Dur dur d’être étranger en Israël

13 Août

Les naïfs pourraient croire que l’histoire des juifs d’Israël, la diaspora des Hébreux et les persécutions dont ils furent si souvent les victimes au cours de leurs nombreuses pérégrinations les rendraient accueillants. Au moins pour les travailleurs étrangers. IL N’EN EST RIEN.

On pourrait, à la rigueur, le comprendre vis-à-vis de migrants arabo-musulmans ou afro-musulmans. Mais les Philippins ?…

« N’expulsez pas les enfants ! » L’association de mères philippines en Israël, United Children of Israel, avait ainsi baptisé la manifestation qui a mobilisé un millier de personnes, mardi 6 août à Tel-Aviv. Les participants y dénonçaient le projet du gouvernement israélien d’expulser cet été une cinquantaine d’enfants de travailleurs immigrés, nés en Israël et sans statut légal.

Plus tôt mardi, une travailleuse philippine, Rosemarie Perez, et son fils, Rohan, âgé de 13 ans, ont été arrêtés à Tel-Aviv par des agents de l’Autorité de l’immigration dans le cadre de la procédure de renvoi. Ils ont été placés dans un centre de détention. Plusieurs cas similaires ont été relevés en juillet : incarcérés puis relâchés, mères et enfants disposent d’un délai de quarante-cinq jours pour quitter le pays.

Mardi soir, les manifestants, en majorité des Philippins mais aussi des Indiens, des Sri-Lankais, des Népalais ainsi que des Israéliens, ont appelé à libérer les travailleurs mis en détention avec leurs enfants, et demandé à Israël de mettre fin aux expulsions.

Les travailleurs étrangers sont arrivés en Israël à partir des années 1990 pour combler les besoins en main-d’œuvre dans le bâtiment, le secteur agricole et l’aide à domicile pour les personnes âgées ou handicapées (Ça ne vous rappelle rien ni aucun autre pays ?). Le ministère de l’intérieur dénombre actuellement 100 374 travailleurs immigrés légaux, dont 56 311 travaillent dans les soins à domicile. Dans ce domaine, la moitié d’entre eux sont des Philippins, majoritairement des femmes. En outre, environ 100 000 travailleurs, entrés légalement dans le pays, n’en sont pas repartis à l’expiration de leur visa.

Selon la « loi sur les travailleurs étrangers », votée en 1991, ces derniers disposent d’un visa renouvelable chaque année pendant cinq ans. Dans le secteur des soins à domicile, il peut être prolongé si l’employeur-patient est toujours en vie à l’issue de cette période. S’il meurt avant, le travailleur peut être transféré auprès d’un autre employeur certifié.

L’Etat hébreu a besoin de cette main-d’œuvre bon marché (Ça ne vous rappelle encore rien ni aucun autre pays ?), mais veut prévenir tout ancrage à long terme. Avant d’obtenir leur visa de travail, les postulants doivent déclarer qu’ils n’ont pas de parenté au premier degré en Israël et qu’ils n’ont pas l’intention d’y fonder une famille (sage précaution dont nos dirigeants feraient bien de s’inspirer…). Et plus fort encore : si une travailleuse immigrée tombe enceinte, elle peut rester en Israël jusqu’à la naissance de l’enfant, mais doit ensuite décider de partir avec lui ou bien de l’envoyer dans son pays d’origine pour pouvoir renouveler son propre visa israélien. Mais souvent, les femmes restent illégalement en Israël avec leur(s) enfant(s), ce qui fait DEUX IMMIGRÉS POUR LE PRIX D’UN ; ils y grandissent sans aucun statut légal. Elles croient qu’ils s’assureront néanmoins un meilleur avenir que dans leur pays d’origine.

« Beaucoup de parents ne se déclarent pas auprès des autorités israéliennes et envoient leur enfant à l’école ici. Ils n’ont rien à perdre car, s’ils se déclarent, ils ont toutes les chances d’être expulsés, explique Jean-Marc Liling, avocat spécialisé dans le droit des migrants et des réfugiés. Les parents utilisent aussi le prétexte des enfants car c’est leur meilleure garantie pour rester ici à long terme. » (Encore un constat qui doit bien vous rappeler quelque chose…)

Les autorités israéliennes ont commencé à procéder aux expulsions d’enfants en 2003. Des organisations de la société civile, comme la Hotline à Tel-Aviv, se sont alors mobilisées. En 2007, le ministère de l’intérieur a mis en place une procédure accordant un permis de résidence permanente aux enfants de travailleurs étrangers nés en Israël : 500 d’entre eux l’ont reçu et leurs parents ont obtenu un permis de résidence temporaire leur permettant de travailler. En 2009, l’Etat hébreu a réitéré ses menaces d’expulsion. Après une longue mobilisation, le processus a été enrayé et 2 500 individus (parents et enfants) ont été régularisés.

Il y a plusieurs mois, le gouvernement a annoncé la reprise des incitations au départ volontaire et des expulsions. Il a accordé aux familles un délai jusqu’au 15 juillet, la fin de l’année scolaire. Les premières interpellations ont alors commencé. La Hotline estime qu’en 2018 quelques centaines d’enfants sont partis pour leur pays d’origine avec leur(s) parent(s) ; en 2019, ils seraient pour le moment entre 100 et 200.

Pour justifier leur droit à rester en Israël, certains jeunes manifestants philippins revendiquaient, mardi soir, leur appartenance locale : « Je suis israélienne, je suis allée à l’école ici, je parle hébreu, je mange israélien. Et surtout, je n’ai nulle part ailleurs où aller », a clamé l’une d’elles sur la scène. Quelques mètres plus loin, contenus par un cordon de policiers, une centaine de contre-manifestants criaient aux « étrangers » de « rentre[r] chez [eux] ».

C’est « la question de l’identité de l’Etat d’Israël » qui est en jeu ici, entre « qui est Israélien et qui peut se sentir Israélien, explique l’avocat Jean-Marc Liling. Personne n’a réfléchi au fait qu’Israël puisse être attractif pour des non-juifs, qu’ils puissent se sentir comme faisant partie de ce pays. » Mais Me Jean-Marc Liling rêve (à moins qu’il soit de mauvaise foi, ce qui n’est pas impossible) car aucun de ces migrants ne « se sent Israélien« . Ils ne voient dans ce pays (comme d’autres ailleurs) que la possibilité d’y avoir un emploi et donc d’y gagner sa vie en sécurité, en y profitant de tous les avantages sociaux qui y sont possibles et n’existent pas, la plupart du temps, chez eux.

Ce débat ne vous rappelle rien ni aucun autre pays ?

Le 13 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

5 Réponses to “Dur dur d’être étranger en Israël”

  1. Hervé J. VOLTO août 13, 2019 à 10:44 #

    Pour obtenir l’équivalant de la « loi sur les travailleurs étrangers », en France, il faudrait en amont :

    1.Réformer le code de nationalité.
    2. Protéger l’identité nationale.
    3. Arréter toute nouvelle immigartion.
    4. Préférence nationale: arréter les pompes aspirantes!
    5. Organiser le retrour des immigrés dans leur pays d’origine.

    1. Réformer le code de nationalité.

    La France n’est pas qu’un territoire de forme exagonale. C’est avant tout LA NATION DES FRANCS QUI A DIEU POUR FONDATEUR. La France est sortie toute entière Chrétienne du Baptistère de Reims et quelques soient nos opinion aujourd’hui, la France possède un histoire, elle cosntitue un héritage commun : ses racines sont Chrétiennes. Réaffirmer le droit à la filiation dans l’esprit du Testament de Saint-Rémy:  » NAIT FRANCAIS TOUT CITOYEN NE DE PERE ET DE MERE CATHOLIQUES  » ;

    2. Protéger l’identité nationale de la France.

    Empécher toute naturalisation de citoyen non-Chrétiens, établir pour des immigrés Chrétiens la naturalisation comme procédure unique, instaurer une période probatoire, appliquer la loi sur la déchéance, rendre impossible la double nationalité, mettre fin aux mariages de convenance, rester maître de nos frontières, règlementer la propriété étrangère, s’opposer à l’influence politique de l’islam, démanteler les ghettos ethniques, contrôler les associations des étrangers.

    3. Arrèter toute nouvelle immigration non-Chrétienne.

    Rendre impossible l’immigration légale de tout citoyens non-Chrétien, mettre fin au regroupement familial en France des immigrés non-Chrétiens, juguler le faux tourisme, réformer le droit d’asile, préférence Chrétienne dans l’immigration.

    4. la préférence nationale: arréter les pompes aspirantes.

    Accorder la priorité d’emploi aux Français, assurer aux Français la priorité d’accès aux logements sociaux, réserver les soins gratuits aux SEULS Francais et les allocations familiales aux SEULES familles Françaises, donner aux SEULS Français l’accès aux aides sociales.

    5.Organiser le retour des immigrés dans leurs pays.

    Proposer une concertation internationale sur les mouvements de population, coupler le retour des immigrés avec l’aide à leur pays d’origine, supprimer les cartes de séjour de 10 ans tacitement reconductibles, prévoir le retour des chomeurs en fin de droit, procéder à l’expulsion effective des clandestins et des délinquants étrangers, organiser le retour chez eux des étudiants étrangers à l’issu de leurs études.

    AINSI…

    Avant d’obtenir leur visa de travail, les postulants devront déclarer qu’ils n’ont pas de parenté au premier degré en France et qu’ils n’ont pas l’intention d’y fonder une famille. Et si une travailleuse immigrée tombe enceinte, elle peut rester en France jusqu’à la naissance de l’enfant, mais doit ensuite décider de partir avec lui ou bien de l’envoyer dans son pays d’origine pour pouvoir renouveler son propre visa israélien. Mais si les femmes resteront illégalement en France avec leur(s) enfant(s), ils y grandiront sans aucun statut légal. On pourra étudier de donner à celle d’entre lles possédant un contrat de travail en bonne et du forme un statut de résident étranger permanant MAIS RESTERONT ETRANGERS.

    Egalement la mise en place d’une procédure accordant un permis de résidence permanente aux enfants de travailleurs étrangers nés en France : MAIS ILS RESTEROMNT ETRANGERS

    En aparellèle, encourager le livre et la presse écrite, stimuler le cinéma Français et europèen, sauver le théatre Français, assurer la promotion de la musique Française, encourager la diffusion de la culture Française dans les médias, préserver les patrimoines culturels Français et les défiscaliser, valoriser la culture Chevaleresque, défendre la culture Chrétienne, soutenir les initiatives Chrétiennes Catholiques (CIVITAS, AGRIFF), aider les missions, favoriser l’évangélisation des banlieues, protéger les musulmans convertis.

  2. Hervé J. VOLTO août 13, 2019 à 10:49 #

    Organiser le retour des immigrés non-Chrétiens dans leurs pays.

    Créer un organisme de contrôle des frontière et de contrôle de populations étrangères (à l’image du service des douannes, à renforcer, regrouper certaines compétances aujourd’hui Police de l’Air et les Frontières, les Renseignements Teritoriaux (ex-Renseignements Généraux), la DGSI et les Douannes volantes, avec mission de rendre les fontières étanches à l’immigration clandestine et de controler les étrangers présents sur le territoire national) une concertation internationale sur les mouvements de population, coupler le retour des immigrés avec l’aide à leur pays d’origine, supprimer les cartes de séjour de 10 ans tacitement reconductibles, prévoir le retour des chomeurs en fin de droit, procéder à l’expulsion effective des clandestins et des délinquants étrangers ause cond délit, voire au premier en cas d’acte terroriste, organiser le retour chez eux des étudiants étrangers à l’issu de leurs études.

    Et sicelà ne suffit pas :

    Vider intégralement les banlieues de nos villes, hauts lieux de ces trafics, de tous les trafiquants et selon la méthode que nous avons déjà souvent indiquée et, pour nous, « agir dans les quartiers » cela signifie qu’ il faut les nettoyer comme nos soldats savent nettoyer une kasbah :

    1/ bloquer toutes les voies d’accès et de sortie par des barrage, comme en temps de guerre,

    2/ y pénétrer par la force s’ilil n’y a pas d’autre moyen,

    3/ les vider de tous leurs trafics, rue par rue, immeuble par immeuble, cave par cave,

    4/ mettre à terre -en clair, démolir- toutes les « barres » et autres « tours » non seulement insupportablement laides mais qui en sont aussi les sanctuaires impénétrables,

    5/ mettre aux fers tous les délinquants qu’on ne manquera pas d’y trouver : le bagne et des camps de travail feront parfaitement l’affaire,

    6/ renvoyer chez eux manu militari tous les illégaux et organiser (vraiment) la remigration du reste .

    Ja’i signé ce commentaire sans me cacher derrière un pseudo : j’en prend toute la responsabilité…

  3. Hervé J. VOLTO août 13, 2019 à 10:57 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE!

    Tout celà supposerait un Etat Catholique ou la religon Chrétienne soit religion d’Etat.

    Nos propositions pour une France Chrétienne :

    – référence aux préceptes chrétiens inscrite dans la constitution

    – respect de la vie de la conception à la mort

    – affirmation de la famille fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme

    – responsabilité des parents pour l’éducation de leurs enfants

    – continuité de l’action politique des penseurs Catholiques sociaux, le point de vue Royaliste sur la réforme des institutions : la Monarchie a celà de bien qu’elle apporte la CONTINUITE dans la conduite des affaires, le RASSEMBLEMENT du peuple et l’ARBITRAGE au dessus des factions, la doctrine sociale de l’Eglise et notre réponse à la crise.

    – oui à l’immigration (dans bien des métiers, les français refusent de travailler), mais une immigration européenne, de culture chrétienne. Respecter le principe : « cujus regno, ejus religio ».

    – solidarité avec les Chrétiens persécutés : soutien politique des communautés Chrétiennes dans les pays où elles sont menacées, liberté religieuse dans les Etats musulmans, aide aux Eglises en détresse.

  4. Hervé J. VOLTO août 13, 2019 à 11:15 #

    Cent pour cent d’accord avec lanalyse de cet raticle auquel Conseil du Roi fait référence !
    (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/07/30/voila-ce-quil-arrive-quand-letat-se-vautre-dans-les-caniveaux/)

    Deux citations pertiantes à rappeller à nos concitoyens :

    discours de Mac-Mahon le 28 Avril 1873 :

    -Avec l’aide de Dieu, le dévouement de notre armée, qui sera toujours l’esclave de la loi, avec l’appui de tous les honnêtes gens, nous continuerons l’œuvre de la libération de notre territoire, et le rétablissement de l’ordre moral de notre pays. Nous maintiendrons la paix intérieure et les principes sur lesquels repose notre société (discours de Mac-Mahon le 28 Avril 1873) !

    -La Révolution Nationale signifie la volonté de renaïtre, affirmée soudain du fond de notre être, un jour d’épouvante et de remords (Maréchal Pétain, 8 Juillet 1941).

    Avant de voir la France passer sous loi martiale aprce que assiégée à domicile comme en Israel…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :