Liste LRM aux municipales à Paris : Macron a sifflé la fin de la récré.

12 Juil

Et, « EN MÊME TEMPS« , renvoyé Cédric Vilani à ses chères études !

N’en croyez pas les annonces officielles. Ce n’est pas la pseudo-Commission d’investiture de La République en Marche qui a tranché et investi Benjamin Griveaux comme tête de liste LRM aux prochaines élections municipales, à Paris.

C’est Emmanuel Macron qui l’a décidé, un point c’est tout.

Benjamin Griveaux sera bien la tête de liste de La République en marche (LRM) pour les prochaines élections municipales à Paris, en mars 2020. Sa mission : faire tomber les socialistes, au pouvoir depuis dix-huit ans, et permettre au parti présidentiel de s’enraciner durablement dans la première ville de France.

Ainsi en a décidé, mercredi 10 juillet au soir, le bureau exécutif de LRM, en suivant la recommandation émise dans l’après-midi par sa commission nationale d’investiture,préssée elle-même par l’Elysée.

« Lors de son audition, Benjamin Griveaux est celui qui a le plus convaincu », a prétendu la commission, en évoquant sans rire « un diagnostic étoffé des attentes des Parisiens et Parisiennes, réalisé sur la base de rencontres et d’échanges avec plus de 1 000 personnes, conformément à l’ADN d’En marche et à ce que le mouvement attend de ses candidats ».

Cet adoubement de l’ancien porte-parole du gouvernement clôturait une longue période de compétition interne. Pendant des mois, sept candidats ont fait campagne pour mener la future bataille dans la capitale. Fidèle compagnon de route d’Emmanuel Macron depuis 2015, Benjamin Griveaux a cependant toujours fait figure de favori, surtout à partir du moment où l’Elysée a accepté, fin mars, qu’il quitte le gouvernement pour se consacrer entièrement aux futures municipales. « Le président de la République trouve que Benjamin Griveaux est un bon candidat pour Paris », confiait alors un proche d’Emmanuel Macron.

Cette bénédiction présidentielle a nourri des soupçons de verrouillage et aussi une polémique sur l’absence de démocratie interne au parti. Ses dirigeants n’avaient-ils pas promis de « faire de la politique autrement » ? Tu parles !…

Ces dernières semaines, l’Elysée et LRM n’ont donc cessé de faire croire que les dés n’étaient pas pipés. Mardi, la commission d’investiture a accordé autant de temps à chacun des trois hommes restés en lice, tous députés : Benjamin Griveaux, Hugues Renson, un ancien chiraquien à la fibre sociale, et le mathématicien de centre gauche Cédric Villani.

Avant même l’annonce officielle et fort amère, ce dernier a reconnu et déploré sa défaite dans un communiqué diffusé sur Twitter :

Voir l'image sur Twitter

Cédric Villani

 

La récente montée en puissance de Cédric Villani, rallié par ses ex-rivaux Mounir Mahjoubi et Anne Lebreton, n’a effectivement pas changé la donne : c’est bien le favori de l’Elysée qui a été choisi. Mais, hors micros, les rivaux de Benjamin Griveaux et leurs entourages n’en ont pas moins glissé quelques formules assassines et autres peaux de banane.

Aussitôt désigné, Benjamin Griveaux a programmé de façon détaillée le démarrage de sa campagne. Une journée de séminaire est prévue avant les vacances pour mobiliser tous les cadres parisiens de LRM. Des mandataires financiers vont être désignés et un compte spécifique sera ouvert pour le 1erseptembre. Budget prévu pour la campagne : 2,4 millions d’euros au maximum. « Il faut en lever la moitié auprès de tous ceux qui voudront nous faire des dons et emprunter l’autre », estime-t-il.

Autre mission : sélectionner les 527 candidats des futures listes, en veillant aux équilibres politiques et à la parité femmes-hommes. La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, un des premiers soutiens de M. Griveaux, pourrait mener campagne dans le 14e arrondissement, mais pas en tête de liste. L’ancien porte-parole compte, pour sa part, être candidat « dans un arrondissement où il faut mouiller le maillot » pour l’emporter, le 12e ou le 15e par exemple.

L’été sera aussi mis à profit pour préparer une consultation des Parisiens, désormais un classique des campagnes de LRM. Celle-ci devrait avoir lieu en septembre, à la fois sur le terrain et au travers d’une plate-forme numérique. Objectif : tester les futures grandes mesures du programme électoral.

