Hébergement des migrants : parlons chiffres (2e partie).

20 Juin

Hussein Daoud est arrivé à Paris, en septembre 2015, par la fameuse route des Balkans, mais il est toujours incapable de s’exprimer en Français, même sommaire. Le parcours d’intégration de ce migrant soudanais de 31 ans est à l’image de celui de nombreux de ses congénères ayant hélas obtenu l’asile en France : laborieux.

Lui a déjà la chance d’avoir trouvé du travail depuis six mois dans une entreprise de jardinage qui intervient chez des particuliers, à Paris et dans les Hauts-de-Seine. Son CDI et son salaire de 1 600 euros lui permettraient d’être autonome, mais sa demande de logement social, faite en mars 2017, n’a pas encore abouti. Après avoir passé deux ans dans un centre d’hébergement d’urgence, Hussein Daoud a rejoint, à l’automne 2018, le centre provisoire d’hébergement (CPH) Les Cinq Toits, dans le 16e arrondissement de Paris, un dispositif conçu pour accompagner ces gens-là vers l’autonomie. Dans le CPH parisien géré par l’Association Aurore et situé dans une ancienne caserne de gendarmerie, Hussein Daoud partage une chambre avec un autre migrant et, avec six autres, une cuisine et une salle de bains. La colocation lui pèse, d’autant que, tenez-vous bien, fin juillet, sa femme et ses deux enfants de 4 et 8 ans vont le rejoindre. Il pourra ainsi continuer enfin à procréer chez nous, avec la bénédiction des autorités avides de pouvoir réaliser leur grand dessein :

le  » GRAND REMPLACEMENT  » !

Parmi la centaine d’hommes bénéficiant du statut de réfugié et pris en charge au sein de ce centre, une quarantaine travaillent, souvent dans le bâtiment ou la restauration. Mais, comme Hussein Daoud, ils ne parviennent pas à se loger en Ile-de-France. Les autres sont…au RSA, payé par le racket fiscal dont vous êtes les victimes.

C’est le cas de Mortada Mohamad, un réfugié soudanais de 26 ans, qui vit en France depuis près de deux ans et demi. Il raconte ses galères avec l’administration : son dossier à la CAF de Saint-Denis, son agence Pôle emploi à Aubervilliers, sa domiciliation à Paris… Depuis neuf mois, sans qu’il parvienne à expliquer pourquoi, le versement de son RSA a été suspendu. Même l’achat d’un titre de transport est devenu problématique. « Je cherche du travail, mais il n’y a rien, c’est difficile », confie le jeune homme, dans un français incompréhensible. Alors, s’il n’y a pas assez de travail pour subvenir aux besoins de ces populations allogènes, pourquoi les conserve-t-on sur notre territoire ? Nous posons cette simple question à celui qui a toujours réponse à tout : Emmanuel Macron.

Car, en dépit d’un doublement des capacités d’hébergement ces dernières années, seul un demandeur d’asile sur dix est hébergé dans le dispositif national d’accueil. Est-ce que ce constat ne pose pas aussi question ?

La réponse est pourtant simple : la croissance du nombre d’immigrés en France est exponentielle quand celle des capacités d’accueil est linéaire !

La question se pose avec d’autant plus d’acuité qu’entre 2016 et 2018 plus de 125 000 migrants ont obtenu l’asile en France (12% des demandeurs soit 88% de déboutés…qui ne sont jamais -ou presque- expulsés et s’ajoutent à ceux qui sont autorisés à y rester).

Or, d’après le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi, « il y a 10 % de réfugiés dans le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile ». Quelque 8 000 réfugiés se trouveraient par ailleurs en hébergement d’urgence. Cette situation révèle les limites de la politique d’intégration des réfugiés, mais elle est aussi devenue un sujet budgétaire et politique épineux pour l’Etat

La moitié des demandes d’asile sont déposées en Ile-de-France, alors que la région concentre des problématiques de cherté du foncier et de pénurie de logements. Une situation autour de laquelle les ministères du logement, de l’intérieur et les collectivités locales se renvoient la balle mais n’apportent jamais la moindre solution efficace.

Sollicité, Sylvain Mathieu, à la tête de la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal), met en avant les efforts engagés par son administration. En 2018, hors Ile-de-France (pour laquelle le ministère ne dispose pas de statistiques compilées), la Dihal a ainsi accompagné 20 000 réfugiés dans l’accès au logement, principalement dans le parc social. « Notre capacité augmente en 2019, mais nous n’arrivons pas à compenser l’augmentation de la demande d’asile », explique M. Mathieu. Mais il n’aborde pas la question qui fâche : pourquoi tous les pays européens voient diminuer le nombre de demandeurs d’asile SAUF LA FRANCE?

Là encore la réponse est simple : les migrants ont compris qu’en France…on ne revoit personne dans son pays d’origine. Ils auraient tort de se priver de cette opportunité.

Le 20 juin 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Une Réponse to “Hébergement des migrants : parlons chiffres (2e partie).”

  1. Hervé J. VOLTO juin 20, 2019 à 8:33 #

    Est en acte un un complot international fondée sur l’affirmation de 3 facteurs essentiels:

    1. un prétendu risque de surpopulation,

    2. le contrôle et la limitation des naissances,

    3. l’appel à une massive immigration non-chrétienne pour compenser la non-fécondité des femmes occidentales qui ont peur de faire des enfants à cause… du premier facteur ! créant ainsi une dynamique de remplacement des peuples.

    Leur ennemi, à tous ces agents de l’anti-France, c’est la Foi, l’Eglise Catholique et forcément la morale Chrétienne. Et pour détruire la civilisation Chrétienne, ils veulent détruire la nation Française, sortie toute entière Chrétienne du Baptistère de Reims ! Ils ont déjà renversé la Royauté Très Chrétienne et infiltré le Saint-Siège à Vatican II: ils veulent à présent atomiser la famille, cellule de base de la société Chrétienne…

    Pour empêcher les Catholiques de se reproduire.

    Face à la violence sournoise qui s’exerce partout, contre l’ôme de nos enfants contre les Catholiques, contre les tarditions de notre Pays, contre son Histoire, contre la sécurité et l’honneur de la France… nous, Royalistes, nou devons opposer SANS RELACHE nos valeurs Chrétiennes familails et patriotiques.

    Screr le Roi ou disparaître !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :