOCIAZIONE L EGITIMISTA T RONO E A LTARE (Association Légitmiste Trône et Autel) associazione-legittimista-italica.blogspot.com/ : le site est italien mais est traduit en Français , comme en espagnol, portugais, anglais, allemand et hongrois.
ORDRE SACRE ET MILITAIRE CONSTINIEN DE SAINT GEORGES*
* Lire également cette mise au point sur l’ordre Constantinien de Saint-Georges : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/02/14/chronique-dheraldique-n-10/

2 Réponses to “LE NEO-BOURBONISME OU LEGITIMISME NAPOLITAIN ET PARMESAN, par Hervé J. Volto, CJA.”

  1. Hervé J. VOLTO juin 12, 2019 à 11:36 #

    Si l’on veut en savoir plus sur l’Ordre Constantinien de Saint Georges, on peut relire l’exellant article de Jean-Yves Pons :

    Chronique d’héraldique n° 10. Un cas particulier d’ordre dynastique : le Constantinien de Saint-Georges https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2014/02/14/chronique-dheraldique-n-10/

  2. Reconquista+ juin 13, 2019 à 12:52 #

    Notre impératrice Teresa Cristina de Bourbon-Deux Siciles, « Mère des Brésiliens », était une femme vertueuse, silencieuse, gentille, exemplaire, admirable, irréprochable. Elle a vraiment aimé le Brésil qu’elle a adopté de tout son cœur. Son mari l’appelait « ma sainte » et espérait qu’elle intercéderait pour lui au paradis.
    Elle était notre première victime de la republiqueta, tuée par la douleur de la trahison peu après la traversée de l’Atlantique … quelle injustice!
    Ses derniers mots « Je ne meurs pas de maladie, je meurs de chagrin et de regret ! Brésil, terre magnifique… Je ne peux pas y retourner… »
    Elle était aimée et respectée par tous les Brésiliens sans distinction.

    “Santa” Teresa Cristina, Mãe dos Brasileiros, rogai por nós… URGE!
    Cristo Rei, tende piedade do Vosso Reino da Santa Cruz!

    Pedro II:

    À Imperatriz

    Corda que estala em harpa mal tangida,
    Assim te vás, oh doce companheira
    Da fortuna e do exílio, verdadeira
    Metade de minh’alma entristecida!

    De augusto e velho tronco hastea partida
    E transplantada em terra brazileira,
    Lá te fizeste a sombra hospitaleira
    Em que todo infortúnio achou guarida.

    Feriu-te a ingratidão, no seu delírio;
    Cahiste, e eu fico a sós, neste abandono,
    Do seu sepulchro vacillante cirio!

    Como foste feliz! Dorme o seu somno,
    Mãe do povo, acabou-se o teu martyrio,
    Filha de Reis, ganhaste um grande throno!

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