Hébergement des migrants : parlons chiffres (1re partie).

20 Juin

Et, pour cela, parlons peu mais parlons bien.

Tout le monde s’en souvient. La photo truquée et larmoyante d’Aylan, cet enfant syrien retrouvé mort sur une plage de Turquie, en septembre 2015, avait ému l’opinion publique sur le sort des migrants et suscité chez certains un désir d’agir. Angela Merkel, et beaucoup d’autres sur ses traces, en avaient profité pour développer la compassion des citoyens européens naïfs et leur faire accepter un tsunami migratoire par la désormais célèbre « route des Balkans« , de sinistre mémoire.

En France, l’association Singa, qui favorise l’accueil des personnes réfugiées, avait reçu en deux semaines plus de 10 000 propositions de citoyens désireux de participer à son programme d’hébergement de réfugiés Calm (comme à la maison). Ce qui donne une idée des capacités de nuisance de nos élites, relayées par des médias immigrationnistes, mais aussi de l’aveuglement de beaucoup de nos compatriotes.

Pourtant, près de quatre ans après, que reste-t-il de cet élan ? Le bilan est très mitigé. « Il y a une différence entre une demande d’engagement et un engagement effectif, remarque Antoine Paumard, directeur du Service jésuite des réfugiés (JRS), qui coordonne un réseau de familles d’accueil en France (Welcome). Les gens assortissent parfois leur désir d’accueillir de conditions de nationalité, de religion, de dates… » A l’époque, le gouvernement veut encourager les initiatives, mais il faut attendre août 2016 pour qu’Emmanuelle Cosse, ministre du logement, débloque une enveloppe de 1 million d’euros. Elle doit permettre aux associations d’assurer un suivi des familles accueillantes, l’accompagnement social des réfugiés, la recherche d’une insertion professionnelle et d’une solution de logement pérenne. L’Etat ambitionne de loger, en l’espace de deux ans, 1 000 personnes ayant obtenu l’asile en France. L’objectif n’a jamais été atteint puisque quelque 650 réfugiés ont été accueillis grâce à ce dispositif. Ce qui encore beaucoup trop alors que la plupart aurait dû être renvoyés chez eux.

« La difficulté, c’est que c’est très dépendant de l’opinion publique, avoue naïvement Pierre Meaux, chef de projet à la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal). En 2015, il y a eu un volontarisme politique, mais l’élan est un peu retombé et le sujet est moins présent dans les médias. » « Le programme n’est pas assez connu, abonde Nadège Letellier, qui anime Elan, le dispositif d’hébergement citoyen du Samusocial de Paris. Les particuliers ne savent pas que ça existe. »

Alors qu’il est confronté aux difficultés de logement de milliers de réfugiés, le gouvernement a relancé début 2019 un appel à projets. « C’est le début de construction d’une politique », veut croire Sylvain Mathieu, délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement. L’objectif, modeste, est d’atteindre un demi-millier de réfugiés hébergés.

Propriétaires d’un pavillon à Longjumeau (Essonne), deux bisounours, Jean-Pierre et Sylvie B., avaient ressenti, à la découverte de la photo d’Aylan, le besoin d’« être acteurs » face à l’« intolérable ». Ils ont hébergé une migrante soudanaise isolée et son enfant pendant un an avant…de la perdre de vue. Depuis le mois d’avril, le couple accueille désormais une migrante burundaise. Après plusieurs mois passés dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, elle considère que l’hébergement chez Jean-Pierre et Sylvie l’« aide beaucoup ». « On tisse des liens assez forts, ils me présentent des personnes, je découvre la culture française, ça m’aide à m’intégrer », assure-t-elle.

Ce qui a encouragé Paul et Brigitte Morin à s’investir dans l’hébergement citoyen, c’est de savoir qu’ils seraient accompagnés. Le couple de retraités s’est rapproché du programme Elan du Samusocial de Paris. « Ils ont une équipe, avec notamment des psychologues et des assistants sociaux, ça nous plaisait », explique Paul Morin. Le couple a depuis hébergé Ylias, un somalien, dans leur pavillon de Gif-sur-Yvette (Essonne). « Ça s’est bien passé », disent-ils. Ylias a fini par trouver un logement social et a suivi un CAP de carreleur mosaïste. « L’entreprise de rénovation dans laquelle il a fait un stage est prête à le prendre en apprentissage », assure M. Morin. Lorsqu’il était arrivé chez eux, Ylias vivait en France depuis près de deux ans mais « il ne parlait pas le français. Il changeait de centre d’hébergement tous les trois mois, sans qu’il ne se passe grand-chose ».

Alors, si l’on en croit ces bonnes personnes, surtout n’hésitez plus. Engagez-vous, rengagez-vous…dans l’accueil des migrants ! Vous oeuvrerez utilement au « Grand Remplacement » de la population de notre pays.

Le 20 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Hébergement des migrants : parlons chiffres (1re partie).”

  1. Hervé J. VOLTO juin 20, 2019 à 8:25 #

    Immaginez une sournoise conjuration vivant à “éteindre” la race Franque, comme le peuple Français qui en est issu…

    Comment cela peut-il se produire?

    Par un complot international fondée sur l’affirmation de 3 facteurs essentiels: un prétendu risque de surpopulation, le contrôle et la limitation des naissances, et enfin l’appel à une massive immigration non-chrétienne pour compenser la non-fécondité des femmes occidentales qui ont peur de faire des enfants à cause… du premier facteur ! créant ainsi une dynamique de remplacement des peuples.

    François Marie Algould a parlé de « génocide Français » et Eric Zémour, lui, de « suicide Français ».

    Nous, nous disons : oui à l’immigration, mais une immigration européenne, de culture Chrétienne. Respecter le principe : « cujus regno, ejus religio ».

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