Comme, par exemple….interdire les cars diesel dans Paris, ouvrir certains marchés le soir ou donner plus de pouvoir aux maires d’arrondissement. L’ancien socialiste a aussi beaucoup parlé d’écologie, pris sous l’angle de la santé : « Mon fils et ma fille de 5 et 7 ans ont fait des bronchites asthmatiques, bizarrement quelques jours avant le pic de pollution. » Il propose qu’à Paris les enfants bénéficient de trois examens de santé gratuits en cinq ans. Ah, démagogie, quand tu nous tiens…

Benjamin Griveaux promet aussi d’être un maire attentif à l’exécution des décisions prises : « C’est là que le travail commence, il faut entrer dans les détails pour être sûr que les mesures annoncées changent vraiment la vie des gens. » Une façon de se démarquer d’Anne Hidalgo, accusée de multiplier les annonces sans lendemain. Mais tout cela ne constitue pas un programme complet, de nature à faire rêver les électeurs.

Hélas pour lui, pour beaucoup de Parisiens, M. Griveaux donne l’image d’un homme cassant, sûr de lui, un de ces fidèles de Macron toujours prêts à donner des leçons dans un vocabulaire parfois abscons. L’ancien porte-parole du gouvernement d’Emmanuel Macron ne serait-il à ce point que… »La Voix de son maître » ?

En voici un exemple : ce vendredi-là, en discutant avec des militants associatifs, il parle de « process », de « granularité de la data », de « goodwill réputationnel ». « Et vous avez votre roadmap ? », interroge-t-il. Pas membre de la « start-up nation » pour rien…

Pourtant, à Paris, Emmanuel Macron et ses partisans ont obtenu d’excellents scores à la présidentielle, aux législatives puis aux récentes européennes, où la liste Renaissance est arrivée en tête dans seize arrondissements sur vingt. Mais nous en avons donné l’explication la plus logique https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/06/12/a-paris-les-bobos-ont-instaure-lapartheid-des-classes-moyennes/ ).

Pour les municipales, LRM dispose à ce stade d’une longueur d’avance dans les sondages, face à une droite en miettes et une gauche plurielle moins puissante qu’elle ne l’a été.

L’enquête IFOP place les listes conduites par Benjamin Griveaux à 26 % des intentions de vote au premier tour. Celles d’Anne Hidalgo n’obtiendraient que 23 %, alors qu’elles avaient rassemblé 34 % des électeurs au premier tour en 2014. Le mode de scrutin très particulier, avec des listes différentes dans chacun des dix-sept secteurs de la capitale, la possibilité de triangulaires voire de quadrangulaires au second tour, puis une élection du maire par 163 grands électeurs, rend toutefois la suite difficile à prévoir.

Pour le candidat de LRM, « il faut un rassemblement large dès le premier tour ». Il aimerait en particulier trouver un accord à droite avec Pierre-Yves Bournazel, un transfuge des Républicains ayant rejoint la majorité présidentielle mais qui entend, pour l’heure, faire campagne sous ses propres couleurs.

Une fois de plus, que conclure d’autre que « TOUS POURRIS » ?

Le 12 juillet 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

2 Réponses to “Liste LRM aux municipales à Paris : Macron a sifflé la fin de la récré.”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 12, 2019 à 9:59 #

    Autocrate pour autocrate, pourquoi pas un Roi ? mais un Roi… Légitime !

    Qu’est-ce que la Légitimité ?

    – La Légitimité est l’application du droit Royal Français tel qu’il est défini dans la théorie statutaire et les Lois Fondamentales du Royaume , écrit l’historien du droit Guy Augé (Guy Augé, « Du légitimisme à la légitimité », in La Légitimité , N° 2, janvier 1975).

    Les Lois Fondamentales du Royaume de France , charte coutumière de notre Pays inpirée par Dieu (Testament de Saint-Remy, Sainte Ampoule, Ecu celeste fleurdelysé, Songe d’Hugues Capet), désignent l’Aîné des Capétiens, DONC L’AINE DES BOURBONS -les autres branches capétiennes étant éteintes en ligne Légitime- Salique, de confesssion Catholique, né en France (ou en Outre-Mer Française) de Naissance Légitime . Le Roi est Légitme parce qu’il est chois par Dieu à travers les Lois Fondamentales qui ont une origine Divine (Vison prophétique de saint-Rémy portant à son Testament, Huile Sainte venue du Ciel pour le Sacre Royal, Songe d’Hugues Capet).

    Aucun pouvoir ne pouvant durer en s’appuyant uniquement sur la force, il lui faut acquérir une légitimité naturelle par les services rendus à son peuple qui, en retour, lui manifeste une reconnaissance capable de consacrer son autorité. Ces services concernent les nécessités naturelles : gérer l’ordre, faire respecter la justice, défendre le peuple contre les ennemis, assurer les conditions de la prospérité du pays .

    Cette légitimité naturelle est déjà de droit divin , car l’auteur des lois naturelles des États est Dieu lui-même. Encore faut-il reconnaître officellement Dieu comme source d’autorité : le peuple ne doit pas seulement trouver intérêt à être sagement gouverné, mais, plus profondément, il doit éprouver le sentiment religieux de la soumission due à une autorité en laquelle se manifeste la puissance divine pour son bien et pour aider au salut des âmes et ici intervient dans une seconde sorte de légitimité : la légitimité mystique Chrétienne ou Légitmité théologique .

    Historiquement, seule la Monarchie Capétienne, Catholique et Royale, a possédé historiquement cette double Légitimité. C’est bien un Roi Capétien qui manque à la France. Mais…. au fait, Emmanuel Macron ne l’avait-il pas dit lui-même ?

  2. Hervé J. VOLTO juillet 12, 2019 à 10:28 #

    Ce Roi, qui manque à la France, selon les propres dire d’Emmanuel Macron, il faut préparer son retour. Pour cela, il faut que le peuple français se mobilise pour reprendre notre indépendance monétaire par le retour au franc, protéger notre agriculture et notre industrie pour reconstituer notre richesse nationale et créer des emplois et enfin barrer la route à ceux qui, sous prétexte de notre faiblesse financière due à une dette exorbitante, voudraient nous imposer une cure d’austérité.

    C’est pourquoi nous devons exiger en France le Plan d’Actions Royales Mutuelles Immiédiates (PARMI) qui s’applique au Royalisme Français mais aussi au Carlisme espagnol, au Miguélisme portugais, au Néo-Bourbonisme napaolitain et parmaesan, au Jacobitisme écossais et irlandais, au Magyarsime des Pays de Visegrad et au Hiérosolymitisme de Terre Sainte :

    Le PARMI s’implique dans une démarche d’unification de tous les Royalistes, sous réserve du respect de quatre conditions :

    1) mener un combat contre le mondialisme : moratoire de la dette publique, protection de notre agriculture et de notre industrie, retour au franc et réintégration de la Banque de France dans l’appareil d’Etat (alors qu’elle a été privatisée en 1973), retour à l’étalon or
    ;
    2) afficher notre vocation Chrétienne : référence aux préceptes chrétiens inscrite dans la constitution, RESPECT DE LA VIE de la conception à la mort, affirmation de la famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme, responsabilité des parents pour l’éducation de leurs enfants, continuité de l’action politique des penseurs catholiques sociaux, oui à l’immigration, mais une immigration européenne, de culture Chrétienne. Respecter le principe : « cujus regno, ejus religio ». solidarité avec les Chrétiens persécutés, soutien politique des communautés chrétiennes dans les pays où elles sont menacées, liberté religieuse dans les Etats musulmans,
    ;
    3) participer aux luttes que mène le peuple avec les organisations qu’il se donne : pour répondre à la grave crise que connaissent les populations, nous pensons utile de prendre des contacts avec des organisations politiques, Royalistes et non Royalistes, pour leur proposer de mettre en place ensemble un « Conseil Français de la Résistance à l’Occupant » (CFRO) sous forme d’un cartel d’organisations et commenecer à VOTER pour une union des droites ;

    4) considérer que le changement de pouvoir ne pourra se faire QUE par les élections : être èrésents -s’il le faut et quand il le faut- dans la rue.

    CE PROGRAMME EST PLEINEMENT MIS EN APPALICATION EN HONGRIE ET EN POLOGNE. L’ITALIE TENTE TIMIDEMENT DE LE METTRE EN PLACE PETIT A PETIT. QUAND ON VEUT, ON PEUT !

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