Les députés LRM ne manquent pas d’air !

7 Août

Il faut croire que la place est bonne car, manifestement, ces gens-là n’ont rien compris à la situation de la France pas plus qu’aux besoins des Français. À moins qu’ils soient tous, à l’instar de leur chef de file, DES IMPOSTEURS.

 

D’ailleurs, interrogé le 25 avril sur la prochaine élection présidentielle, lors de la conférence de presse de clôture du grand débat, Emmanuel Macron avait fait une réponse tout en « en même temps ». « Je pense qu’il faut avoir des points de fuite, quand on préside tout particulièrement, et donc j’assume d’avoir un agenda qui dépasse l’horizon de ce mandat », avait d’abord déclaré le président de la République. Avant d’affirmer : « Je me fiche de la prochaine élection. » S’il n’y pense pas tous les matins en se rasant, sa majorité, elle, se projette déjà dans la future bataille électorale.

Dans sa lettre de candidature à la présidence du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale, en juillet, le député de Gironde Florent Boudié promettait d’« accompagner l’acte II du quinquennat et [de] réussir, le moment venu, la préparation des élections présidentielle et législatives ».

Sa collègue Perrine Goulet (Nièvre), candidate au même poste en tandem avec François Jolivet (Indre), envisageait, elle, de « faire monter des députés qui pourront rester » après ce quinquennat. Aucun des deux ne l’a finalement emporté mais Gilles Le Gendre (Paris), conforté à la tête du groupe, va piloter un collectif qui regarde manifestement vers l’avenir. Il faut dire que si les Français retrouvent enfin la mémoire, cessent d’être « des veaux« * et suivent enfin nos recommandations…les députés LRM d’aujourd’hui ont bien du souci à se faire !

« Il faut préparer l’après-demain », résume le président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Roland Lescure, qui a mis sur pied un programme de travail qui pave la fin du quinquennat et au-delà. Et voilà venir la preuve de l’imposture macronnienne : parmi les chantiers à venir, le cannabis. « Pour moi c’est un sujet de campagne électorale, estime le député des Français de l’étranger. C’est un sujet de société auquel on n’échappera pas, tous les pays se posent la question. »**

Le début de l’été a vu la multiplication d’initiatives de députés à ce sujet. Une poignée a soutenu une tribune parue dans L’Obs en faveur de sa légalisation. D’autres avancent à pas plus mesurés. Une mission d’information, sollicitée par le député de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, va être lancée à la rentrée sur les différents usages du cannabis (M. Moreau ayant le projet de lancer des entreprises de culture du cannabis à usage médical dans son département). va

Dossier le plus avancé, l’autorisation du cannabis thérapeutique – notamment encouragé par le député de l’Isère Olivier Véran – va être expérimentée à partir de début 2020 pour deux ans…juste à temps pour 2022 !

Parmi les autres questions de société, de nombreux parlementaires se sont déjà prononcés pour une évolution de la législation sur la fin de vie. ENTENDEZ QU’IL S’AGIT, EN FAIT, DE L’EUTHANASIE. Exclu des discussions du projet de loi bioéthique, le thème est porté par certains comme le député du Rhône Jean-Louis Touraine. « Si on ne le traite pas d’ici là, ça reviendra pendant la campagne », se projette un élu de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Et, ça, ça leur fiche la trouille.

Les députés cogitent également sur les questions fiscales. « J’ai dans la tête des idées de réformes à proposer », indique le député du Val-de-Marne, Laurent Saint-Martin, qui évoque le vieux serpent de mer du « rapprochement de l’impôt sur le revenu et de la CSG [contribution sociale généralisée] ». « C’est un sujet qui revient régulièrement mais rarement avec sérieux. Une fois la mise en œuvre du prélèvement à la source terminée, on aura les moyens de le faire », estime-t-il.

Dans la musette de Stéphane Travert, ancien ministre de l’agriculture et député de la Manche, figure la réforme des droits de succession. Ben, voyons. Quand il était patron de LRM, Christophe Castaner avait tenté de mettre le sujet sur la table mais Emmanuel Macron avait fermé la porte. « C’est très touchy [délicat] de l’aborder dans le cours d’un mandat, observe M. Travert. Ça fait partie des sujets sur lesquels il faut réfléchir à une position. Ça nécessite un dialogue direct. C’est un sujet de campagne présidentielle. » Ils n’ont décidément aucune pudeur.

Ces projections sont pour le moment au stade embryonnaire. « Il n’y a pas de réflexion collective organisée », affirme Olivier Véran. « Ce sont des échanges informels », confirme une députée francilienne. « On est quelques-uns à réfléchir au récit qu’on pourra porter, notamment sur le modèle de société », ajoute-t-elle en oubliant…qu’en politique, IL N’Y A JAMAIS DE FUMÉE SANS FEU.

« C’est important de s’y pencher dès maintenant », assume la députée de l’Essonne Marie Guévenoux, qui commencera à s’y projeter cet automne. « Si on veut arriver avec des propositions intéressantes, c’est un travail au long court, pas en s’y prenant trois mois à l’avance, ajoute l’élue. Tant de programmes présidentiels sont du copier-coller de publications d’instituts ou de rapports… »

« Ne pas être dans le mouvement permanent a causé la perte des partis politique, abonde Stéphane Travert. C’est normal qu’on ait à se poser la question de l’après-2022. Et si on peut faire partie de cet avenir, on en sera très contents….»

Pour les macronistes, l’enjeu est aussi stratégique : il s’agit de recréer de l’émulation autour d’Emmanuel Macron dont la campagne novatrice avait suscité l’enthousiasme en 2017. Bien déçu par la suite.

« Aujourd’hui, pour les jeunes, En marche ! est déjà un peu ringard, ils regardent les jeunes élus démocrates américains de plus près que les députés LRM, constate Aurélien Taché (Val-d’Oise). Pour aller chercher les gens qui ont voté Raphaël Glucksmann ou Yannick Jadot aux européennes, il faut de nouvelles idées. Quelque chose de révolutionnaire, l’équivalent du chômage des indépendants de la campagne de 2017 ! » Attendez-vous donc à ce que bien des lapins fripons sortent de leurs chapeaux !

« On commence à réfléchir à des sujets innovants sur le renouveau démocratique, le référendum (ndcer: l’exemple type du marronnier, présent à chaque élection mais dont ils ne veulent à aucun prix)***, la démocratie locale », énumère Olivier Véran. Avec ce risque : celui d’avoir déjà grillé sa capacité à réformer sur ces sujets-là à l’issue d’un premier quinquennat.

« Je ne vois pas comment En marche ! pourrait refaire campagne sur la transparence ou la moralisation », lâche, sceptique mais lucide, une « marcheuse » après les affaires Benalla ou de Rugy. « Même sur l’écologie, on n’est plus crédibles sur ces sujets », ajoute cette élue.

« Le sujet majeur pour 2022 et pour toutes les années à venir, c’est quel modèle économique et durable compatible avec la protection de l’environnement », prévient Stella Dupont. La députée du Maine-et-Loire esquisse, par exemple, la possibilité de créer un « service public de la rénovation énergétique » pour accompagner les citoyens et les entreprises dans ces démarches encore compliquées. « Mais avant cela, l’enjeu de l’acte II du quinquennat c’est, après avoir conduit une politique libérale, de mener une politique sociale à la hauteur », rappelle cette élue ancrée dans l’aile gauche de la majorité. « C’est la condition de l’avenir », prévient-elle.

Vous aurez remarqué, en tout cas, qu’aucune des élucubrations de ces excellences ne concerne le sujet le plus important, le plus grave, le plus déterminant et, finalement, le plus tragique de l’histoire de notre pays à savoir 

sa disparition programmée sous les coups du « Grand Remplacement« …

Alors, pourquoi « la condition de l’avenir » ne serait-elle  pas, tout simplement, que ces prébendiers retournent à leurs chères études et cessent de vouloir à tout prix faire notre bonheur malgré nous…

Le 7 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

Dans son livre « De Gaulle, mon père « , Philippe de Gaulle indique que le général à prononcé ces mots en 1940 à Londres, après la signature de l’armistice entre la France de Pétain et l’Allemagne. Le général aurait dit : « Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent.« 

** Lire « Cannabis: les preuves de sa nocivité s’accumulent » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/22/cannabis-les-preuves-de-sa-nocivite-saccumulent/) et bien d’autres articles avec le mot-clé « cannabis » dans notre moteur de recherche.

*** Lire « Quand la gauche fait semblant de découvrir le référendum d’initiative citoyenne » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/02/19/quand-la-gauche-fait-semblant-de-decouvrir-le-referendum-dinitiative-citoyenne/) et aussi « Voici la raison pour laquelle les Gilets jaunes n’obtiendront pas de référendum d’initiative populaire » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/03/04/voici-la-raison-pour-laquelle-les-gilets-jaunes-nobtiendront-pas-de-referendum-dinitiative-populaire/).

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