La crise financière tant annoncée…pourrait bien arriver.

16 Août

En vérité, nous pourrions presque affirmer qu’elle est déjà là. Même si elle est encore en sourdine…avant l’orage. C’est, en tout cas, ce que nous avions prévu depuis longtemps, comme vous pourrez le constater en relisant quelques-uns de nos articles sur le sujet :

La prochaine crise financière est à nos portes mais peu nombreux sont encore ceux qui la voient » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/01/30/la-prochaine-crise-financiere-est-a-nos-portes-mais-peu-nombreux-sont-encore-ceux-qui-la-voient/) mais aussi

« Le FMI n’est pas à la joie et le dit » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2018/10/10/le-fmi-nest-pas-a-la-joie-et-le-dit/) sans oublier

« Il y a un an déjà… » (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/08/il-y-a-un-an-deja/) ni

« La crise financière mondiale est à nos portes (suite)« (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/01/10/la-crise-financiere-mondiale-est-a-nos-portes-suite/).

Et d’ailleurs, face à la multiplication des signes précurseurs de récession, les acteurs des marchés ne s’y trompent pas et manifestent de plus en plus leur aversion pour la bourse, considérée comme plus risquée. Cela a lourdement fait chuter Wall Street mercredi : son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a encaissé sa plus lourde perte de l’année en tombant de 3,05% à 25.479,42 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a lui cédé 3,02% à 7.773,94 points et l’indice élargi S&P 500 a lâché 2,93% à 2.840,60 points.

Mais ne croyez pas que cela aille mieux chez nous. Les Bourses européennes ont également subi le contrecoup du climat d’inquiétude sur l’économie mondiale: le CAC 40 a perdu 2,08% à Paris, le Dax a reculé de 2,19% à Francfort et le FTSE 100 a cédé 1,32% à Londres.

L’appétit des investisseurs s’est en revanche porté sur d’autres valeurs refuges comme l’or, qui a bondi. L’once a terminé mercredi à son plus haut niveau depuis 2013, à 1516,44 dollars, ce qui n’est pas bon signe. Les bons du Trésor américain, généralement moins soumis aux aléas économiques, ont aussi attiré. Le rendement des obligations américaines, qui diminue lorsque leur prix augmente, a dégringolé.

Avant l’ouverture de Wall Street, le taux d’intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement sous celui des bons à deux ans, pour la première fois depuis 2007, signal de mauvaise augure pour la croissance mondiale. L’inversion de la courbe des taux n’a été que de courte durée, mais elle a été très remarquée, pesant fortement sur les marchés des actions.

Ce phénomène est en effet craint par les investisseurs comme un signe historiquement avant-coureur de récession. Il signifie que les investisseurs pensent qu’une contraction de l’économie se profile dans les 12 à 18 mois et que la Fed devra intervenir pour baisser les taux d’intérêt.

Les investisseurs ont été d’autant plus échaudés mercredi que le Produit intérieur brut (PIB) en Allemagne a reculé au deuxième trimestre et que la croissance de la production industrielle chinoise s’est affaiblie, tombant au plus bas en 17 ans en juillet (https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2019/08/12/ceux-qui-nous-lisent-le-savent-depuis-longtemps-leconomie-de-lallemagne-va-de-plus-en-plus-mal/).

« Si cette inversion (de la courbe des taux) se confirme, cela voudrait dire que le marché des actions souffrirait encore plus en raison des incertitudes, et qu’on observerait une ruée vers des actifs jugés plus sûrs« , comme les obligations, a souligné Peter Cardillo de Spartan Capital Securities. « Je pense qu’une récession est de plus en plus probable« , a aussi affirmé en début de semaine Mark Zandi économiste en chef pour Moody’s Analytics. « Les risques qu’une récession intervienne entre maintenant et la fin de 2020 sont un peu supérieurs à 50% si le président (Trump) met ses menaces sur les tarifs douaniers à exécution« , a-t-il ajouté (l’administration américaine a annoncé mardi reporter à mi-décembre l’application de tarifs douaniers supplémentaires sur certains produits made in China, initialement prévue pour le 1er septembre).

Enfin, une récente note d’économistes de Bank of America a aussi pointé une augmentation des risques de récession, vue désormais comme probable à 33% au lieu de 20% auparavant. La preuve ? La voici : les cours du pétrole ont également dégringolé mercredi, alors que les tensions commerciales persistantes menacent la demande mondiale d’or noir.

Il n’y a plus de doute, Emmanuel Macron a la scoumoune !

Le 16 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

5 Réponses to “La crise financière tant annoncée…pourrait bien arriver.”

  1. Hervé J. VOLTO août 17, 2019 à 12:43 #

    La crise financière tant annoncée…pourrait bien arriver. Et relancer le mouvement des Gilets Jaunes.

    -Le mouvement des ‘’Gilets jaunes’’ est-il terminé ? s’interrogeait François Bousquet sur Figarovox le 14 août 2019.

    Nous avons vu, nous-mêmes, dans la révolte des Gilets jaunes à leur origine, une réaction salutaire du pays profond, Pays Réel, soudainement ressurgi. Et, en effet, cette réaction nous paraît pouvoir reprendre, s’étendre, engendrer d’utiles conséquences.

    Rendez-vous le 7 Septembre 2019…

  2. Hervé J. VOLTO août 17, 2019 à 1:02 #

    -Le peuple orphelin cherche le bon gouvernement (Fronçois Bousquet).

    L’extrême-gauche a récupéré les « gilets jaunes » après les avoir méprisés, estime l’essayiste François Bousquet. Si la mobilisation perd beaucoup de sa force, les causes profondes du malaise ne sont pas réglées, argumente-il.

