Ils nous avaient pourtant dit que c’était la fin de l’organisation djihadiste Etat islamique…

8 Août

Après la chute des derniers repaires du prétendu « califat » de l’Etat islamique (EI) en Syrie, beaucoup ont cru que nous en avions fini avec le djihadisme, en tout cas dans son expression territoriale proche-orientale. Mais c’était tout ignorer de ce qu’est réellement l’islam et de ce qu’il recèle de haine, de violence et de pulsions conquérantes.

Tel l’Hydre de Lerne, voici que l’EI est en train de « ressurgir » en Syrie alors même que les Etats-Unis retirent leurs troupes du pays, a alerté, mardi 6 août, un inspecteur général du Pentagone dans un rapport.

« Même s’il a perdu son « califat » territorial l’Etat islamique en Irak et en Syrie a renforcé ses capacités insurrectionnelles en Irak et a repris ses activités en Syrie ce trimestre », affirme le document.

L’EI a pu « regrouper et soutenir des opérations » dans les deux pays en partie parce que les forces locales « restent incapables de maintenir des opérations à long terme, de conduire des opérations simultanément, ou de garder le territoire qu’elles ont dégagé », ajoute-t-il.

La résurgence du groupe en Syrie s’est produite lorsque Washington « s’est partiellement retiré » du pays, une décision prise contre l’avis des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis, qui réclamaient « plus de formations et d’équipements pour les opérations anti-insurrectionnelles ».

Le président Donald Trump a annoncé fin 2018 le retrait de la plus grande partie des quelque 2 000 soldats américains du nord-est de la Syrie, en proclamant une victoire totale contre l’organisation djihadiste, une décision qui avait poussé son ministre de la défense, Jim Mattis, à démissionner.

Quelques troupes américaines sont restées dans le nord-est de la Syrie, la seule région qui n’est pas contrôlée par le régime du président Bachar Al-Assad, et Washington demande un soutien militaire accru de la part des autres membres de la coalition internationale contre l’EI.

Cette dernière affirme que l’organisation djihadiste compte encore probablement entre 14 000 et 18 000 « membres » en Irak et en Syrie, dont jusqu’à 3 000 étrangers, selon ce rapport. Celui-ci ne précise hélas pas combien de ressortissants français figurent encore parmi ces combattants étrangers. Mais une chose est sûre : IL Y EN A ENCORE.

Le gouvernement français refusant obstinément de les déchoir de leur nationalité, soyez assurés que les survivants ne manqueront pas l’occasion que cette folie leur offre de chercher et même d’obtenir le droit de retour au bercail !*

Le 8 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Le CER s’est pourtant, et de tout temps, opposé à ce retour des djihadistes, avec des arguments irréfutables que voici : 

1/ d’abord, la France n’est, en réalité, pas liée par le moindre engagement international concernant la déchéance de nationalité ! Car, si la France a bien signé un certain nombre de conventions de l’ONU, notamment celles de 1954 et de 1961 sur les apatrides, elle ne les a pas toutes ratifiées. Il n’y a donc aucune norme contraignante, à part le code civil,

2/ la déchéance de nationalité doit être appliquée automatiquement à tout Français (né ou naturalisé) aussitôt qu’il quitte le sol national pour rejoindre quelque camp terroriste que ce soit. Ceci pour deux raisons. La première est que, dans le cas où le terroriste en question échapperait hélas à la mort dans son combat et chercherait à revenir sur le sol national, il y serait définitivement étranger et interdit de séjour (ce qui change bien des choses quant à son accueil et au sort qu’il conviendrait de lui réserver…). La seconde est plus fondamentale encore et ne saurait être niée par ceux-là mêmes qui s’y réfèrent si souvent : l’engagement de tout Français dans un mouvement terroriste est, par nature, contraire à toutes les valeurs spirituelles et humanistes qui fondent notre civilisation et scellent notre culture commune. Cet engagement est donc incompatible avec l’appartenance à notre communauté nationale et la déchéance de nationalité en est le prix.

À bon entendeur, salut.

Une Réponse to “Ils nous avaient pourtant dit que c’était la fin de l’organisation djihadiste Etat islamique…”

  1. Hervé J. VOLTO août 8, 2019 à 11:56 #

    Selon les médias italiens, l’Etat Islamique aurait décidé de rependre ses attaques terroristes et ce qui se passe aux USA pourrait bien venir en Europe, surtout en France.
    http://www.ilgiornale.it/news/mondo/lisis-attaccher-i-cristiani-durante-ramadan-lallarme-dellisw-1689546.html

    La guerrilla sera larme ultime des djihadistes
    https://it.insideover.com/terrorismo/nuova-arma-isis-guerriglia.html

    Les Services italiens serait déjà en contact avec les Services Français, les premiers donnant des tuyeaux aux seconds.

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