Les obscures et inquiétantes manoeuvres financières de Maroine(Alexandre) Benalla pendant la campagne électorale d’Emmanuel Macron.

31 Juil

Le 10 décembre 2016, à cinq mois de son élection, Emmanuel Macron réussit sa démonstration de force. Le candidat réunit, selon son équipe, 15 000 personnes porte de Versailles, à Paris. Ce succès est aussi celui de Maroine(Alexandre) Benalla, tout juste nommé directeur de la sûreté et de la sécurité d’En Marche !…

A l’époque, c’est un inconnu de 25 ans. Aujourd’hui, difficile de le rater sur les images du meeting. Il ouvre le chemin à Emmanuel Macron, bousculant parfois les militants et les photographes. Sur ces clichés, on peut aussi identifier de futurs piliers, quasiment tous Maghrébins, du SO, le service d’ordre. Comme Kamel « Gladiateur », Jamel « Judoka » ou « Tino », un professionnel basé sur la Côte d’Azur et venu spécialement à Paris (n’hésitez pas à relire cet édifiant article : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/07/21/la-meute-a-macron/). La petite société parisienne Tego Sécurité a aussi fourni une dizaine d’hommes de main.

Emmanuel Macron et ses barbouzes

La présence de ces professionnels n’a pourtant pas laissé d’autre trace. Tout a été soigneusement planqué : dans les documents remis à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), les dépenses pour la sécurité du meeting se limitent aux 16 500 euros versés à VIP Sécurité, un gros acteur du secteur. Selon ses factures, cette société a fourni une quarantaine d’agents chargés du contrôle des accès du public ou de la sécurité incendie, loin du candidat lui-même.

Mais des membres du SO, présents ce jour-là, ont assuré depuis qu’ils n’étaient pas bénévoles. « J’ai été payé plus tard au QG de campagne, de la main à la main par Benalla, 120 euros en liquide », raconte l’un d’eux, affirmant avoir aussi assisté à une distribution de billets « pour dix gars », après un meeting à Lyon, début février. Ce garde du corps expérimenté a ensuite enchaîné les meetings et les déplacements de décembre 2016 à mai 2017, mais il ne dispose d’aucune fiche de paie….

Il n’est pas le seul à raconter avoir vu circuler des billets au QG de campagne, pour rémunérer des missions ou rembourser des notes de frais. Si les sommes concernées sont difficiles à évaluer, de tels versements seraient par nature restés intraçables et auraient échappé au contrôle de la CNCCFP, chargée de valider l’ensemble des dépenses de campagne.

Maroine(Alexandre) Benallac ontrôlait pourtant étroitement son SO, y compris lorsqu’il y était question d’argent. Ses échanges avec ses hommes sur la messagerie WhatsApp, en témoignent. Comme ce jour où un prestataire, lassé d’attendre un versement, l’a réclamé directement aux « AG », la direction des affaires générales. Alexandre Benalla avertit ses troupes : « Il y a un des gars du SO qui a débarqué dans le bureau des AG en demandant à être payé, c’est inadmissible, il y a une façon de faire, tout passe par moi quand vous avez ce genre de demandes (…). Je ne tolérerai en aucun cas ce genre de pratique. »

Alexandre Benalla n’a signé son CDD de patron du SO que le 5 décembre 2016, cinq jours avant le grand meeting de la porte de Versailles. « Auparavant, il a pu participer en tant que bénévole à certains événements », explique la direction de la communication de La République en marche (LRM). Il est d’ailleurs déjà présent au cours de l’été et, à l’automne, il supervise les meetings précédant la déclaration de candidature. Sa relation avec Emmanuel Macron et LRM est donc une longue, très longue histoire !

Les moyens sont limités. Son équipe permanente se limite à un chauffeur, Gérard G., et à un garde du corps, Christian Guédon, un ancien du GIGN, rémunéré d’abord sous le statut d’autoentrepreneur.

« Je connaissais Alexandre depuis longtemps », explique Basile Fortunato, dit « Tino », mobilisé porte de Versailles en décembre 2016 ou à Lille en janvier 2017. Sa petite société, ISB, n’apparaît pourtant dans les comptes de campagne qu’en avril : trois missions facturées au total 9 200 euros, dont la mise à disposition d’une vingtaine d’hommes pour de gros meetings à Marseille, puis à Bercy. « Avant, c’était bénévole, on rendait service à un ami », assure-t-il. En échange de quoi ? Mystère.

En novembre 2016, Maroine (Alexandre) Benalla rencontre deux autres futurs piliers du service d’ordre, Philippe S., un ancien militaire, et Darko Bulatovic, patron de Tego Sécurité. Dix jours plus tard, selon des témoins directs, cette petite société mobilise une équipe au meeting de la porte de Versailles. Dans les comptes de campagne, la première facture de Tego n’apparaît qu’en février, pour une réunion de campagne au Théâtre Bobino. Elle n’a facturé que sept missions pendant la campagne, pour un montant total d’environ 60 000 euros.

En juin 2017, dans un portrait que lui consacrait le journal serbe Vesti, Darko Bulatovic se targuait cependant d’avoir été très présent lors de la campagne, et ce dès le départ : « Nous avons envoyé six gars au premier meeting, puis on nous a sollicités pour le deuxième et le troisième (…). Tego est la seule société en France à avoir fait toute la campagne présidentielle. »

Tous les anciens du SO évoquent spontanément d’autres bizarreries, dans la gestion de leurs notes de frais. Marion (Alexandre) Benalla devait les leur rembourser en liquide à partir d’un compte bancaire personnel. « Il récupérait les notes de frais de tout le monde, il envoyait une note globale à la comptabilité, et c’est lui qui nous payait en espèces « , résume un de ses anciens proches. 

En pleine campagne, la question suscite des tensions au SO. Sur WhatsApp, un de ses piliers annonce par exemple avoir payé 706 euros de sa poche en douze jours. Marion (Alexandre) Benalla met en cause la lenteur des comptables, mais avertit : « Pour ceux à qui ça ne convient pas, ils seront réglés de l’ensemble des missions qu’ils ont effectuées et ne sont pas obligés de venir sur les prochains événements. »

Des tensions, il y en a aussi eu entre le patron du service d’ordre et celui des affaires générales. Pour rembourser ses hommes, Maroine (Alexandre) Benalla recevait régulièrement une avance de plusieurs milliers d’euros sur un compte personnel. Il devait ensuite régulariser les remboursements effectués en produisant les justificatifs de ses hommes.

En avril 2017, il demande ainsi une avance de 5 000 euros, selon des échanges révélés par les « MacronLeaks », ces e-mails internes piratés et mis en ligne avant le second tour de l’élection présidentielle. « Mon banquier a commencé à avoir des suées », explique-t-il à Cédric O, directeur des affaires générales. Le futur secrétaire d’Etat au numérique s’étonne : « Compte tenu des montants, tu seras celui qui sera le plus regardé par la commission de contrôle, donc les comptes doivent être impeccables. Or, à ce stade, le fait que tu viennes me demander une nouvelle avance alors qu’il reste autant d’argent à régulariser n’est pas de nature à me rassurer, loin de là. » Ça ne les a pas empêchés de rester de très bons copains à l’Elysée !

Aujourd’hui, « il n’existe plus de frais en souffrance », nous assure LRM. Les témoins expliquent plutôt avoir renoncé à réclamer leur remboursement. Comme ce bénévole actif au SO pendant toute la campagne, et estimant y avoir laissé 700 euros : « On nous a expliqué que nos justificatifs étaient dans des cartons au QG de campagne, et que ces cartons ont été perdus lors du déménagement vers le siège du parti. C’est étrange que ce soit justement les cartons du SO qui aient disparu. »

Etrange, effectivement. Et le mot n’est pas trop fort…Tous pourris, vous dis-je.

Le 31 juillet 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

3 Réponses to “Les obscures et inquiétantes manoeuvres financières de Maroine(Alexandre) Benalla pendant la campagne électorale d’Emmanuel Macron.”

  1. Hervé J. VOLTO août 1, 2019 à 9:10 #

    Une seule parole : dégeulasse !

  2. Hervé J. VOLTO août 1, 2019 à 9:27 #

    Excusez-moi d’insister, et après celle-là, jer laisserai la parole à quelqu’un d’autre…

    Selon la Direction du renseignement Militaire (DRM), qui pooède un file sur Alexandre Rachid Benala, natif du quartier de la Madeleine, une ZUP de Evreux (Eure), l’homme par qui le sacndale est arrivé a été, à 20 ans, gendarme, puis garde du corps de Martine Aubry, puis de chauffeur d’Arnaud Montebourg -qui le vire au bout d’une semaine après un accident d’auto et une tentative de délit de fuite- et enfin travaille pour le boxeur Jean -Marc Mornek et le groupe AcelorMittal. En 2016, il créé la FEDERATION FRANCAISE DE LA SECURITE PRIVEE, avec un certain Vincent Crasse. Puis il est nommé responsable de la sécurité du candidat Macron : il créé le SO.

    Daniel Vaillant, ex-ministre de l’Intérieur de Yonnel Jospin, tente de prévenir Emmanuel Macron qu’Alexandre R. Benala est un type “à risque”. Mais depuis sa victoire, le Président Macron a nommé Alexandre Benala CHARGE DE MISSION auprès de son chef de cabinet. Philippe Mizerski, policier de l’état-major de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC), semble chargé d’encadrer Benalla…

    Alors que les révélations s’enchaînent sur l’affaire Benala, les avantages dont ils jouit, la crise paralyse la macronie. Les membres du GSPR ne décolèrent pas et promettent des « rebondissements » sur les videurs de discothèque employés comme garde du corps. Je travaille moi-même dans une agence de sécurité privée et nous avons tous des surnoms : le mien est SUPERMAN, mon travail est de former des videurs de boite au métier de de garde du corps ou/et d’investigation, de faire du controle d’accès et de l’accueil clientelle. Mais revenon à nos moutons : dans les Services, « on » serait en train de remonter silencieusement une filière terroriste qui met en raltion Benala, certains membre de son équipe du SO et de Tego, et Jawad Bendahoud (le logeur de Saint-Denis), connu pour fournir de la logistique (argent, moyen de transport, logement) à des Djhadistes et qui bossent comme helpers…

    Une consigne venue de très haut serait de « fermer sa gugeule » concernant tout ce qui concerne « Maroine », qui aurait été recasé comme chef de la sécurité du Parc d’Attraction de Paris !

    Plus inquiétant, l’omerta se serait renforcée depuis qu’Emmanuel Macron a été Président de la République : une cellule privée de sécurité et d’intelligence, rattachée au Cabinet du Présdient de la République, aurait été mis en place. question : combient celà coute-t-il au contribubale ? Les Services aurait suivi « Maroine » jusqu’en Afrique, où on ne sait plus si on ne mélange pas privé et public dans tout çà. Sans parler de la gestion des notes de frais…

    Tous pourris ? Nojn, il nous reste l’Armée et le Renseignement qui est en est issu…

  3. Hervé J. VOLTO août 1, 2019 à 10:26 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Je n’ai pas pu résister… dans les salons écossais et irlandais, on raconte que la CIA possèderait un file dont on ne peut révéler ni noms ni date mais qui expliquerait que Lady Di aurait étè recrutée, via la Special Branch, le GSPR britanique, par les Services de Sa Glorieuse Majesté pour… surveiller Dodi Al fayed, dont les activités cinématographiques cachaient des activités de négoce d’armes.

    Celà aurait mis en furie des emembres du secrétariat privé du mari de la Reine Elisabeth : si celà auarait étè su du grand public, la Princesse des Coeurs aurait encore gagné en prestige et le futur Roi aurait vu son immage encore plus ternie !

    A la princesse de galles, celà lui permettait de SERVIR sa Patrie et de mettre à l’abris le véritable amour de sa vie : Diana connaissait trops bien le gout de Dodi pour l’alcool, la drogue les pèrotitués de luxe pour se mettre avec lui. Ses amis des Services l’auraient averti qu’on lui préparait un attentat visant à la faire mourir pour permettre au futur Roi de grande Beratgne et d’Irlande de se remarier. Ce qui s’est produit effectiivement depuis. Un des agents a été « accidenté ». Un autre transféré aux Malouines. Les autres ont encore aujourd’hui peur pour leur famille. Jusuq’au major d’homme Paul Burel persécuté durant plusieurs annèes…

    Kevin Kostner eu vent de quelque chose, il voulait en tirer un film, BODY GUARD II : après de sérieuses menaces contre lui et sa famille, l’acteur -terrorrisé au plus haut point encore de nos jours- aurait complètement abandonné le projet.

    C’est pareil pour Benala : nos observateurs au Château nous disent qu’il se comporte comme s’il avait la conscience tranquile. Ou qu’il était intouchable ! Quels services éminants, officiels ou officieux-a-t-il rendu au Président de la République ? Sait-il des choses compromettantes sur la vie privé du couple romanesque qui prétend servir la République ?

    Le jour où le Président Macron tombera enfin, nous saurons enfin quelque chose. Rendez-vous en 2022…

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