    -Son Panthéon, c’est la fosse commune. Ses Champs-Élysées, un rond-point. Sa garden-party, un barbecue. Voici, résumée à gros traits par notre essayiste, la France périphérique, entrée par effraction dans l’actualité à l’automne 2018.

    Avant qu’elle ne se revête de jaune, quasiment personne ne voulait en entendre parler. 40 ans déjà que cette France-là a été rejetée dans les ténèbres extérieures. Le GRAND RIEN de Valérian agent sapcio-temporel
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3%A9rian_et_Laureline

    Des millions de vies en jachère, enterrées vivantes sous les décombres des politiques de la ville, entre deux friches industrielles, entre deux commerces fermés, entre deux fermes à l’abandon, entre deux vagues d’immigration.

    Un pays englué dans ce que Louis Chauvel, l’un des très rares chercheurs, avec Christophe Guilluy et le Prince Louis-alphonse de Bourbon, à avoir vu venir le mouvement des «Gilets Jaunes», a appelé la «spirale du déclassement», le grand fait social des trente dernières années. Or, ce déclassement est passé quasi inaperçu du pays central puisque la scène du crime a été rejetée dans les marges hexagonales: le peuple disparu, occulté des écrans-radars médiatiques. Il a refait surface, à l’automne, en bloquant les péages et en occupant les ronds-points, point nodal de cette périphérie, symbole de sa circularité: on tourne en rond dans un périmètre de 30 à 50 km, où tout a fermé, les usines, les épiceries, les cafés.

    Pour une fois, ce n’était pas la rue qui manifestait, mais la route. Pour une fois, ce n’était pas la ville qui se soulevait, mais la campagne. Une sorte de démocratie participative 2.0 à ciel ouvert. Des réseaux sociaux aux réseaux routiers. Du jamais vu. Partout, un même slogan, peu ou prou: « Baissez les prix et le mépris ! » Aucun mouvement dans l’histoire récente n’avait suscité un tel engouement. Il est parvenu à coaguler une colère jusque-là disséminée, à l’image de la France périphérique dont le centre est partout et la circonférence nulle part. Comment donner corps à ce mécontentement beaucoup plus homogène que l’inventaire à la Prévert à quoi on l’a trop souvent réduit, mais socialement atomisé et géographiquement dispersé? Un symbole – le gilet jaune – y est parvenu.

    La crise fincière qui s’annonce n’est pas pret d’enterrer les Gilets Jaunes…

  3. Hervé J. VOLTO août 17, 2019 à 1:10 #

    UN DERNIER POUR LA ROUTE !

    Au plus fort du mouvement, un vent de panique a soufflé sur l’Élysée. Impossible de ne pas songer à la prise des Tuileries ou à la fuite à Varennes, imprimées dans l’imaginaire collectif, au vu des images saisissantes du couple présidentiel poursuivi dans les rues du Puy-en-Velay, début décembre 2018, après l’incendie de la préfecture. Alors pour beaucoup la jacquerie menaçait de se transformer en grand brasier collectif, la révolte en révolution. Mais le mouvement s’est progressivement délité en raison même de sa nature éruptive et fiévreuse, autant populaire que populiste.

    Il faut dire que la réponse de l’exécutif a été à la hauteur de la vague jaune. Quelque 80 000 forces de l’ordre mobilisées chaque week-end, filtrant les gares et les péages aux portes des grandes villes noyées dans d’épais nuages de lacrymogène, l’emploi de LBD controversés, une surabondance de gardes à vue, des expulsions chahutées de ronds-points, des cahutes démontées, et même des lésions de guerre au dire de certains médecins !

    Résultat: entre le dernier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019, le mouvement a muté. D’une année à l’autre, ce n’étaient plus les mêmes lieux de manifestation, ni les mêmes manifestants, ni les mêmes options politiques. L’extrême gauche – qui regardait jusque-là les gilets jaunes comme l’expression d’un poujadisme honni et attardé – s’est invitée au cœur des défilés. La belle Sophie Tissier s’est exibée. Le cahier de doléances a été capté et détourné. À la demande de reconnaissance de la France périphérique s’est substituée une demande d’assistance qui n’était pas initialement à l’ordre du jour.

    Que nous disent la vague populiste ou le mouvement des Gilets Jaunes ?

    Les raisons de la colère des «gilets jaunes» n’ont pas disparu dans le grand débat macronien. Elles sont objectives, structurelles, stratégiques. Elles augurent l’ouverture d’un nouveau cycle de révoltes, hors des corps intermédiaires, hors des médiations politiques traditionnelles défaillantes. Le harcèlement des élus et des permanences de la LREM, la grogne paysanne contre le Ceta, la réforme des retraites à venir, une économie structurellement en berne incapable de produire des richesses tangibles (la tertiarisation), les nouvelles vagues migratoires attendues, tout laisse à penser que les braises ne se sont pas éteintes, qu’elles ne demandent qu’à enflammer de nouveau le Pays Réel…

  4. Hervé J. VOLTO août 17, 2019 à 8:40 #

    PS

    Conseil dans l’Espérence du Roi a raison : les Gilets Jaunes semblent s’être fait enc… uoillonnés.

    Mais c’est la crise financière qui arrive qui va réveiller les Gilets Jaunes. Le harcèlement des élus et des permanences de la LREM, la grogne paysanne contre le Ceta, la réforme des retraites à venir, une économie structurellement en berne incapable de produire des richesses tangibles (la tertiarisation), les nouvelles vagues migratoires attendues, tout laisse à penser que les braises ne se sont pas éteintes, qu’elles ne demandent qu’à enflammer de nouveau le Pays Réel…

    On verra ce qui se passera le 7 Septembre 2019…

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