Matteo Renzi : son goût à géométrie variable pour la démocratie nous étonnera toujours.

19 Août

Depuis l’annonce par le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue), de sa volonté de rompre avec le Mouvement 5 étoiles (M5S) pour provoquer de nouvelles élections, l’Italie est plongée dans un véritable psychodrame dont l’inénarrable mais inusable Matteo Renzi, président du Conseil de février 2014 à décembre 2016 et mentor du Parti démocrate (PD) -centre gauche-, fait ses choux gras au prétexte d’ « essayer d’éviter une catastrophe budgétaire et une dérive extrémiste. »

Matteo Renzi et son ami Emmanuel Macron

Et, l’homme-lige de la Commission européenne à Rome d’ajouter sans  vergogne (car qu’a-t-il fait de constructif et d’efficace pendant ses presque trois ans de pouvoir ?) : 

 » Ce gouvernement avait promis de tout changer. Après un an et deux mois, son échec est évident. Démonstration est faite que les populistes, une fois au pouvoir, sont des incapables, des incompétents. Pour cela, le 20 août, nous voterons la défiance. Alors devrait commencer le parcours institutionnel prévu par la Constitution. »

Pour cela, Matteo Renzi et son Parti démocrate n’hésitent pas à ouvrir des discussions avec les populistes du Mouvement 5 étoiles (M5S) qu’ils qualifiaient, il y a quelques mois seulement de « mouvement d’extrême droite dangereux pour la démocratie et pour l’Europe » ! Mais, quand ça l’arrange…

Alors, il n’hésite pas à calomnier pour salir Matteo Salvini et sauver Bruxelles :  » En octobre 2018, à Moscou, des représentants de Matteo Salvini ont engagé des tractations avec des hommes d’affaires russes pour convenir de versements occultes. Si des proches du chef de file du premier parti d’Italie vont demander de l’argent à Poutine, c’est notre histoire, notre place dans le monde qui sont en danger. » Où sont les preuves de cette dénonciation ? Pour le moment, nous n’en avons vu aucune…

Et quid des nouvelles élections législatives réclamées par Matteo Salvini et La Ligue ?  » Je dis qu’il faut empêcher le retour aux urnes voulu par Matteo Salvini. Ce n’est pas une obligation, juste un choix personnel. » Car, ajoute-t-il,  » Si l’on vote immédiatement, la TVA passera de 22 % à 25 % à la fin de l’année. En plus, il y a le risque concret d’une dérive extrémiste. Face à cela, on ne peut pas obéir à son ressentiment personnel. »

Mais, ne l’oubliez pas, Matteo Renzi est l’homme de Bruxelles. Et Bruxelles a peur que de nouvelles élections aboutissent à donner les pleins pouvoirs à Salvini ! 

La preuve, il la livre lui-même :  » Il faut agir vite parce que l’Union européenne vit un moment fondamental. Bien sûr, il y a la mise en place d’une nouvelle Commission et d’une nouvelle direction de la Banque centrale européenne (BCE). Mais surtout, pour la première fois depuis des décennies, le business model de l’Allemagne, fondé sur le boom des exportations vers la Chine et une forte austérité en Europe, est mis à mal. La guerre commerciale entre Washington et Pékin, le ralentissement chinois et les inquiétudes géopolitiques en Europe, tout ça devrait conduire Berlin à se montrer plus expansif, plus keynésien. » Alors, au cas où vous n’auriez pas compris le charabia de Renzi, voici ses explications : 

 » Avec la France et l’Espagne, qui ont tout intérêt à ce changement, l’Italie a quelque chose à jouer. C’est le moment de la grande confrontation européenne. Et avec Matteo Salvini au gouvernement, qui insulte chaque jour Emmanuel Macron et Angela Merkel, l’Italie est comme une pestiférée. C’est pourquoi il faut une nouvelle équipe pour diriger le pays et pouvoir de nouveau peser en Europe. » Entendez surtout qu’il faut des fidèles de l’UE au pouvoir à Rome et non pas eurosceptiques bien décidés à en finir avec la tyrannie de Bruxelles…

Mais comment s’en sortir, financièrement ? Là, reviennent les vieilles recettes du socialisme italien customisé par l’UE :  » Il faut trouver 23 milliards d’euros. Je propose déjà d’élargir le recours à la facturation électronique [destinée à lutter contre l’évasion fiscale]. Comme ça, on récupérerait de 8 milliards à 10 milliards. » On croirait entendre Perrette se rendant au marché pour vendre le lait de son petit pot ! Mais, ce n’est pas fini. Ecoutez bien ce que nous raconte Matteo Renzi :  » Ensuite, il faudra revenir sur certaines dépenses excessives. Par exemple, la Ligue a tenté de détruire la réforme des retraites de 2011 en adoptant le « quota 100 » [qui permet à toute personne âgée de plus de 62 ans ayant cotisé trente-huit années de partir à la retraite]. Mais il est sans doute possible, dans le futur, de récupérer 4 milliards ou 5 milliards d’euros par an sur cette mesure. Puis, il faudra faire repartir la croissance. Je pense que ces fameux 23 milliards d’euros, le nouveau gouvernement pourrait les trouver en une semaine. Même si, bien sûr, nous espérons également que l’Europe saura se montrer sensible à un budget bâti par un exécutif pro-européen…« 

Vous l’aurez compris, Matteo Renzi n’a pas changé. Ce sont les Italiens qui doivent changer, au nom et pour le bonheur de l’UE. Mais, surtout, sans leur donner la parole au travers d’élections libres* pour qu’ils se prononcent sur les méfaits de la politique migratoire européenne !

Cette Union européenne est bien, comme nous ne cessons de le répéter, une association de malfaiteurs.

Le 19 août 2019.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

* Car n’oubliez pas l’évolution des voix entre les élections européennes de 2014 et celles de 2019 :

  • le Parti démocrate de Matteo Renzi est passé de 41% à 23% tandis que 
  • La Ligue de Matteo Renzi est passée de 6% à 35%…

Vous comprenez sans doute mieux l’aversion du premier pour l’idée de redonner la parole aux électeurs italiens !

Une Réponse to “Matteo Renzi : son goût à géométrie variable pour la démocratie nous étonnera toujours.”

  1. Hervé J. VOLTO août 19, 2019 à 9:39 #

    Matteo Renzi est l’homme de Bruxelles. C’est le Macron italien. Une imposture lui aussi. Mêmes langue de bois, même psudo-réthorique blairiste, même bleuf. On se demende si Macron n’a pas copié-collé…

    Sauf que les italiens, las de n’être pris que pour des cons-tribubales justes bons à être tondus, pelés et pressurés comme des agrumes de Siciles, ont eu le courage de l’envoyer promener et de porter au pouvoir une cohaliation Droite modérée et Droite Ultra. Les Gilets Jaunes transalpins sont au pouvoir, là-bas.

    Et depuis l’annonce par le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini (Ligue) de sa la volonté de rompre avec le Mouvement 5 étoiles (M5S) pour provoquer de nouvelles élections, Le M5S voulant ré-ouvrir les ports fermés par Salvini et bloquer les travaux du TGV Lyon-Turin (!), l’Italie est plongée dans un véritable psychodrame dont l’inénarrable mais inusable Matteo Renzi, président du Conseil de février 2014 à décembre 2016 et mentor du Parti Démocrate (PD) -entendez, Parti Socialiste relooké, mais toujours centre gauche- fait ses choux gras au prétexte d’ « essayer d’éviter une catastrophe budgétaire et une dérive extrémiste » . Sa recette miracle ? plus d’impots et plus d’immigrés…

    A présent, Bruxelles a peur que de nouvelles élections aboutissent à donner les pleins pouvoirs à Salvini, qui a réussi en 6 mois à dimuner les débarquements d’immigrés non-Chrétiens en Italie de 75% !

    Oui, cette Union européenne est bien, comme le CER ne le cesse de le répéter, une association de malfaiteurs.

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