Ebola encore, Ebola toujours.

20 Juil

Certains pensent encore, sans doute, que l’Afrique….c’est loin. Peut-être vont-ils même jusqu’à penser que rien de ce qui s’y passe ne peut nous concerner. Quelle erreur ! Il suffit, pour s’en convaincre d’observer, chez nous, les conséquences du déplacement des hordes de migrants africains qui se déversent, depuis des années, sur le continent européen.

Mais il y a une autre raison de redouter ce qui se passe en Afrique : la survenue, là bas, de maladies redoutables et, pour certaines, mortelles et susceptibles d’être importées chez nous par les migrants dont nous parlions plus haut…C’est le cas, en particulier, de la fièvre hémorragique due au virus Ebola qui ne cesse de s’étendre d’années en années et, à présent, de jour en jour.

D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a fini par le comprendre et par suivre nos recommandations en élevant, mercredi 17 juillet dernier, l’épidémie d’Ebola au rang d’« urgence sanitaire mondiale« . Une décision prise trois jours après la mort d’un malade à Goma, la deuxième ville de la République démocratique du Congo (RDC) et alors que l’épidémie a déjà fait plusieurs milliers de morts cette année en RDC. Pays dont nous savons que beaucoup de ses ressortissants immigrent vers l’Europe et, surtout, la France.

Cette ville de deux millions d’habitants située sur les rives du lac Kivu est un carrefour majeur dans la région car elle se trouve à proximité des frontières avec le Rwanda et l’Ouganda. Sur le plan aérien, elle dispose de liaisons avec l’Ouganda, l’Ethiopie et Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

Capture d\'écran de la ville de Goma, en République démocratique du Congo.

Se pose désormais la question du nombre de contacts que le malade a pu avoir à partir du moment où il a développé les premiers symptômes. Mercredi soir, les autorités ougandaises disaient rechercher des personnes qui auraient pu le croiser. Car le virus Ebola se transmet à l’être humain par contact, soit avec des animaux infectés (en général en les dépeçant, en les cuisant ou en les mangeant), soit avec des fluides biologiques de personnes infectées.

Cette mesure n’a été décrétée que quatre fois par l’OMS : en 2009 pour la grippe H1N1, en 2014 pour la poliomyélite, en 2014 pour l’épidémie d’Ebola qui a fait 11 000 morts au Liberia, en Guinée et au Sierra Leone et en 2016 pour le virus Zika. Selon les critères du règlement sanitaire international de l’OMS, cette procédure signifie que la situation est « grave, soudaine, inhabituelle ou inattendue », avec des conséquences sanitaires « au-delà des frontières nationales de l’Etat touché », ce qui « peut exiger une action internationale immédiate ».

Dans un communiqué, l’OMS précise que cette déclaration d’urgence sanitaire mondiale ne préjuge pas de l’efficacité des équipes sanitaires sur place. Mais qu’il s’agit « plutôt d’une mesure pour reconnaître les risques potentiels au niveau local et régional et la nécessité d’une action intensifiée et coordonnée pour y faire face ». Déclarant, dans le cadre de la bien-pensance qui s’impose désormais à nous, que « il est crucial que les Etats n’utilisent pas le statut d’urgence mondiale comme excuse pour imposer des restrictions au commerce et aux déplacements qui auraient un impact négatif sur la réponse sanitaire et sur la vie de la population dans la région« .

Alors qu’il est impératif, ainsi que nous l’exigeons depuis toujours, d’interdire immédiatement tout déplacement de population en Afrique même mais, plus encore, d’Afrique vers l’Europe.

Pour appuyer ses recommandations, l’OMS s’impose d’être rassurante. Selon l’organisation onusienne, l’épidémie demeure à l’heure actuelle une menace régionale « plutôt (sic) que mondiale« . « Le risque de dissémination d’Ebola dans la région reste élevé, mais il reste faible (sic) en dehors« , explique le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant qu’il n’est pas nécessaire, pour le moment, de fermer les frontières, de contrôler les ports ou les aéroports en dehors de la région concernée ou d’arrêter de faire du commerce.  

Comprenez en réalité que ce risque mondial augmente de jour en jour mais que le politiquement correct dans l’air du temps interdit de s’en prémunir !

Néanmoins, l’OMS demande aux Etats et aux laboratoires de « redoubler d’efforts » pour « en finir avec cette épidémie et construire un meilleur système de santé ». Réunis à Genève, les experts ne cachent pas leur « déception au sujet des retards dans le financement » de l’aide. La priorité est d’accélérer la production du vaccin, dont les stocks s’amenuisent.

« Nous devons changer de méthode » dans la riposte anti-Ebola, a réagi de son côté Médecins sans frontière. « Dans un contexte où la recherche des contacts n’est pas totalement (sic)* efficace et où toutes les personnes affectées ne sont pas atteintes, une approche de plus grande envergure est indispensable pour la prévention de l’épidémie », ajoute l’association. Début mars, l’ONG avait annoncé le retrait de ses équipes de Beni et Butembo, les principaux foyers de l’épidémie, après des attaques armées contre des centres de traitement d’Ebola…

Ces gens sont fous !

Le 20 juillet 2019.

Pour le CER, Hippocrate, Conseiller à la Santé publique

* Comprenez que les traditions ont la vie dure en Afrique : les populations locales restent imperméables aux précautions sanitaires qui leur sont enseignées comme à l’entrée dans leurs vies des équipes soignantes internationales. Et, pire encore, la prolifération des milices terroristes ou mafieuses locales rend la situation sécuritaire des soignants quasi-impossible. En revanche, nos dirigeants politiques continuent de nous imposer, envers et contre tout bon sens, l’accueil de ces barbares dans le cadre de leur volonté de « Grand Remplacement« …

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