Ils se retrouvent ce matin…

2 Juil

Après l’apparent échec de la nouvelle nuit des longs couteaux, à Bruxelles hier, et les luttes d’influence pour répartir les prébendes de l’Union européenne, voici venir le joker d’Emmanuel Macron : la désignation possible de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne. Une comédie entamée dès lundi avec la fausse colère du président Français qui déclarait sans rire : « Cet échec est lié aux divisions et parfois à des ambitions personnelles qui n’avaient pas lieu d’être autour de la table. Il faut avoir des réunions mieux préparées. Tout ce processus a été mal pensé. Nous donnons une image de l’Europe qui n’est pas sérieuse ».

Le nom de Christine Lagarde, l’actuelle directrice générale du Fonds monétaire International, est en effet avancé pour un des cinq postes que les 28 chefs d’Etat vont encore essayer d’attribuer ce matin à Bruxelles. Pas pour n’importe lequel : celui de présidente de la Banque centrale européenne, pour prendre la suite de Mario Draghi, dont le mandat s’achève le 31 octobre. Emmanuel Macron y pense très fort pour faire avaler la pilule du socialo Frans Timmermans à la tête de la Commission de Bruxelles et Angela Merkel ne serait pas contre.

Le mandat de Christine Lagarde au FMI court jusqu’en 2021 mais elle souhaite en réalité revenir en Europe après huit années à Washington et à parcourir le monde. Dans la mesure où les règles du FMI sont strictes, elle n’a pas le droit de faire campagne, et si cela n’aboutit pas, elle niera avoir été candidate. Son atout est sa vision large de l’économie et sa personnalité connue et reconnue; son handicap est qu’elle n’a pas dirigé de banque centrale.

En réalité, l’hypothèse Christine Lagarde s’inscrit dans un de ces puzzles que l’Europe cherche désespérément à réaliser. Si le président du Parlement européen était allemand, si celui de la Commission était néerlandais, si le ou la président-e du conseil était danoise ou belge, ou l’inverse, bref si, si … les Français pourraient suggérer un nom français pour la BCE. Pour ce poste, il y a un candidat officiel, l’Allemand (encore un) Jens Weidmann, de la Bundesbank, mais son orthodoxie et sa psychorigidité font peur à plus d’un. Equilibres Nord-sud, homme-femme, nationalité : que de subtilité !

Une chose est sûre : la zone euro ne doit pas se tromper sur le choix du futur patron de la BCE après la bévue de la nomination de Mario Draghi, en 2011.  L’hypothèse de plus en plus crédible d’une prochaine crise financière, avec un nombre impressionnant de bulles constituées en raison des taux d’intérêt bas, nous pend au nez…(https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/10/la-crise-financiere-mondiale-est-a-nos-portes-suite/). Il vaudrait mieux choisir la personne la mieux à même de prendre dans ce cas les bonnes décisions.

Un choix « par ricochet » ou, pire, un « lot de consolation » serait la pire des solutions.

Le 2 juillet 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :