Nous avions oublié son existence mais les moeurs d’aujourd’hui la rappellent à notre bon souvenir :

17 Juil

LA PUNAISE DE LIT.

Une sale bestiole aux effets indésirables particulièrement désagréables.

C’est une petite bête plate, couleur rouge foncé, ne dépassant généralement pas les 7 millimètres. Elle s’appelle « Cimex lectularius » mais elle est communément connue – et redoutée – sous le nom de punaise de lit.

Elle avait quasiment disparu de France après guerre, en partie grâce au DDT, un insecticide puissant et massivement utilisé durant une vingtaine d’années, avant qu’il ne soit interdit en raison de sa toxicité. Mais la voilà en nette recrudescence, favorisée par les bienfaits de ce que certains nomment « LA MODERNITE » : l’essor des voyages internationaux et des vagues migratoires, l’expansion des échanges de logements entre particuliers (quand ce n’est pas de squat qu’il s’agit), mais aussi la multiplication…des achats de seconde main. Ces nouveaux modes de vie, si caractéristiques de « l’ouverture au monde » et de la mixité sociale, permettent en effet à la punaise de lit de passer de lieu en lieu, et de coloniser de nouveaux logements.

La chambre syndicale de désinfection, désinsectisation et dératisation (CS3D) – autrement dit, les professionnels de l’élimination des nuisibles (dont vous observerez qu’elle se garde bien de mettre un terme à l’invasion des hordes migrantes !) –, a comptabilisé 400 000 sites touchés en France en 2018, contre 200 000 en 2016-2017. C’est beaucoup. Et encore, c’est une fourchette basse : le chiffre correspond aux remontées des professionnels et ne prend pas en compte ceux qui, par exemple, n’ont pas cherché à faire traiter leur logement. Le nombre de personnes concernées est par ailleurs bien plus large, l’organisation appelant « site » tout immeuble touché par les punaises de lit (maison, hôtel, cinéma, café, crèche, village vacances, etc.). Personne n’est épargné : la punaise investit aussi bien les HLM que les habitations privées, les écoles que les maisons de retraite…

« C’est logique », souligne Stéphane Bras, le porte-parole de la CS3D : « L’être humain est à la fois le véhicule et une grande partie de l’alimentation » des punaises. La bestiole est hématophage, c’est-à-dire qu’elle ne se nourrit que de sang, et en particulier de sang humain. Elle a pour autre particularité de fuir la lumière naturelle ou artificielle et donc d’être surtout en activité la nuit. Tout comme…les vampires.

Les piqûres en elles-mêmes peuvent être irritantes et désagréables, d’autant qu’elles sont répétées, mais ne sont pas graves. « La punaise de lit ne transmet pas de maladie. Tous les jours, des millions de personnes sont piquées dans le monde et on n’a jamais eu de cas d’épidémie », souligne l’entomologiste Jean-Michel Bérenger. Ce qui la différencie du terrible moustique tigre, dont l’extension dans notre pays (où il n’avait jamais existé auparavant) est, tout autant que la punaise de lit, le fruit des voyages internationaux et des migrations (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/07/11/zika-dengue-chikungunya-merci-les-outre-mer-et-merci-lindustrie-du-tourisme/).

Et pourtant, la prolifération de l’insecte inquiète. Elle peut provoquer un isolement social chez les personnes touchées, une image dégradée pour les commerces ou même les villes infestées. Mais tous les spécialistes interrogés sont d’accord : le principal impact de la punaise de lit sur l’être humain est sans doute d’ordre psychologique.

« Beaucoup de personnes ne supportent pas de savoir qu’elles ont des insectes dans leur lit qui vont leur sucer le sang », note M. Bérenger. « C’est un insecte qui pique quand vous dormez, quand vous vous reposez, quand vous vous détendez. Alors, vous finissez par ne plus dormir, ne plus vous reposer, ne plus vous détendre », insiste Pascal Delaunay, lui aussi entomologiste et biologiste au service de parasitologie-mycologie du CHU de Nice.

Ce dernier décrit « un trouble de stress » chez de nombreux patients qui, même après l’élimination des nuisibles dans leur logement, ressentent « un traumatisme ». M. Delaunay a développé un accompagnement par l’hypnose des personnes qui sont ou ont été infestées par des punaises de lit. « Il faut pouvoir être guéri jusqu’au bout : le corps et le psychisme. »

Le problème est que guérir le corps passe par l’élimination totale de la punaise chez soi, ce qui a un coût, et pas des moindres : au bas mot 400 euros. Pour traiter correctement un endroit infesté, il faut d’abord dresser un diagnostic. Les punaises sont visibles à l’œil nu, mais le plus efficace pour détecter tous les endroits où elles se nichent est le chien renifleur. Il faut ensuite établir un traitement avec un professionnel. « C’est un sujet sérieux, on ne se débarrasse pas des punaises de lit facilement, dit Stéphane Bras. Il ne faut pas penser que c’est la petite fourmi de jardin, qui va et qui vient. Une punaise de lit, ça s’enkyste dans une maison, ça s’installe partout, ça peut ne pas se nourrir pendant près de deux ans et ça a des taux de reproduction énormes. » Ça ne vous fait penser à personne ?

Parmi les méthodes d’éradication possibles, M. Bras cite « des insecticides ciblés », pouvant être associées à « de la vapeur sèche, de la poudre de diatomée », mais aussi « le grand froid, en dessous de -18 °C et le chaud, au-dessus de 55 °C », deux systèmes qui vont tuer œufs, larves, et punaises adultes.

« On a maintenant des punaises qui résistent à tout, et c’est nous qui les avons fait évoluer, avec l’utilisation des insecticides. C’est pour ça qu’on se tourne beaucoup vers les moyens alternatifs. », souligne Jean-Michel Bérenger. Selon lui, le chaud et le froid sont « très efficaces » et ne provoquent « ni résistance, ni toxicité ». M. Bérenger, qui travaille notamment avec la ville de Marseille sur la problématique des punaises de lit, a suggéré à la municipalité de se doter de grandes tentes chauffantes pour désinfecter du matériel.

« Après l’épisode malheureux de la rue d’Aubagne [huit personnes sont mortes en novembre 2018 dans l’effondrement de deux immeubles], des gens se sont retrouvés dans des hôtels, démunis. Il y a eu beaucoup de dons de vêtements, mais on s’est aperçu qu’ils contenaient des punaises de lit. Dans un premier temps, le réflexe a été de dire “on va tout jeter”, mais je trouvais que c’était dommage. La solution c’était d’acheter des tentes et de tout traiter pour donner aux gens des vêtements sains. »

Deux tentes sont maintenant en circulation à Marseille, l’une utilisée par le Samu Social, l’autre par la Ville.

Face au phénomène, des députés de La France insoumise ont lancé une campagne, au début du mois de juillet, pour demander que le fléau soit reconnu comme un problème de santé publique

et qu’un double plan d’éradication et de prévention soit mis en place. Ils souhaitent également que les tarifs des sociétés privées spécialisées dans la désinsectisation soient encadrés.

Interrogée, la direction générale de la santé (DGS) répond que « la problématique des punaises de lit relève bien de l’hygiène et de la salubrité de l’habitat et des milieux intérieurs ». Cependant, les autorités jugent que les « conséquences sanitaires doivent être correctement connues » et ont lancé une étude, menée par la DGS et le réseau Sentinelles de l’Inserm. Il s’agit d’« estimer le taux d’incidence annuel des cas » vus en consultation de médecine générale, de « décrire » ces cas et d’« étudier l’existence d’une saisonnalité des cas ». Les résultats sont attendus pour début 2020.

Nul doute, si ces études son menées avec rigueur et honnêteté, qu’elles feront jaser le Landerneau mondialiste !

Le 17 juillet 2019.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la santé publique.

3 Réponses to “Nous avions oublié son existence mais les moeurs d’aujourd’hui la rappellent à notre bon souvenir :”

  1. Hervé J. VOLTO juillet 18, 2019 à 12:18 #

    Les nouveaux riches, c’est comme les punaises.

    Nous savions, depuis son avènement, que le gouvernement était composé de paltoquets, d’amateurs et d’incapables mais Jupiter Micron, conseillé par Bayrou, le beunet des Pyrénées, nous avait promis une « moralisation de la vie politique ». On allait voir ce qu’on allait voir : des députés, des ministres honnêtes, intègres, irréprochables. Bref, la France ne serait plus une république bananière et l’un des pays les plus corrompus du monde civilisé (si tant est que la France soit encore un pays civilisé !).

    Le Régent Présidentiel, qui se croit réellement sortit de la cuisse de Jupiter, fut même élu sur cette promesse !

    Depuis, Ferrand, Bayrou-les-grandes-oreilles et la sorcière Cruella de Sarnez ont dû quitter le gouvernement avec des casseroles tintinnabulantes aux fesses…

  2. Hervé J. VOLTO juillet 18, 2019 à 12:22 #

    Et voilà que « Médiapart » nous apprend que l’aristo-pastèque (vert dehors, rouge dedant), le Baron de Rugy aurait allégrement tapé dans la cave de l’Hôtel de Lassay quand il était au perchoir, poste qui convenait parfaitement à sa vanité de paon.

    Voyez-vous, Baron, nous n’avons pas les même valeurs : nous sommes l’un et l’autre des petits hobereaux de province. Votre famille reçut en avril 1785 des lettres d’anoblissement « en tant que de besoin ». La mienne est plus ancienne, certaines de mes ancêtres ont vu leurs propriétés vendus saisi et revendu comme biens nationaux.

    D’Hozier donne copie des dites-lettres accordées par le Roi Louis XVI à Jean Melchior Goullet de Rugy en avril 1785. La famille Goullet de Rugy a accédé à la Noblesse en 1765 par l’exercice d’une charge au parlement de Metz. D’Hozier mentionne en effet un membre de la famille Goullet de Rugy qui fut conseiller au parlement de Metz mais la charge de conseiller, au sein de ce parlement, ne donnait la noblesse qu’au terme de la deuxième génération d’exercice successif de la dite charge (anoblissement graduel). Noblesse récente donc mais qui devrait vous imposer des Valeurs, des principes moraux, des devoirs et, surtout, un minimum de dignité.

    Feu mon grand-père, qui était un propriétaire terrien, disait souvent:

    -Porter un nom (ou un titre) ne donne aucun droit mais un devoir : celui de s’en montrer digne.

    Aristocratie, Baron, vient du grec aristokratia (aristos, excellent, le meilleur, le plus brave et kratos, pouvoir). Ceci ne veut pas dire que nous soyons les meilleurs. Les fins-de-race de mon espèce on bien peu de talent et pour ma part, sans fausse modestie, je n’en ai aucun susceptible de me démarquer de la médiocrité ambiante. Mais l’aristocrate doit avoir du panache, une posture, un comportement, des prises de position qui n’enfreignent pas les règles les plus élémentaires du savoir vivre et de la morale Chrétienne. C’est en cela qu’il peut, qu’il doit, être un modèle ou un exemple.

    Bon, je vous concède bien volontiers des circonstances atténuantes : né en 1973 à Nantes, vous êtes le fils de Dominique de Rugy et de Maryvonne Fritz, tous deux enseignants, donc, je présume, de gauche ? Vous avez fait des études correctes de « fils de profs » au lycée Guist’hau de Nantes, puis l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) à Paris, dont vous sortez diplômé en 1994.

    Il y a plus abjectes que les punaise : les bourgeois de gauche ? non, les Aristos qui ont renié leurs origines etqui se sont embourgoisés.

  3. Hervé J. VOLTO juillet 18, 2019 à 12:33 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Mais on ne peut parler de Valeurs à des nouveaux Nobles embourgeoisés et provinciaux sans leur rappeler LES VALEURS FRANCAISE : COURTOISIE, GENEROSITE, SENS DES RESPPONSABILITES. Ces Valeurs ne peuvent être pleinement vécu que si nous, Français, nous enseignons à nos enfants LE SAVOIR VIVRE : RESPECT, GALANTERIE, PONCTUALITE. Aux ados LES BELLES VALEURS : DESISNTERESSEMENT, SPIRITUALITE, ENTRAIDE. Aux plus grands d’entre nous LES VALEURS DE LA NOBLESSE FRANCAISE, et c’est Pierre de Rafin, à l’époque Secrétaire Général de l’Association pour la Noblesse Française (ANF), qui a définit le mieux dans le N° 2984 de POINT DE VUE -semaine du 28 Septembre au 4 Octobre 2005- les Valeurs de la Noblesse Française :

    -FIDELITE, HONNEUR, PAROLE DONNEE, EDUCATION, SENS DU DEVOIR, RESPECT DE LA MEMOIRE, SERVICE RENDU A LA NATION.

    Dans le même N° de POINT DE VUE, l’ex-ministre Gilles de Robien a dit:

    -Cette transmission des LIENS plus que des biens, de l’HONNEUR plus que des honneurs et la ntion de SERVICE, existe encore largement dans notre société Française, bien au-delà de l’Aristocrtaie. Mais cette dernière peut contirbuer à renforcer ces VALEURS ESSENTIELLES!

    Tout se tient: la Patrie, le penser droit, la Foi !

    Ha m… ince ! j’oubliais qu’il est athé…

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